DÉCLARATION CONTRE LA DUCHFSSE DE LONGUEVILLE
Le lundi 1 6 mai , la Cour enregistra la déclaration du Roi , donnée à Paris le 9 mai présent mois , par laquelle ledit seigneur, de l'avis de la Reine-régente , sa mère, de son très-cher et très-amé oncle le duc d'Orléans, et autres princes, ducs, pairs, et autres officiers de sa couronne, grands et notables personnages de son Conseil , avoit déclaré la duchesse de
très du Parlement du 22 décembre renferment une lettie du Roi à la Cour, pour lui faire rendre tous les honneurs dus à son rang. Le Roi rappelle l'affection qu'il portait à cette personne et l'estime qu'il faisait de ses vertus.
i . Le duc d'Orléans l'épondit qu'il ne pouvait désigner d'autre lieu de sûreté que celui prescrit par le Roi , qui était la ville de Bourges ou Moniron (Saint- Amand-Montrond); mais la Cour accorda à la princesse douairière l'autorisation de demeurer dans telle maison qu'il lui plairait choisir dans l'enclos du Palais. Le 21 avril, le duc d'Orléans vint au Parlement faire connaître les nouveaux ordres du Pvoi relatifs à cette princesse, et lui réitérer l'invitation de quitter Chantilly et d'aller à Bourges. Le 6 mai, il y eut de nouvelles instances faites au Parlement en faveur de la princesse de Condé.
2. Voy. à V Appendice les lettres du cardinal Mazarin , lelatives à ce voyage à Bellegarde.
Longueville, les ducs de Bouillon, maréchal de Turenne et M. de Marsillac , ensemble tous ceux qui leur adhéroient , favorisoient et assistoient , ou leur adhéreroient; qui les recognoîtroient pour leurs chefs ou leur obéiroient, et seroient entrés ou entreroient en quelque ligue, association ou intelligence avec eux, directement ou indirectement, en quelque manière que ce soit, désobéissants, perturbateurs du repos public , rebelles , ennemis de l'État , et criminels de lè£e-majesté au premier chef, et comme tels, veut et lui plaît qu'il soit procédé contre eux, selon la rigueur des lois et ordonnances, tant en leurs personnes qu'en leurs biens et postérité; et en conséquence de ce, les déclare déchus et privés de tous honneurs , titres , dignités, qualités, charges, offices et états, pensions, privilèges, facultés, prérogatives, prééminences et droits généralement quelconques, et aussi toutes les terres et seigneuries qu'ils tiennent de lui et de sa couronne réunies inséparablement et à toujours à son domaine, et toutes autres seigneuries, terres et biens, tant meubles qu'immeubles, possédés par eux en ce royaume et lieu de son obéissance, à lui acquis et confisqués , pour être les fruits et revenus de tous lesdits biens mis en sa main et reçus par les receveurs de son domaine , et par eux employés ainsi qu'il sera par lui ordonné; mande aussi ledit seigneur à tous ses lieutenants généraux en ses armées, gouverneurs, etc., courir sus à ladite duchesse de Longueville , duc de Bouillon , maréchal de Turenne, M: de Marsillac et leurs adhérents, et à tous baillis, etc., de se saisir de leurs personnes et les poursuivre selon la rigueur de ses ordonnances. Ces lettres furent lues ,
publiées et registrées au greffe criminel d'icelle Cour pour être exécutées selon leur forme et teneur '.