‹ Mémoires de Mathieu Molé, procureur général, premier président au Parlement de Paris et garde des sceaux de France (volume 5)Chapitre 23 sur 85 · MÉMOIRES DE !\IATHIEU MOLE · texte numérisé non relu

MÉMOIRES DE !\IATHIEU MOLE

m.ijesté, el pour le témoigner, nous avons résolu de faire chanter le Te Deum en l'église de Notre-Dame, mardi prochain , 20' de ce mois , à neuf heures du matin , etc. Donné à Paris, le 18* jour de décembre 1650 K »

\ . Malgré cet échec énorme pour le parti des princes, la haine contre le cardinal Mazarin était si grande , que le 30 janvier 1 6S1 le Premier Président fut mandé chez la Reine , qui lui dit, par la bouche du Chancelier : « Qu'elle accorderoit incessamment la liberté des princes, après que M"" de Longueville et le maréchal de Turenne auroient posé les aimes et se seroient rendus à leur devoir, et que, pour témoignage de sa bonne volonté, elle enverroit au premier jour des lettres d'abolition , afin que par tous moyens elle puisse assurer la paix du royaume. » — Le l" février, la Reine manda de nouveau Mathieu Mole, « pour lui l'enouveler l'assurance que les princes seroient bientôt mis en liberté. t> lis sortirent, en effet, de prison le 1 3 février 1651 . Leur mise en liberté avait été retardée par les intrigues du cardinal de Retz contre Mazarin. Le Coadjuteur s'était emparé de l'esprit du duc d'Orléans, et il s'opposait au retour des princes parce que la Reine espérait, en les mettant en liberté, pouvoir conserver son premier ministre (voy. à ce sujet la séance du Parlement du 4 février de relevée) ; mais l'opposition universelle rendit ce projet impossible. Mazarin dut céder momentanément à l'orage soulevé par les Frondeurs anciens et nouveaux, et sortir du royaume. (Voy. les Lettres de ce ministre, écrites pendant son exil, et publiées par M. Ravenel , coUect. de la Société.)

Fl-\ DES MEMOIRES.

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