P. Gassendi
vention de décrire une \'ie si cachée el avec tant d'ornements ; il lui donne part à toute la fortune publique et particulière de son âge.
« J'ai bien du regret de la mort subite de madame d'Aligre * ; c'étoit un secours nécessaire en la maison , vu le nombre d'enfants. J'en plains bien monsieur son mari, auquel j'ai voué service particulier : c'étoit une des honnêtes dames que je cognusse.
« Pour la dame (madame Mole), elle vous remercie de votre souvenir, et ne ^eut pas perdre l'espérance de vous revoir encore ici , si le beau temps continue et que vos affaires le permettent. Croyez que je serai toute ma vie, elc. Vendredi matin.
« Mes recommandations très-affectionnées à monsieur votre frère ^ — ^ ous avez promis de chercher les arrêts que vous avez touchant les brefs. »
Prise de Brissac. — Défaite du duc de Lorraine. — La paulette. — Livres de Corbie.
Du 28 octobre,
« Vous avez chargé le porteur de me faire tenir les vôtres dès hier, mais je ne les ai reçues que cejourd'hui, matin. 11 est vrai qu'elles ont été trèsagréables, puisqu'elles contiennent la défaite des troupes de ce duc de nom et toujours malheureux.
« Brissac pris^, donnera pour longtemps des af-
i. Madame d'Aligre était Marie-Élisabetli Chapellier, fille du conseiller d'État de ce nom. Elle mourut peu de jours avant le Chancelier son mari , dont la mort est indiquée , par le père Anselme, sous la date du H septembre 1638,