OBSERVATIONS SUR LE TANNATE DE QUININE
hématurie périodique, une métrorrhagie avec douleurs abdominales du même type et dévoiement (observations 47 et 48);
8° Qu'il peut être employé avec avantage à titre de tonique sur les estomacs débiles et prompts à s'irriter (observations 2, 35, 57 et 44) ;
9° Je veux également comprendre dans mes conclusions les idées que j'ai émises dans le cours de ce mémoire ; à savoir qu'il ne pourraitqu'être très-utile de créer deux espèces d'hôpitaux, les uns dans l'enceinte des villes, les autres à la campagne, loin des grands centres des populations.
Je reviendrai plus loin sur cette création utile et de haute philanthropie.
Depuis Hippocrate jusqu'à nos jours, il n'est pas de praticien qui n'ait été à même d'apprécier les bons effets des fumigations émollientes, narcotiques, etc., dans diverses affections du tube aérien, etc. Elles sont utiles dans les pneumonies, les bronchites, les angines, etc., et de même dans cette grande famille des maladies nerveuses du poumon. C'est cette heureuse médication qui a fait dire au célèbre Mascagni que les bronches sont les voies par lesquelles doit passer le remède qui guérira la phthisie pulmonaire; et n'avons-nous pas également lieu de penser que c'est par la même voie que doit être donné le médicament propre à combattre le croup?... Affection contre laquelle échouent
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fréquemment les médicaments les plus énergiques. Je puis affirmer, en outre, que les enfants atteints de coqueluche éprouvent d'heureux effets de fumigations narcotiques dirigées dans les poumons de ces petits êtres, demi suffoqués (1); plus loin, j'ai signalé une observation qui atteste ce fait et j'en pourrais citer plusieurs autres. Les praticiens ont tenté un grand nombre d'expériences sur les avantages des fumigations; mais il reste encore beaucoup à faire, et je crois même que si l'on a, dans le cours d'une maladie, abandonné ce genre de médication, c'est à l'imperfection des appareils qu'il faut s'en prendre. Celui que je propose offre des avantages que je ne remarque pas dans les autres instruments de cette espèce. Ainsi, il porte jusqu'au visage la fumée qui est inspirée sans aucun effort; il permet aux malades de prendre les fumigations dans toutes les positions désirables; en sorte que l'enfant au berceau, l'adulte, le vieillard, l'as thmatique pourront, les uns comme les autres, en user sans éprouver ni peine ni fatigue.
Cet appareil se compose de trois pièces qui s'articulent entre elles pour former l'ensemble de l'instrument (fig. 9, pl. Y). La première pièce
(1) Décoction de tfeïîadofoe, d'aconit, de jusquiame réduite en vapeur.
est un vase que je nomme récipient (fig. 9, a, b), qui sera en métal convenable suivant l'espèce de vapeur qu'on voudra faire inspirer.
La deuxième pièce de l'appareil est un tuyau horizontal, conducteur de la fumée (fig. 9, c, d, * pl. Y).
La troisième a la forme d'un cône tronqué ressemblant plus ou moins à un masque (fig. 9, F). Je reviens sur ces pièces.
La première pièce de l'appareil a la forme d'une bouteille dont le fond est très-évasé, d'un diamètre de 18 centimètres. La hauteur totale du récipient est de 17 centimètres. Ce vase se rétrécit de plus en plus et se termine par un goulot très-court, dont l'ouverture (fig. 9, c), présente 2 centimètres de diamètre. Au-dessous du goulot se trouve soudée l'extrémité supérieure d'une poignée recourbée sur elle-même et dont l'autre extrémité est fixée assez bas sur le corps du récipient (fig. 9, g).
Cette poignée sert à tenir l'appareil dans la position voulue quand il est nécessaire de donner des fumigations à une personne affaiblie. Audessous de la poignée, vers la partie médiane du récipient, existe une ouverture ronde (fig. 9, ï) où s'adapte le robinet, offrant 2 centimètres de diamètre; ce trou est intérieurement garnid'une douille soudée à son pourtour et qui dans sa par-
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tie supérieure présente une seconde ouverture. La première est fermée par un bouchon en forme de robinet et de même métal que l'appareil (fig. 11, /, ky j). Ce robinet offre les conditions suivantes : il est rond et creusé à son intérieur, il a 11 centimètres de long; son volume doit être susceptible de boucher exactement l'ouverture ci-dessus (fig. 9, i). Nous lui distinguerons deux parties, l'une interne et cachée (fig. 11, j), l'autre externe et apparente (fig. 11, k) et deux extrémités qui sont fermées. La partie interne est ronde et offre sur son corps une ouverture de même grandeur que celle pratiquée sur la douille, de sorte que ces ouvertures venant à se correspondre, établissent un courant d'air dans l'intérieur du récipient; si, au contraire, cette correspondance cesse d'exister, l'air ne circule plus dans son intérieur. La partie externe du bouchon, d'abord arrondie comme l'interne, finit par s'aplatir en affectant la forme d'un cœur (fig. 11, /). Cet aplatissement sert à faire tourner le robinet sur lui-même. Au-devant de ce cœur, sur la face externe du bouchon, il existe une deuxième ouverture située sur le même plan que l'ouverture interne et de même grandeur qu'elle (fig. 11, k), de sorte que c'est par cette ouverture que l'air extérieur communique dans le récipient; or, la circulation de l'air aura lieu
quand cette ouverture sera tournée en haut (fig. 9, m).
Si, au contraire, elle est en bas, l'air cessera d'entrer; on pourra également par elle mesurer la quantité d'air qu'on voudra laisser pénétrer, ce qui ne sera pas inutile quand on voudra inspirer plus ou moins de vapeur; car la dose de fumée sera en raison directe de l'air en circulation.
La deuxième pièce de l'appareil est un tuyau recourbé à angle droit présen tant deux branches; l'une verticale, s'articulant avec le goulot du récipient et laissant passer la fumée (fig. 9, c); l'autre branche horizontale, et s'articulant avec la troisième pièce (fig. 9, d, é). Cette dernière, que je nomme masque (parce qu'il s'applique sur la figure), ressemble à la moitié supérieure d'un cornet coupé en deux (fig. 9, f). Ce segment de cône présente supérieurement une ouverture oblongue où peut se loger une partie du visage et former ainsi un masque saillant de 15 centimètres de hauteur; on y distingue trois ouvertures, une supérieure, l'autre moyenne et la troisième inférieure. L'ouverture supérieure (fig. 9, n, o) est ovale, a 15 centimètres dans son grand diamètre, et est plus évasée inférieurement que supérieurement; cette partie supérieure du masque se rétrécit de plus en plus et