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partie de rinstrument est d'une force considérable (fig

On reprochera peut-être au céphalotribe d'avoir une épaisseur trop grande, surtout quand les plaques n° 2 y seront montées. Voici ma réponse : 1° Il n'est pas destiné à être appliqué dans l'excavation du petit bassin, mais seulement au détroit supérieur; 2° son application sera favorisée quand la tête aura été vidée; 3° enfin, en cas d'impossibilité d'agir avec les plaques ri0 2, on pourrait débuter par les plaques n° \ .

Pour donner au céphalotribe une force assez grande pour briser une tête, il faudra employer une vis confectionnée comme celle que je présente fig. 7.

Cette vis a 14 centimètres de longueur sur 7 millimètres de diamètre; la tête de cette pièce présente, d'une part, un rebord saillant, et, de l'autre, un aplatissement ovalaire, dont le grand diamètre est de 5 centimètres sur une épaisseur de 3 millimètres. Le milieu est percé d'un trou de 6 millimètres de diamètre (fig. 7, U), pour loger une tige métallique et faire tourner plus facilement cette vis, s'il devenait utile d'exercer une forte pression; mais l'expérience m'a appris que la force seule de la main suffisait pour réduire les têtes les plus dures. Cette vis passe par le trou oblong (fig. 1, m) pratiqué sur le mau-

che de la branche à mortaise, et se fixe dans le trou taraudé (fi g. 1, L) de la branche à pivot, (fig. 8, n,n). On ne mettra cette vis que lorsque l'instrument aura saisi la tête et que ses branches seront assemblées, de sorte que l'opérateur tiendra le manche du céphalotribe de la main gauche, tandis que, de l'autre, il serrera la vis ou la fera serrer par un aide. J'ai réduit avec ce céphalotribe des têtes très-dures; l'instrument a parfaitement résisté; je pense donc qu'il pourra remplacer avec avantage le céphalotribe de Baudeloque neveu : il est moins lourd et d'une application plus facile. Il me semble aussi que le point du manche sur lequel se trouve placée la vis» de même que le moyen de la serrer doivent être préférés à une manivelle dont le jeu est gêné entre les cuisses de la femme.

On appliquera chaque branche du céphalotribe comme le forceps ordinaire; je reviendrai plus tard sur ce sujet.*

Il me reste à parler des deux cuillers ou jumelles en bois destinées à recouvrir les pointes des crochets (fig. 6) ; elles se trouvent ajustées et moulées, pour ainsi dire, sur les courbures des cuillers du forceps (fig, 6 bis).

La moitié antérieure de leur face externe est creusée en godet destiné à loger les pointes quand on voudra se servir du forceps armé de dents

(fig. 0). Ces jumelles ont pour but de faciliter l'application de l'instrument en même temps qu'elles protègent les parties de la mère. A la face externe, et un peu en arrière de l'union des jumelles en bois, existe une petite goupille (fig. 6, K) de 3 millimètres de longueur, qui doit se loger dans le trou qui se voit un peu en arrière de la réunion des jumelles du forceps, trou qui sert aussi à fixer les plaques du céphalotribe ; cette goupille, qui est fixée sur les jumelles en bois, sert à les maintenir sur les cuillers; et, pour qu'elles ne puissent pas bouger, chacune d'elles sera liée avec un simple fil sur lesbranches du forceps, non loin du pivot et de la mortaise; ce fil sera coupé et retiré quand il faudra enlever les jumelles.

Application du forceps a dents. — Les dents étant cachées par les jumelles en bois, comme il vient d'être dit plus haut, cet instrument étant chauffé et graissé, on appliquera chaque branche du forceps comme à l'ordinaire. Quand la tête sera saisie et que les branches du forceps seront assemblées, on coupera le fil qui lie les jumelles, et on les retirera l'une après l'autre, comme il vient d'être dit; celle qui tient à la branche à mortaise sera tirée en dessus, et la seconde en dessous; et, pour déranger le moins possible la tête, on aura soin de retirer ces jumelles en les appliquant

fortement dans la concavité des cuillers, après avoir fait sortir la goupille de son trou.

Si la tête échappe du forceps, il devient utile, de la fixer à l'aide du céphalapagotome; j'ai appliqué avec facilité sur le cadavre le forceps à crochets; mais le céphalapagotome, fixait la tête dans le forceps ; il est des circonstances où le forceps à crochets rendra de grands services, surtout quand il s'agira d'extraire une tête laissée dans la matrice. Coutouly avait inventé un forceps à peu près semblable au mien. Ce forceps, dit-il, lui a été d'une grande utilité pour l'extraction d'une tête d'un bassin trèsrétréci, et que nul autre instrument n'avait pu retirer. (1)

Le forceps de Coutouly présentait des dents qui, étant placées à demeure, nécessitaient un autre forceps pour conduire au but désiré. Celui que je propose offre les mêmes avantages, tout en conservant ses autres usages. Maygrier, sentant l'importance d'un tel instrument, avait réduit le forceps de Coutouly à n'avoir qu'un seul crochet, qui était placé à demeure, à l'extrémité antérieure de son forceps, et qui, par cela, nécessitait également la propriété d'un forceps spécial.

(1) Voyez son ouvrage, Mémoire et observations sur les accouchements.

La pointe des crochets regarde en arrière et se trouve logée dans l'écartement des cuillers ; néanmoins l'application de cet instrument me parait peu facile et deviendrait dangereux pour la mère si l'opérateur manquait de prudence et d'adresse (1).

M. Paul Dubois, professeur à la Faculté de médecine de Paris, a modifié encore cet instrument et a proposé un forceps dont les cuillers ne présentent pas l'ancienne courbure, mais seulement la nouvelle; ce forceps, au lieu d'avoir des crochets, présente à la face interne de chaque cuiller des rainures profondément entaillées au moyen de la lime ; ces rainures sont très-rapprochées les unes des autres, de façon que leurs bords réunis forment des espèces de dents qui s'étendent transversalement d'un bord à l'autre de la cuiller, ce qui fait que ces dents sont plus tranchantes que pointues. J'avais d'abord eu l'intention de me rapprocher de ce modèle; et pour cela, il m'eut suffi d'adapter sur les cuillers des plaques sur lesquelles j'aurais fait pratiquer des dents transversales; mais craignant que ces dents ne saisissent pas solidement le fœtus, je me suis décidé à faire mettre celles dont mon forceps est armé.

(1 ) Voyez son ouvrage Nouveaux Éléments de Vart des accouchements, page 68 et suivantes.

hullik. 7

Le forceps appliqué, s'il faut le retirer, on en sépare les branches, que l'on fait sortir l'une après l'autre en saisissant des deux mains celle qui doit passer la première, et on abandonne l'autre à un aide qui la soutient ; puis, on porte la branche à retirer en haut et en dehors, en appuyant sur le côté opposé à celui où se trouvent les dents; enfin on tire peu à peu en même temps qu'on imprime de petits mouvements de rotation de droite à gauche et de gauche à droite; ces mouvements répétés plusieurs fois font lâcher prise aux dents qu'on éloigne le plus possible de la tête. La première branche extraite, on retire la seconde de la même manière, avec l'attention de ne pas blesser les parois vaginales ni l'utérus.

Si on ne pouvait dégager les dents, on appliquerait le céphalapagotome sur la tête qu'on attirerait en bas d'une main, tandis que de l'autre on porterait en haut le forceps; on dégagerait de la sorte les crochets, et cette branche serait retirée, en lui imprimant les mouvements de rotation indiqués plus haut; l'autre branche serait extraite de la même manière.

Maintenant que nous avons fait connaître, dans leur mécanisme, leur application et leur mode d'action, les instruments que nous proposons, on voit qu'ils sont propres à des usages

différents et qu'ils peuvent être employés selon les circonstances sur un enfant vivant comme sur celui qui aura cessé de vivre ; mais je crois inutile de préciser ici tous les cas d'application, c'est au praticien à les reconnaître; avant d'en user chez un enfant qu'on croit mort, je ne saurais recommander trop d'attention à constater son état; car si on prenait pour mort un enfant qui ne l'est pas, quels regrets, quels remords pour celui qui, faute d'avoir fait les recherches convenables, aurait commis un tel meurtre!...

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