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RÉFLEXIONS EN RÉPONSE

ser une partie de sa clientèle à son confrère, qui, recevant les mêmes appointements que lui, doit, en effet, partager les charges de la profession.

Si l'exercice de l'art cesse d'être une cause d'inimitié parmi les médecins, ils se rechercheront, ils se rapprocheront, enfin ils seront heureux de se trouver ensemble et de confondre leurs soins pour soulager la douleur.

Avantages pour les malades. — Ces avantages suffiraient, selon nous, pour démontrer les bons effets que produirait, partout et pour tous, le nouveau moyen que nous proposons de rétribuer les docteurs; mais il y en a d'autres pour les malades, je m'explique :

Chacun de nous sait combien la bonne intelligence est utile à notre profession; c'est de cette bonne intelligence, en effet, que naît près du lit des malades une foule de réflexions, de communications importantes, d'où découlent souvent des moyens de traitement utiles, qui seraient demeurés inappliqués sans cette confiance mutuelle.

Avantages pour les pauvres. — Les classes indigentes des localités dépourvues d'hôpitaux gagneraient beaucoup à cet état de choses; car les droits de tous seraient égaux, et le pauvre comme le riche aurait, pour soulager ses souffrances, un médecin à sa disposition.

Moyens d'établir l'impôt de la santé. — Comment régler, sur le chiffre de la population des communes, le chiffre des honoraires du médecin? Il y a deux parties à contenter : il faut, d'une part, que le médecin soit convenablement honoré; il ne faut pas, d'autre part, que la commune soit trop chargée.

Voici ce que nous proposerions à cet égard :

Un nouvel impôt serait créé dans chaque localité, et je l'appellerais impôt de la santé. Voici comment il serait réparti.

Il faudrait admettre quatre séries de personnes dans chaque commune.

La première série composée de personnes pauvres non payantes;

La deuxième série, composée de personnes pouvant vivre, payerait, je suppose . . . fr. 1

La troisième, de gens aisés, payerait . 2

La quatrième, de gens riches, payerait. 3;

Vient ensuite une cinquième série composée de riches capitalistes, qui payeraient comme les autres et en proportion de leurs revenus : ainsi chaque capitaliste serait imposé autant que le plus imposé de la quatrième série.

Cet impôt serait perçu par le receveur municipal.

Cet impôt, qui au premier aperçu semble fort difficile à établir, est pourtant fort exécutable,

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