‹ Mémoires de Michelot Moulin sur la chouannerie normandeChapitre 21 sur 43 · Mère d*Aufcuste I.ebn*ton, aide de camp de M. de Mandat · texte numérisé non relu

Mère d*Aufcuste I.ebn*ton, aide de camp de M. de Mandat

3. Jean-Baptiste-Uernard Louvel de Moni*eaux, seigneur de prt>> (2outances, ancien capitaine d'artillerie. Il en sera souTent Il reçut de la Restauration le grade de colonel.

balancé leurs titres respectifs, les avantages de situation remportèrent ; je promis à ces dames de demander M. de Monceaux, s'il voulait faire le sacrifice de mille louis pour rhabillement de la légion, puisqu'il était riche. Ces deux dames s'engagèrent pour M. de Monceaux à remplir cette condition, ajoutant que la légion aurait lieu de se féliciter de la générosité de son chef, s'il était agréé par le général. Ck)mme je connaissais du mérite à cet officier, et que sa situation financière le mettait en état d'être utile à la légion, je communiquai à M. de Frotté les raisons qui parlaient pour le chevalier de Monceaux, dont il m'envoya la nomination. Pour dédommager M. de la Pivardièrc déjà nommé, il le fit brigadier-général, c'est-à-dire chef de deux légions.

M. de Monceaux était encore à Paris, lorsque je reçus de M. de Frotté des ordres pour réorganiser la légion de Saint-Jean, et pour nous approvisionner de munitions autant qu'il nous serait possible. J'écrivis au nouveau chef pour lui faire connaître les ordres du général et l'appeler au milieu de sa légion. En même temps, je commençai à préparer la réorganisation. Je fis à cet effet une petite tournée dans l'arrondissement qui la contenait, afin de faire une espèce de revue des officiers, et de savoir d'eux combien ils pouvaient réunir d'hommes et d'armes. Cette mesure devait me mettre à portée de connaître le nombre d'hommes sur lequel je pouvais moi-même compter, et me donner les bases de la réorganisation. J'étais autorisé par le général à remplacer les officiers qui manquaient, et à destituer ceux qui, pendant Tamnistie, ne s étaient pas bien conduits. Après avoir fait cette ronde et visité les principaux habitants du pays qui méritaient notre confiance, je fis des promotions pour toutes les places vacantes, en choisissant avec soin pour officiers ceux que

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semblaient désigner Testime de leurs camandes et h considération des honnêtes gens du pays.

La compagnie de SaintJean était trop nombreuse; je la divisai en deux; la seconde fut celle d'Yyrande, dont la lieutenant de celle de Saint-Jean devint le capitaine K La capitaine de celle de Saint-Jean avait été arrdtédepiUBraÉih nistie et fusillé sur place, au mépris de toutes les kus lui* maines >. Je lui substituai M. le baron de Ghaulien '; qooique ce fût un jeune homme de dix-sept ans qui n^avait jih mais servi, aucun des oiBciers ni des sous-officiers ne i à redire à cette nomination. Il n'en fut pas de même celle d'un major en remplacement du malheureux Louis, qui avait péri dans les prisons de Gaen. Émigrés, qui depuis trois ans s'étaient cachés dans le pi^s» croyaient avoir acquis par là des droits à la place vacanla de major. Comme deux d'entre eux surtout, ne se piqnavl pas d'une grande sobriété de prétentions, faisaient sonner bien haut leurs titres et l'ancienneté de leurs services, je leur répondis que j'avais résolu do nonuner miyor calai des anciens capitaines qui m'amènerait le plus d^hommas bien organisés, et qu'ainsi ils voyaient désormais ce qn^ils avaient à faire. Ces dispositions n'entraient pas danslenn arrangements ; ils se plaignirent de l'injustice qae je pn» raissais disposé à leur faire. Ils en vinrent à me oonlesler le droit de nommer un major, et me déclarèrent qu^ila ae réservaient de réclamer justice auprès du général à aon arrivée. « Messieurs, leur repartis-je, je vous avertis en ami que le meilleur titre que vous puissiez faire valoir anp près du général, c'est de lui présenter à son arrivée

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