Julien Duray, dit San terre
3. Louis- Jules- Auguste des Rotours, baron de CSuulleo, aé ea mort en i85a. U a été préfet du Finistère, puis de la Loire, de itn 4 II
ou quatre cents hommes bien équipés : vous en ferez Texpérience. » Forts de la conscience de leur propre mérite et de leurs droits antérieurs, ils négligèrent mes avis. M. Gucsdon, capitaine de Mantilly, prit une marche plus sûre pour appuyer sa louable émulation ; il eut soin de se présenter à moi escorté de trois belles compagnies régulièrement organisées, et dès lors j*augurai bien du succès de sa candidature à la place de major. Cependant il lui manquait quelques ofliciers; je nommai ceux qu'il me désigna comme les plus capables et les plus propres à inspirer de la confiance à leurs camarades. Il lui manquait encore quelques munitions et quelques habillements, parce qu'il manquait d'argent pour s'en procurer : je lui promis de faire en sorte d'y subvenir.
M. le chef de légion n'arrivait pas encore de Paris ; je lui écrivis pour lui rendre compte des démarches que j'avais faites, lui faire part des nouvelles instructions du général, et pour hâter son retour parmi nous. Je lui marquais en outre que j'étais résolu à arrêter les acquéreurs de biens nationaux, pour leur en faire payer les revenus à titre de contributions au profit des approvisionnements des légions que nous étions sur le point de lever.
Je me concertai pour ces opérations avec Letellier ', major de la légion de Fiers, et je débutai, aux premiers jours de juillet 1799, par l'arrestation de Guy, de Dernières, et de deux autres acquéreurs de biens mitionaux, de la même commune. Je me saisis de leurs personnes pendant la nuit, et les fis conduire, les yeux bandés, par de longs circuits dans des souterrains que j'avais fait creuser à cet effet en des lieux écartés ; ils devaient être reclus dans ces espèces de cachots jusqu'à ce qu'ils eus-