‹ Mémoires de Michelot Moulin sur la chouannerie normandeChapitre 24 sur 43 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

combats du clos-fortin et de saint-pois. — marche dans le cotentin. — surprise de lorby. — affaire de la fosse. — mort de m. de la pivardièrb et du vicomte d'oilliamson.

Pendant cette petite tournée, les officiers de chaque légion avaient eu le temps de lever tous leurs hommes. M. de Monceaux, secondé par ses capitaines, amena 800 hommes au quartier général ; la légion de Fiers fut portée à 4^0 hommes à peu près, et la légion de M. de Saint-Paul, qui s'était aussi un peu recrutée, monta au nombre de 5 à 600 hommes. Ainsi, sans parler de la légion d'Avranches, à laquelle se rattachait d'ordinaire celle de SaintJames >, ce qui formait un ensemble de 12 à

I. n n'y a eu de légion de Saint- James dans Tannée de Frotté qne pendant cette dernière campagne. Jusque-là, la partie méridionale de TAyranchin, où le royalisme prédominait plus complètement que sur aucun autre point de la Normandie, s'était rattachée à Tarmée de Fougères, commandée par M. du Boisguy. Ces cantons avaient fait partie de l'organisa tion préparée par le marquis de la Rouerie, qui demeurait sur leur limite ; plus tard, ayant été traversés par Tannée vendéenne. Us lui fournirent un certain nombre de soldats. Au printemps de 1794, ils reprirent les armes sous les ordres de plusieurs chefs, qui reconnaissaient pour général le comte de Puisaye. Parmi eux se signalait le ieune Tuffin Dussy, neveu d^Armand- Charles Tuffin, marquis de la Rouerie, et fils de Charles-Joseph Tuffin de la Rouerie, seigneur de Villiers en Avranchin, et de Sainte-Honorine de

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1 ,5oo hommes dans la dernière organisation snrtoiit, M. de Frotté avait sous ses ordres an moins a,ooo hommes lén» nis à Talle vende, lorsqu'une petite fusillade s^engBgem à Saint-Clair entre une de nos patrouilles et on détachement de Républicains sortis de Vire en observation. Il n est pas besoin d'observer que les villes et bourgs cirooiH voisins, alarmés de nos mouvements, avaient déjà pris Fattitude de la défense et invoqué les secours du gouTemement révolutionnaire, et que chaque place était munie de fortes garnisons. Dans cette conjoncture, la garde nationale de Vire, grossie par les bandes de réfugiés de tons les enTÎrons, était encore renforcée de i,5oo hommes de ligne. Cette rencontre des deux patrouilles ennemies amena donc un combat plus considérable, qui commença à hnit

Ducy ou Dussy, dans rarrondissemcnt de Baycux, qui fût tué mTec le comte de Sérent en débarquant en Bretagne, le i; mars 1796. M. Tuffln Doasy M très grièvement blessé au combat de Liffré, le 5 juin 179$; U sarréciit ce» pendant à la première guerre. Les Chouans des cantons de PontonoB, et Saint-James et de Ducey formèrent, pendant les campagnes de 130 et i-gB, une des divisions les plus fortes et les mieux aguerries <te Vumét de M. du Boisguy, qui leur donna pour commandant le marquis de S«bil> Gilles. Mais leur chef le plus ri'el et le plus écouté fût, ayec le Utre de commandant en «econd, Danguet, dit Fleur-dc-Rose, de Maeey, de Pontorson, dont rînfluence sur ses compatriotes ressemblait fort à qu'exerçait Moulin autour de Saint-Jean-des-Bois. Simple cultiTmteWt II avait acquis Texpérience de la guerre en suivant l'armée vendéenne; U prit une part brillante à un grand nombre de combats, (Vit reçu chermlter di Saint-Louis en mars i7V)t>. et eut le brevet de lieutenant-colonel. Du» la préparation de la guerre de i^^h), M. du Boisguy, retenu en prison, n^ijiM pu rejoindre son armée, la division de Saint-James fut réclamée par IL di Frotté comme appartenant à la Normandie ; la partie qui sVtend Saint-James, Ducey et Saint-Ililaire du llarcouét fût placée sons; dres: elle forma une légion, dite de Saint-James, qui eut pour coi François-Julien Morel d'Esc ures, ofllcier émign'*, et pour second chef» A«geard. Mais la plus grande partie des hommes, appartenant ma paya da plaine situé entre Saint-James, Pontorson et la mer, ne pouvant tnmTcr de refuge que sur le territoirt» brt*ton, continuèrent à faire partie de 1%^ mée de Fougères, sous le nom «le division de Pontorson. Ils eurent ponr couunandant «>l1ieiel Picot de Limoêlan, dit Durand: mais le chef réel M comme pK'cédemment Danguet-Fleur-de-llo>e. lie dernier virait en 1814.

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