‹ Mémoires de Mistriss Bellamy (volume 2)Chapitre 22 sur 58 · TOME II. lO · texte numérisé non relu

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ra'envoyer son procureur , je consulterais M. Cracroft, pour savoir si je devais les accepter. Il me les envoya, en conséquence, par un de ses commis ; elles contenaient les articles suivans : il fournirait Fargent nécessaire pour payer le billet de 4oo livres , dû à M. Sparks;il composerait pour mes dettes avec tous mes créanciers , si je voulais consentir à rester en pays étranger jusqu'^à ce que cet arrangement fût termine, aucun d^eux, tant qu'ils me verraient à Londres, ne voulant accepter moins que la totalité de sa créance. Enfin , il me donnerait une nouvelle annuité de loo livres, qui, jointe aux 20 livres qui me restaient de la première , me mettrait en état de vivre en Hollande ou en France, jusqu'à ce que l'affaire fût finie.

Après avoir consulté M. Cracroft, je mandai à M. Stubbs, procureur de M. Calcraft, que j'acceptais les offres de son cLent. Celuici, en conséquence, vint chez moi, avec l'obligation de me fournir l'annuité nouvelle de r.ent livres qui était en dépôt chez un tiers. M. Stubbs, en même temps, me présenta une quittance générale à donner à M. Calcraft.

lis, en honnête homme, il me conseilla de

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ne la pas signer. Cependant, comme je n'avais aucune demande légale à faire à M. Calcraft, son procès avec M. Davj , pour Fannuite' que jWais cédée, étant encore pendant, je remis la promesse de mariage qui avait été dressée lors de notre union, et je signai la quittance. J^avais disposé, ainsi qu'on Ta vu, de cent livres à prendre sur la première annuité, jusqu'à ce que, par les arrérages d'icelle, la somme qu'on m'avait prêtée, et cinquante livres au-delà, fussent payées. ïl n'était donc pas à supposer , qu'en signant la quittance , je prétendisse donner un reçu de ce que je n'avais pas le droit de recevoir.

Le soir même du jour où les actes furent signés , je partis pour Harwich , à l'effet de me rendre en Hollande; j'ai négligé de vous dire, que d'après les craintes que mWait inspirées ma rigoureuse créancière , j'avais indiscrètement quitté ma maison pour aller loger chez ma mère dans Brewer-street, et que j'avais envoyé mon argenterie chez l'alderman Cracroft, pour servir de sûreté à sa créance. J'eus pour compagne de voyage miss Betty Cibber, qui m'avait été léguée par son grand-père Colley Cibber; douée d'un es-

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prit médiocre , elle était exposée à devenir la proie du premier flatteur qu^elle aiirait rencontré, et le célèbre vieillard Pavait confiée à mes soins. Il avait de même légué tous ses petits-enfans à différentes personnes. Mistriss Smith, dont j''ai parlé dans mes précédentes lettres, avait un fils chirurgien, que j^avais placé près d^un régiment. Ce jeune homme m^accompagnait également dans ma fuite.

A Harwich , un vent contraire nous empêcha de mettre à la voile. Craignant d^étre poursuivie par mon inflexible créancière , je crus prudent d^aller à Manningtrée , village à quelques distances d^HarAvich , et d^ rester jusqu^à ce que le vent fût changé. Mon bénéfice aurait dû avoir lieu le lundi suivant , ce qui rendait impossible que mon départ fût long-temps tenu secret.

Le jeudi soir, comme nous étions à souper, nous entendîmes entrer dans la cour de Tauberge une voiture à quatre chevaux^ et je ne fus pas peu surprise de voir paraître M. Digges. Ce n'était pas la rencontre la plus agréable que je pusse faire en ce moment. Il paraissait fort en colère : il exigea anc mes deux compagnons de voyage retournassent à

Londres, que je montasse dans une autre voiture , et que je quittasse la maison. Intimidée par sa violence, je consentis à tout ce quMl voulait, à condition qu'ail ne me conduirait pas à Edimbourg. JVvais pris, je ne sais pourquoi , une prévention contre cette ville , dont je n^ai jamais pu me rendre raison.

Nous nous mîmes ensemble en marche , assez mécontens Fun de Fautre , sans tenir aucune route certaine. En arrivant à Cambridge, je rencontrai une nouvelle cause de chagrin. Quelques étudians de Funiversité avaient barbouillé de vers à ma louange les fenêtres de Fauberge dans laquelle nous descendîmes; un couplet signé par M. Bullock, jadis mon admirateur , et dont je vous ai parlé ailleurs, disait : a Que Jupiter se vante de sa )) Junon et de son nectar, le Champagne est )) mon breuvage, et je le boisa la santé de )) Bellamy. )> Ces vers offrirent un nouvel aliment à la flamme qui dévorait M. Digges; et comme les plus petites bagatelles semblent aux jaloux des preuves aussi certaines que parole d'évangile (i) , il crut avoir iin

(i) Othello, acte Ul, scène VII.

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motif de plus pour m*accuser de lëgerete- Mais une autre circonstance détourna bientôt son attention de ces fâcheuses pensées. En parcourant quelques journaux que j^avais trouvés dans la chambre, y y vis un avertissement qui évidemment y était mis pour moi. Il portait : Si la dame qui, tel jour ^ a quitté une proche parente qui est partie avec un jeune homme et une jeune personne , veut revenir , cette parente a entre les mains un dépôt plus que suffisant pour arranger Taffiiire qui a occasioné le départ de la dame.

Après avoir lu cet avis, j^insistai pour retourner à Londres. M. Digges y consentit; mais quand nous fûmes à Edmonton , il se décida à m^ laisser, et à aller seul à la capitale pour prendre , sur Faffaire , des informations. Je le laissai partir , mVmusant de penser que je serais à la ville aussitôt que lui. Mais quand je demandai une chaise de poste (i) , le maître de la maison

(i) Voitures à quatre roues que nous nommons dU'ygences anglaises. Les maîtres de postes les fournissent aux voy a ge urs , ( Noie du traducteur. )

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me dit que le monsieur qui venait de partir lui avait positivement défendu de me donner une voiture^ et même de me laisser sortir de sa maison. Je nWais d^autre ressource que la patience, et ce nVst pas, je Favoue, la vertu qui m'*est la plus familière.

Mon aimable compagnon de voyage m^apprit à son retour que ma mère supposant que j^avais lu son avis, avait été si irritée de ce que je n''étais pas revenue , quelle sVtait déterminée à rendre Targent déposé dans ses mains , et à vendre les meubles de ma maisoa pour payer mistriss Jordan, ma marcliande de modes , qui était son intime amie. Je suppliai M. Digges de me laisser aller trouver ma mère pour la faire changer de résolution; mais je ne pus rien obtenir. Malgré la peine que me fit alors Fobstination de M. Digges , je crois lui rendre justice , en disant quMl n^avait d'autre motif que son intérêt pour moi.

Il avait promis de retourner en Ecosse, et supposait avec raison , que , quand même il manquerait à cet engagement, Fembarras de ses aifaires lui permettrait difficilement de vivre à Londres. Il avait , d'ailleurs , tout

lieu de croire que le dépôt remis à ma mère nWait été fait que conditionnellement, la nature de ma liaison avec lui notant pas connue.

Nous repartîmes donc sans savoir où aller. Quand nous fûmes à Barton-Hill, auberge sur la route de Norwich , je me trouvai fort malade; M. Digges me quitta encore là, et retourna à Londres, pour savoir, je crois , si ma mère avait mis ses menaces à exécution. Il trouva quVlle avait été très-ponctuelle. Je me voyais alors dans une situation véritablement désagréable ; pour la première fois de ma vie, je craignis de manquer dWgent pour les besoins du moment. Toute ma garde-robe avait été mise abord du paquebot à Harwich. Je n'avais avec moi que quelques chemises, mon bonnet de nuit et mon habit de voyage. Pour frayer à mes dépenses en Hollande, j''avais pris de M. Colley , ami de ma mère , des lettres -de -change et de crédit sur des négocians d'Anvers et de La Haye, lieux dans lesquels je m'étais proposé de passer alternativement mon temps ; mais ces effets ne pouvaient , dans ma position , m'étre d'aucune utilité.

Nous primes donc notre route vers le nord; et quand nous arrivâmes à Preston, dans le Lancashire , mon argent était presque fini. Tout ce qui restait à faire était que M. Digges allât à Edimbourg. Ce fut le parti qu^il prit, me laissant à un village dont j\ii oublié le nom, à environ vingt milles de cette capitale; car j'avais insisté sur la promesse qu'il m'avait faite de ne m'y pas mener.

Deux jours après qu'il m'eut quittée, une chaise de poste vint me prendre pour me conduire, me dit le postillon, à Grass-market. J'imaginai que c'était une ville qui portait ce nom, et je partis avec lui. Dans l'auberge où l'on me mena, j'étais attendue par une femme d'une figure très-extraordinaire. Elle avait été belle; mais elle était prodigieusement grasse, et d'une malpropreté insupportable : elle était coiffée d'un bonnet à la hollandaise , n'avait point de corset, et portait sur ses épaules une espèce de couverture bigarrée. Elle s'appelait, me dit-elle avec son accent écossais, Molly-Kershaw : amie particulière de mon mari, elle était venue me chercher pour me conduire à mon appartement. J'espérais , lui répondis-je, que ce n'était pas à Edimbourg:

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elle m''assura que non ; que cMtait chez miss Coulstone, femme aussi bien ëlevëe que moi, quoiqu'elle travaillât pour vivre. Elle avait, m'ajouta-t-elle , commande un dîner pour moi dans Tauberge où nous étions. J'aurais, entre autres choses , un turbot dont elle parlait beaucoup. J'ai, en tout temps, peu d'appétit. La fatigue, le chagrin et la maladie n'étaientpas propres à l'augmenter : mais je ne fus pas peu surprise de voir à dîner que cebeau turbot était un morceau d'une grande raic

Entre six et sept heures du soir, une voiture vint me chercher pour me conduire à mon appartement à Caonon-Gate. Api^ès avoir monté trois étages dans une maison, dont le rez-de-chaussée était une boutique de chandelier, je fus présentée a l'élégante miss Coulstone; c'était une vieille fille d'environ soixante ans; on eût dit qu'elle avait été séchée à la fumée.

Un bruit de musique vint alors frapper mes oreilles; je demandai ce que c'était: il venait, me dit-on , du théâtre, qui était précisément vis-à-vis. J'appris par-là que Cannon-Gate où la voiture m'avait conduite, était un faui>ourg d'Edimbourg. Grâce à mon ignorance

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du pays , je me trouvais avoir été conduite dans cette ville sans in^en douter. Aussitôt que jVus fait cette découverte , je pris des ciseaux, et je me coupai les cheveux ras la tète, pour éviter que Ton me pressât de paraître en public.

La pièce qu'on jouait ce jour-là était The Beggar's opéra (i). M. Digges y faisait le rôle de Macheat, dans lequel on le regardait com me supérieur. Après le spectacle , il vint me rejoindre, et m'apprit que les journaux anglais ayant annoncé mon absence , on avait déjà présumé que la personne nouvellement arrivée chez miss Goulstone était la fugitive du lîiéàtre de Covent-Garden.

Le lendemain M. Bâtes, associé de M. Douson dans la propriété du théâtre d'Edimbourg , et directeur en exercice , dit à M. Digges qu'il serait inutile d'ouvrir la salle si l'on ne pouvait me déterminer à paraître sur

(i) L'opéra du Gueux , pièce en prose, mêlée d'ariettes sur des airs connus , par Gay. Elle a etc traduite en français. Les personnages sont des voleurs de grand chemin , des espions de police et des filles de mauvaise vie. Le dialogue en est plein d'esprit , et les mœurs y sont peintes avec une vcrilé hideuse. {Note du traducteur.)

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la scène. Je ne conceyais pas comment mon arrivée avait pu être si promptement connue. Car, pour prévenir tout soupçon, nous ne devions point dire que M. Digges m''avait accompagnée; et il devait rester dans le logement qu''il occupait.

Notre voyage avait été coûteux. Il me restait peu d^argent; à M. Digges encore moins. Les traites que j^avais sur la Hollande ne m'offraient, à Edimbourg, aucune ressource. Dans cette position , je ne voyais autre chose à faire que de me conformer aux désirs de M. Bâtes. La perte de mes cheveux faisait un obstacle : pour la première fois , j^eus recours à Fartihce. Quoique je n''easse pas même le nécessaire, il me fallut faire faire à grands frais des vêtemens. Mais mon succès surpassa tellement mes espérances , qu''il me fut facile de les payer. La curiosité engagea des familles entières à venir de toutes les parties du pays.

M. Cunningham, auteur à qui ses talens ont mérité une place parmi les poètes de la Grande-Bretagne , fit à cette occasion un prologue (i) que prononça M. Digges.

(i) Ce morceau n'est remarquable sous aucun rapport-

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La saison était fort avancée; je ne pus donner que huit représentations : la dernière était destinée à mon bénéfice. Le matin du jour où elle devait avoir lieu, je fus arrêtée à la requête de la créancière qui m'avait fait quitter Londres. Cependant, je fus bientôt remise en liberté, Farrestation ayant été faite contre les lois de FEcosse , qui veulent que le débiteur avant d'hêtre arrêté ait été prévenu quelques jours d**avance.

En cette occasion , les premiers avocats du pays prirent volontairement ma défense, entre autres M. Montgomery, depuis premier baron et doyen de la Faculté. Enfin , la chose vint en jugement : je produisis la lettre dont j''ai ci-devant parlé, qui prouvait qu'on avait obtenu par surprise le litre dont on abusait; et comme les cours de justice en Ecosse sont

Il ressemble à Ions les coit" ilimens rimes que le public est condamné à entendre. - 'iss Beliamy donne à la suite de ce prologue deux autre^ ces de vers faites pour elle par le même auteur. Ces petii- ouvrages pouvaient flatter celle qui en était l'objet; mais ils ne sont pleins que des lieux communs de la politesse et de la galanterie.

( Note du traducteur. )

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en même temps cours dVquite' (i), on prononça en ma faveur. Ma créancière, ainsi dëçue de son injuste espoir, consentit à recevoir sa créance par portions de 200 livres, payables d'année en année; après quoi mes autres créanciers, particulièrement M. Falderman Cracroft et le docteur Bailli, à qui je devais des sommes considérables, se réunirent pour me procurer, par leurs recommandations, la protection personnelle qu'ils savaient que je pourrais trouver dans le pays où j'étais.

Le bien quelquefois provient du mal. Ce malheur contribua peut-être à me concilier la bienveillance et les attentions dont on m'a comblée pendant mon séjour en Ecosse; il me

(1) Cette distinction peu connue en France est très-importante. La cour de justice prononce d'après la lettre de la loi , et ne peut jamais s'en écarter ; la cour à' équité prononce en certains cas, ex œquo et bono. On serait tenté de regarder son institution comme préférable à l'autre ; mais l'équité, quoi qu'en aient dit les moralistes, est une idée vague , sur laquelle les hommes sont encore moins d'accord que sur la beauté. C'est après avoir long-temps disputé sur le juste et l'injuste , qu'on a imaginé de substituer à l'opinion la loi , à V équité douteuse la justice 7Î05///W,

( Note du traducteur. )

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procura, entre autres, l^amitié de M. Monttjomery et de sa famille , avec qui je vécus dans une grande intimité. Outre les appuis que je trouvai dans cette maison , qui était fort nombreuse , j^eus pour patronnes la duchesse de Douglass et les demoiselles Ruîhwen, dont Faînée, peu de temps après, épousa M. Elphinston. Ces jeunes personnes me témoignèrent un attachement qui tenait de Fenthousiasme : lady Ruthwen m''honora aussi de sa protection.

L^hiver suivant, je devais avoir un tiers des profits et deux représentations à mon bénéfice. Le traitement de M. Digges était réglé par semaine. M. Galcraft, semblant regarder FÉcosse comme pays étranger, payait régulièrement la nouvelle annuité dont nous étions convenus. M. Digges prit alors une maison à Bonnington, fort joli village voisin d^Edimbourg. Notre succès au théâtre fut très-grand , et nous aurions pu mettre de côté quelque argent, si les dettes qu'avait contractées M. Digges , à cause de la personne qui avait précédemment vécu avec lui, ne Feussent pas beaucoup gêné.

Je fus vers ce temps-là fort surprise de re-

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cevoir de M. Ballard , trésorier du théâtre de Covent-Garden , une lettre par laquelle il me demandait une somme considérable. Les exécuteurs testamentaires de M. Kich Tavaient chargé en recette du salaire qu''il m'avait payé trois ans auparavant, pendant la clôture du théâtre qu''avait occasionée le deuil d'une branche de la famille royale. J'éf ais convenue d'un traitement annuel , et M. Rich avait expressément défendu au trésorier de me faire aucune déduction pour cet intervalle de temps ; mais M. Ballard n'ayant pas pris de lui un ordre par écrit, était obligé de rendre l'argent. Je l'avais reçu, et je ne pus consentir à ce qu'il le payât. J'écrivis donc à l'alderman Cracroft, pour le prier d'arranger l'affaire comme il le pourrait, à la satisfaction du trésorier. ^

A cette époque, ma mère , en m'envoyant tous mes effets qui étaient revenus de Hollande, m'adressa une jeune personne qu'elle crut capable de réussir au théâtre; son nom était Wordley: elle était d'une vivacité extraordinaire , elle avait été mieux élevée que ne le sont ordinairement, en Angleterre , les femmes d'un moyen ordre. Son père était in-

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tendant du comte de PoAvys ; il n'avait rien épargne pour cultiver Tesprit de cette fille , qu'il idolâtrait , et qui recevait ses instructions avec plaisir. Cette jeune personne formait pour nous une acquisition intéressante , et faisait honneur à la recommandation de ma mère. Je Tinvitai à demeurer à Bonnington.

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