LETTRE LXXXIII
i5 octobre 17 — .
Sitôt que M. Fox , et quelques autres personnes qui avaient dîné avec moi, furent partis, je me préparai à aller au jeu de son excellence ; mais en traversant Jermynn-street, je rencontrai le frère de la misérable. Tout essoufflé dWoir couru pour me joindre, il m'apprit qu\m homme, qui parut à Finstant, était porteur d'un ordre contre moi , à la requête de sa sœur. J'aurais supporté , je crois , avec courage cet affront , s'il fût venu seul ; mais encore émue de celui que j'avais reçu le matin, je tombai sans connaissance au milieu de la rue.
Sij''avais conservé ma présence d'esprit, et que j'eusse eu quelque connaissance des lois, j'aurais sauvé ma liberté, du moins pour ce soir; car les gens qui m'arrêtaient avaient, dans leur précipitation , oublié le mandat, ce qui rendait l'arrestation nulle ; mais pen-