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Drury4ane5 feu sir John Çill, qoi nVudt pas alors cheralier, publiait un papier iotitulé^ je crois, Grajr's inn Journal f dans lequel il avait mis plusieurs articles à ma louange, quoique je ne le connusse nullemenL
A mon retour à Covent-Garden , je le ris un soir dans le fojer , pendant la représentati<m de la même pièce; on m^appelapoor jouer la scène du balcon , celle précisément pour laquelle il m^avait donné le plus d^éloges. Je fus très-surprise de lui entendre dire : U faut que j^aille voir cette scène; cW, dit-on, Fendroit le mieux joué de toute la pièce. Me retournant vers lui , je lui demandai s^il n^avait pas écrit une critique sur ce morceau : Oui^ me dit-il d^un air indifférent ; mais je Tai écrite diaprés ce qu^on m^en avait dit au Bedford} car, jusqu^à présent, je n^ai jamais eu occasion de voir la pièce.
Vous remarquerez que, depuis deux ans, on donnait constamment Romeo et Juliette aux deux théâtres : et vous en conclilrez aisément de quel poids doivent être les observations d^un pareil critique. Je crois, en géné-^ rai, que les censures, ainsi que les éloges que
DE MISTRISS BELLAMY. SgS
nous voyons da^ les journaux, sont dictés ^ 5oit par les amis , soit par les ennemis des acteurs: si ce n^est, peut-être, lors des pièces liouvelles, a Toccasion desquelles les jour-* iialistes, parlant de Touvrage, se croient obligés de parler aussi de ceux qui y ontfiguré.
Cet été, je perdis, avec mon occupation au théâtre, mon emploi chez le comte de Haslang. JWais emprunté, pour payer mon marchand de chaFbon, quarante guinees à M. Woodward. Celui-*ci ayant besoin d'argent, j'eus recours au comte qui me renvoya a mistriss Myers , veuve de son valet de chambre ^ dont il avait fait d'abord sa concierge, puis sa gouvernante.
J'allai parler à cet important personnage que je trouvai dans l'antichambre par où passaient tous les gens à la mode pour aller à la galerie de la chapelle. La grossièreté de ses propos commença par m'amuser, ainsi que les personnes qui traversaient la chambre. Mais, sur quelques mots que je lui répondis^ elle se mit à déclamor si violemment contre son bienfaiteur et son maître, que je m'âoignai. Je ne voulus plus remplir de fonctions dans la maison.