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tère niMpouvantait au lieu de me séduire. M. Quiii, qui connaissait beaucoup son père, prit J a lettre, et promit de ramener le jeune homme à la raison.
Nous venions de nous mettre à table lorsque le garçon d^un traiteur voisin vint m\ipporter une lettre; cYtait de la part de lord Byron , qui , quoique marié depuis peu à Fune des plus aimables et des meilleures femmes du royaume, m^ faisait Toffre d^assurer ma fortune ; il finissait par déclarer , avec serment, que si je n'acceptais pas sa proposition , il me poursuivrait jusqu'à ce que j'eusse trouvé un asile dans les bras d'un autre. M. Quin , aussitôt qu'il eut lu le billet , demanda une plume et de l'encre , et Ht la réponse suivante : a Le lieutenant O'Hara (i ) )) fait ses complimeris au lord Byron , et le » prévient que s'il se permet encore d'insul- )> ter sa sœur , ni son rang , ni sa lâcheté ne » l'empêcheront de le punir comme il le mé- )) rite, n Cet heureux impromptu fit à mylord une si belle peur , que le garçon revint un
(i) Le lecteur doit se rappeler qu'ainsi se nommait le frère de mistriss Bellamy. {Note du traducteur. )
quart d^heure après, nous dire qu^il elail sorti. Nous apprîmes ensuite que ce brave seigneur était parti le lendemain pour le Nottinghamshire. Depuis ce jour, il ne m'a plus fatiguée de ses poursuites. Lady Byron , peu de temps après, vint à mon bénéfice, et m'honora des marques de sa générosité. Son procédé me fut d'autant plus agréable , qu'il me faisait connaître la noblesse de ses sentimens. Elle avait une charmante figure , une taille extrêmement élégante , un caractère fort doux , et réunissait à tous ces avantages une grande fortune. Mais séduite par l'éclat d'un titre et d'un assez bel extérieur , elle avait contracté une alliance qui fit à jamais, et sous tous les rapports, le malheur de sa vie.