‹ Mémoires de Mme Du HaussetChapitre 10 sur 28 · XVIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVIII PRÉFACE

Toute une série de tableaux quUussent aimé à peindre les Vanloo et Us Natter, les Chardin et les Watteau, hante Vimagination du lecteur grâce à la nouvelle réédition des Mémoires de M^^ du Haus- SET. Elle-même, avec quelle intense vitalité ne ressortelle pas dans le cadre de son iemps^

Cette ombre évanouie reprend un corps, et la vérité de son accent, le tour de son esprit, aident à reconstituer, selon nous, jusqu'à sa personnalité physique.

Dans la petite pièce qu'elle occupe près de sa maîtresse, la voici, l'oreille et l'ail aux aguets, qui écoute, en le regardant passer, ce que dit le ministre de la veille, tout près de cesser d'être, selon le bon plaisir de la Pompadour, le ministre du lendemain. Ou bien, respectueuse et affairée, déployant sans bruit les paravents de laque ou sucrant le verre d'eau de Sa Majesté, M'"* du Hausset attend, le soir, le roi qui va venir chez sa maîtresse. Elle est vêtue de ce joli costume des suivantes de cour dont les vieilles estampes nous ont conservé si heureusement le type : robe de droguet à fleurs, de bazin ou de toile peinte, selon la saison, haute cornette dont les plissés ou les dentelles badinent autour du visage, enserré étroitement par la singulière coiffure.

Plutôt agréable que jolie, d'allures réservées et correctes, voilant souvent l'éclat de ses yeux chercheurs sous des paupières habituées à se baisser vite

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