obbé de Beauveset
ton assez poli. Il s'est mis à genoux, en me disant : « Pardonnez-moi, Sire, et avant tout faites-moi a fouiller. » Il s'est hâté lui-même de vider ses poches; il a ôté son habit, tout troublé, égaré ; enfin il m'a dit qu'il était cuisinier de... et ami de Beccari, qu'il étoit venu voir, et que, s'étant trompé d'escalier, et toutes les portes s'étant trouvées ouvertes, il étoit arrivé jusqu'à la chambre où il étoit, et dont il seroit bien vite sorti. J'ai sonné, et Guimard est entré, et a été fort surpris de mon tête-à-tête avec un homme en chemise. Il a prié Guimard de passer avec lui dans une autre pièce et de le fouiller dans les endroits les plus secrets. Enfin le pauvre diable est rentré et a remis son habit. Guimard me dit : a C'est certainement un honnête homme, qui dit la a vérité, et dont on peut, au reste, s'informer. » Un autre de mes garçons du château est entré et s'est trouvé le connoître. « Je réponds, m'a-t-il a dit, de ce brave homme, qui fait d'ailleurs mieux « que personne du bœuf à l'écarlate. » Voyant cet homme si interdit qu'il ne savoit trouver la porte ni se tenir en place, j'ai tiré de mon bureau cinquante louis : « Voilà, Monsieur, pour calmer vos alarmes. » Il est sorti, après s'être prosterné. »
Madame se récria sur ce qu'on pouvoit ainsi entrer dans la chambre du roi. Il parla d'une manière très calme de cette étrange apparition; mais on Yoyoit qu'il se contraignoit, et que, comme
de raison, il avoit été effrayé. Madame approuva beaucoup la gratification, et elle avoit d'autant plus de raison que cela n*étoit nullement la coutume du roi.
M. de Marigny, me parlant de cette aventure, que je lui avois racontée, me dit qu'il auroit parié mille louis contre le don des cinquante louis si tout autre que moi lui eût raconté ce trait. « Cest une chose singulière, m'ajouta-t-il , que toute la race des Valois ait été libérale à l'excès, et il n*en est pas tout à fait de même de celle des Bourbons, accusée d'être un peu avare. Henri IV a passé pour être avare. Il donnoit à ses maîtresses parce qu'il étoit foible avec elles, et il jouoit avec l'âpreté d'un homme dont la fortune dépend du jeu. Louis XIV donnoit par faste. C^est une chose bien étonnante (me dit aussi M. de Marigny) que celle qui auroit pu malheureusement arriver. Le roi pouvoit être assassiné dans sa chambre sans que personne en eût connaissance, et sans qu'on eût pu savoir par qui* »
Madame fut plus de quinze jours affectée de cela.
Elle eut, dans ce temps-là à peu près, une querelle avec son frère, et tous deux avoient raison. On lui offroit pour lui la fille d'un des plus grands seigneurs de la cour, et le roi consentoit à le faire duc à brevet, et même héréditaire. Elle avoit raison
de vouloir élever son frère; mais celui-ci disoit qu'il aimoit avant tout sa liberté, et qu'il n'en feroit le sacrifice que pour une personne qu'il aimeroît. C'était un véritable philosophe épicurien, qui étoit très capable, à ce que disoient ceux qui le connoissoient et qui en jugeoient sans envie. Il n'a tenu qu'à lui d'avoir la survivance de M. de Saint-Florentin et la marine à la retraite de M. de Machault; il dit à sa sœur, à cette époque : « Je vous épargne bien des chagrins en vous privant d'une petite satisfaction; le public seroit injuste envers moi, quelque bien que je fisse dans ma place. Quant à celle de M. de Saint-Florentin, il peut vivre vingtcinq ans, et cela ne m'avance^oit de rien. Les maîtresses sont assez haïes par elles-mêmes sans qu'elles s'attirent encore la haine qu'on porte aux ministres. » C'est M. Quesnay qui m'a raconté cette conversation.
Le roi eut encore une maîtresse qui inquiéta Madame : c'étoit une femme de qualité, dont le mari étoit l'un des courtisans les plus assidus. Il étoit né sans biens, et sa femme étoit peu riche. Un homme attaché au roi, et qui avoit occasion de visiter les habits qu^il quittoit, me demanda un jour un rendez-vous, et me dit qu'il étoit fort attaché à Madame , parce qu'elle étoit bonne et utile au roi; que, le roi ayant changé d'habit, comme il le serroit, il étoit tombé une lettre; qu'il
avoit eu la curiosité de la lire, et qu'elle étoit de la comtesse de..., qui avoit déjà cédé à ses désirs. Il me rapporta ensuite les termes dans lesquels elle exigeoit le renvoi de Madame dans quinze jours, et au moment cinquante mille écus d'argent comptant, un régiment pour un de ses parens, un évêché pour un autre, etc.
Je répondis à cette personne que j'en ferois part à Madame, qui se conduisit avec une grandeur d'âme singulière. Elle me dit : « Je devrois instruire le roi de la trahison de son domestique, qui peut user des moyens qu'il a par sa place pour dérober et abuser de secrets importans; mais il me répugne d'être l'auteur de la perte d'un homme. Cependant je ne puis le laisser auprès du roi, et voici ce que je vais faire : dites-lui qu'il y a un emploi de dix mille livres de rente vacant en province, qu'il le demande au ministre des finances et qu'il emploie ses protections quelconques, et qu'il lui sera accordé; mais que, s^il en parle, on instruira le roi de sa conduite. Par ce moyen, je crois avoir fait tout ce que mon attachement et mon devoir me prescrivent : je débarrasse le roi d'un serviteur infidèle, sans le perdre. C'est un hasard que je trouve heureux, dit-elle, qui m'a fait le matin être instruite de la vacance de cet emploi, et j'en dédommagerai celui qui s'est adressé à moi pour l'obtenir. » Je m'acquittai des ordres de Madame,
dont j'admirai la délicatesse et l'adresse. Elle ne fut pas inquiète de la dame quand elle vit ses prétentions : « Elle va trop vite, me dit-elle, et elle versera en chemin. » La dame mourut.
« Voilà ce que c'est que la cour. Tout est corrompu, du grand au petit, disois-je un jour à Madame, qui me parloit de quelques faits qui étoient à ma connoissance. — Je t'en dirois bien d'autres, me répondit-elle; mais la petite chambre où tu te tiens souvent t'en apprend assez. » C'étoit un petit réduit près de la chambre de Madame, où je ne recevois personne, et d'où l'on entendoit une partie de ce qui se disoit. Le lieutenant de police entroit quelquefois par cette chambre secrètement, et y attendoit. Trois ou quatre personnes considérables y passoient aussi dans le plus grand mystère, et plusieurs dévots qui étoient, dans le fond, du parti opposé à Madame. Mais ils ne se contentoient pas de petits objets : l'un demandoit un gouvernement, celui-là l'entrée au conseil, un autre une place de capitaine des gardes, et celui-ci l'auroit obtenue, si la maréchale de Mirepoix ne l'eût demandée pour son frère le prince de Beauvau,
Le chevalier du Muy n'étoit pas du nombre de ces infidèles ; la charge de connétable ne l'auroit pas déterminé à faire une avance à Madame, encore moins à trahir son maître le Dauphin. Ce prince
étoit d'une lassitude extrême de son rôle : importuné sans cesse par des ambitieux qui faisoient les Catons et les dévots, il agissoit quelquefois par prévention contre un ministre; mais bientôt il retomboit dans l'inaction et dans l'ennui. Le roi disoit quelquefois : « Mon fils est paresseux, et son caractère est polonois, vif et changeant. Il n'a aucun goût ; la chasse, les femmes, la bonne chère, ne lui sont de rien. Il croit peut-être que, s'il étoit à ma place, il seroit heureux. Dans les premiers temps il changeroit tout, auroit l'air de recréer tout; et bientôt après il seroit peut-être ennuyé de l'état de roi, comme il l'est du sien. Il est fait pour vivre en philosophe, avec des gens d'esprit. » Le roi ajoutoit : a II aime le bien, il est véritablement vertueux et a des lumières. »
M. de Saint-Germain dit un jour au roi : « Pour estimer les hommes, il ne faut être ni confesseur, ni ministre, ni lieutenant de police. » Le roi lui dit : « Et roi! — Ah! dit-il. Sire, vous avez vu le brouillard qu'il faisoit il y a quelques jours ; on ne voyoit pas à quatre pas. Les rois, je parle en général, sont environnés de brouillards encore plus épais, que font naître autour d'eux les intrigans, les ministres infidèles, et tous s'accordent dans toutes les classes pour lui faire voir les objets sous un aspect différent du véritable. »
J'ai entendu ceci de la bouche du fameux comte
de Saint-Germain, étant auprès de Madame, qui étoit incommodée et dans son lit. Le roi y vint; et le comte, qui étoit très bien venu, avoit été reçu. Il y avoit M. de Gontaut, M°^e de Bii^ncas et l'abbé de Bernis.
Je me souviens que, le même jour, le comte étant sorti, le roi tint un propos qui fît de la peine à Madame. Il étoit question du roi de Prusse, et le roi dit : « C'est un fou qui risquera le tout pour le tout, et qui peut gagner la partie, quoique sans religion, sans mœurs et sans principes. Il veut faire du bruit, et il en fera : Julien l'Apostat en a bien fait. » « Jamais, dit Madame lorsqu'il fut sorti, je ne l'ai vu si animé ; mais enfin la comparaison de Julien l'Apostat n'est pas mauvaise, vu l'irréligion du roi de Prusse. S'il se tire d'affaire avec tous les ennemis qu^il a, il sera dans l'histoire un grand homme. » M. de Bernis lui dit: a Madame est juste dans ses jugemens, car elle n'a pas lieu, ni moi non plus, qui l'approuve, de s'en louer. »
Madame n'eut jamais tant de crédit que lorsque M. de Choiseul fut entré dans le ministère. Du temps de l'abbé de Bernis, elle s'occupoit à le maintenir, et il ne se mêloit que des affaires étrangères, dont il n'étoit pas fort instruit, à ce que l'on disoit. Madame avoit fait le traité de Vienne, dont, à la vérité, Tabbé lui avoit donné la première idée. Le
roi parloit souvent à Madame sur cet objet, à ce que m'ont dit plusieurs personnes; mais je n'ai jamais entendu rien par moi-même à ce sujet, sinon que Madame donnoit les plus grands éloges à l'impératrice et à M. le prince de Kaunitz, qu'elle avoit beaucoup connu. Elle disoit que c'étoit une tête carrée, une tête ministérielle ; et, un jour qu'elle s'exprimoit ainsi, quelqu'un chercha à donner des ridicules au prince sur sa coiffure, et sur les quatre valets de chambre qui, avec des soufflets, faisoient voler la poudre dont Kaunitz ne recueilloit en courant que la partie superflue. Madame dit : (( C'est Alcibiade qui fait couper la queue à son chien, pour donner à parler aux Athéniens et détourner leur attention des choses qu'il vouloit leur cacher, i»
Jamais le public n'a été plus déchaîné contre Madame qu'après la nouvelle de la bataille de Rosbach. C'étoit tous les jours des lettres anonymes pleines des plus grossières injures, des vers sanglans, des menaces de poison, d'*assassinat. Elle fut longtemps plongée dans la plus vive douleur, et ne dormant qu'avec des caïmans. La protection qu'elle accordoit au prince de Soubise excitoit tout le mécontentement, et le lieutenant de police avoit bien de la peine à calmer les esprits sur son compte. Le roi prétendoit que ce n'étoit pas sa faute. M. du Verney étoit l'homme de confiance de Ma-
dame pour ce qui concernoit la guerre, à laquelle on dit qu'il s'entendoit parfaitement bien, quoique n'étant pas militaire. Le vieux maréchal de Noailles Tappeloit, avec mépris, le général des farines; et le maréchal de Saxe dit un jour à Madame que du Verney en savoit plus que ce vieux maréchal.
Du Verney vint un jour chez Madame, où se trouva le roi, le ministre de la guerre et deux maréchaux ; et il donna un plan de campagne qui fut généralement applaudi. Ce fut lui qui fît nommer M. de Richelieu pour commander Tarmée, à la place du maréchal d'Estrées. Il vint chez Quesnay deux jours après, et j'étois chez lui. Le docteur se mit à parler guerre, et je me souviens qu'il dit : « Les militaires font un grand mystère de leur art ; mais pourquoi les jeunes princes ont-ils tous de grands succès? C'est qu'ils ont l'activité et l'audace. Pourquoi les souverains qui commandent leur troupes font-ils de grandes choses? C'est qu'ils sont maîtres de hasarder. » Ce discours me fît impression.
Le premier médecin du roi vint un jour chez Madame; il parla de fous et de folie. Le roi y étoit, et tout ce qui concernoit les maladies de tous genres l'intéressoit. Le premier médecin dit qu'il connoissoit, six mois à l'avance, les symptômes de la folie. Le roi dit : « Y a-t-il des gens à la cour qui doivent devenir fous? — J'en connois un
qui sera imbécile avant trois mois », dit-il. Le roi le pressa de le lui dire. Il s'en défendit quelque temps; enfin il dit: « C'est M. de Séchelles, contrôleur général. — Vous lui en voulez, dit Madame, parce qu'il ne vous a pas accordé ce que vous lui demandiez. — Cela est vrai, dit-il; mais cela ne peut m'engager qu'à dire une vérité désagréable, et non pas à inventer. C'est affoiblissement; il veut à son âge faire le galant, et je me suis aperçu que la liaison de ses idées lui échappe. » Le roi se mit à rire; mais trois mois après il vint chez Madame, et lui dit : ce Séchelles a radoté en plein conseil; il faut lui donner un successeur <. » Madame me raconta cette histoire en allant à Choisy.
Quelque temps après, le premier médecin du roi vint voir Madame, et lui parla en particulier. « Vous aimez M. Berrier, lui dit-il, et je suis fâché d'être dans le cas d'avertir Madame la marquise qu'il sera fou ou cataleptique avant peu. Ce matin je l'ai vu à la chapelle, où il s'étoit assis sur une de ces petites chaises qui sont très basses, et qui ne servent qu'à se mettre à genoux. Ses genoux lui touchoient au menton. J'ai été chez lui au sortir de la messe; il avoit les yeux égarés; et
I . Peirenc de Moras, intendant des finances et gendre de Moreau de Séclielles, fut nommé adjoint au contrôle gé~ néral des finances en mars 17 56.
son secrétaire lui ayant dit quelque chose, il dit, du ton le plus emphatiquement ridicule : « Taisezvous, plume. Une plume est faite pour écrire, et non pour parler. » Madame, qui aimoit le garde des sceaux, fut très fâchée, et pria le premier médecin de ne point parler de ses découvertes. Quatre jours après il tomba en catalepsie, après avoir déraisonné. C'est une maladie dont je ne connois pas même le nom, que je me suis fait donner par écrit. On demeure dans la position ou l'on est au moment de l'attaque: une jambe en Tair, si on l'a, et les yeux ouverts, etc. Cette dernière histoire, à la mort du ministre <, fut connue de toute la cour. Lorsque le fils du maréchal de Belle-Isie fut tué à l'armée, Madame engagea le roi à aller voir le maréchal. Il eut quelque peine à s'y déterminer, et Madame lui dit, avec une espèce de colère mêlée de douceur, et comme de plaisanterie :
... Barbare, dont Torgueil Croit le sang d*un sujet trop payé d*un coup d*œil î
Le roi se mit à rire, et dit : « D'où sont ces beaux vers? — De Voltaire, dit Madame. — Je suis un barbare, dit le roi, qui lui ai donné une charge de gentilhomme ordinaire et une pension, » Le roi se rendit chez le maréchal, suivi de
). Le iS août 1762, à Versailles.
Madame du Hau$set, 1 7
3o MÉMOIRES
toute sa cour; et il ne parut que trop vrai que cette visite si solennelle consola le maréchal de la perte de son fils, du seul héritier de son nom.
Quand le maréchal mourut, on le transporta sur une mauvaise civière, couvert d'une mauvaise couverture, à son hôtel. Je le rencontrai; les porteurs rioient et chantoient. Je crus que c'étoit quelque domestique; et, ayant demandé qui c'étoit, je fus fort surprise d'apprendre que c'étoit un homme comblé d'honneurs et de richesses.
Telle est la cour : les morts ont tort, ils ne sauroient trop tôt disparoître. Le roi dit : a Voilà donc M. Fouquet mort. » Le duc d'Ayen dit:
a II n'étoit plus Fouquet; Votre Majesté lui avoit permis de quitter ce nom , dont cependant le plus beau de son nez étoit fait. » Le roi leva les épaules. Il avoit effectivement obtenu des lettres patentes enregistrées, pour ne pas signer Fouquet, étant ministre. C'est ce que j'appris à cette occasion. M. de Choiseul eut la guerre à sa mort; sa faveur alloit en croissant de jour en jour. Madame le considéroit plus qu'elle n'avoit fait d'aucun mi* nistre, et ses manières avec elle étoient les plus aimables du monde, respectueuses et galantes. Il n'étoit pas un jour sans la voir. M. de Marigny ne pouvoit pas souffrir M. de Choiseul ; mais il n'en parloit qu'avec ses amis intimes.
Un jour il se trouva chez Quesnay, où j'arri-
DE MADAME DU HAUSSET l3a
vois; ils parloient de M. de Choiseul. a Ce n'est qu'un petit-maître, dit le docteur, et, s'il étoit plus» joli, fait pour être un favori d'Henri III. » Lft marquis de Mirabeau entra, et M. de La Rivière» ce Ce royaume, dit Mirabeau, est ^bien mal; ît n'y a ni sentimens énergiques, ni argent pour les sup-% pléer. — Il ne peut être régénéré, dit La Rivière, que par une conquête, comme à la Chine, ou par quelque grand bouleversement intérieur ; mais maU heur à ceux qui s'y trouveront ! le peuple françois n'y va pas de main morte. » Ces paroles me firent trembler, et je m'empressai de sortir. M. de Nfafrigny en fit de même, sans avoir l'air d'être affecté de ce qu'on disoit. a Vous avez entendu, me ditil; mais n'ayez pas peur, rien n'est répété de ce qui se dit chez le docteur : ce sont d'honnétea gens, quoique un peu chimériques; ils ne savent pas s'arrêter; cependant ils sont, je crois, dans la bonne voie. Le malheur est qu'ils passent le but.» J'écrivis cela en rentrant.
Le comte de Saint -Germain étant venu chez Madame, qui étoit incommodée, et qui restoit suc sa chaise longue, lui fit voir une petite boîte (yû contenoit des topazes, des rubis, des émeraudes» Il paroît qu'il y en avoit pour des trésors. Madame m'avoit appelée pour voir toutes ces belles choses. Je les regardai avec ébahissement, mais je faisois signe par derrière à Madame que je croyois tout