XII PRÉFACE
de ceux dont elle parle a composé M"^^ du Hausset, Ces grande dames briguant, comme un honneur, la salissante amitié de la Pompadour, c*est M"*^ de Brancas jetant au feu, avec la sollicitude d'une tendresse inquiète, Vélixir aphrodisiaque que se. dispose à prendre, au risque d'altérer sa santé, la favorite, désespérée de la froideur de son tempérament d'à-moureuse, si peu du goût de son royal amant; c'est la maréchale de Mirepoix, « la bonne petite mare» chale », qui fait défaire les malles de la marquise, prête à quitter Versailles en une heure de semi-dis" grâce; c'est cette adorable et vertueuse duchesse de Choiseul, surmontant, pour maintenir son mari bien en cour, ses dégoûts d'honnête femme condamnée à l'intimité d'une courtisane; c'est la duchesse de Gramont impétueuse et passionnée, soupçonnée d'avoir trop tendrement aimé son frère, le duc de Choiseul, et d'avoir, entre temps, essayé d'accaparer le roi; c'est la d'Estrade, l'intrigante amie de d'Argenson; c'est M^^ d'Amblimont, qui, par attachement pour M"»* de Pompadour, repousse les hommages du volage Louis XV; c'est celle-ci et ce -sont celles-là, « petites -maîtresses du Parc aux Cerfs », bourgeoises entraînées, prostituées de haut parage, qui défilent chacune avec plus ou moins de rougeur au front.
Les acteurs titrés qui jouent la comédie avec tant de talent sur le théâtre des petits appartements ont