‹ Mémoires de MoléChapitre 8 sur 85 · K MOLK · texte numérisé non relu

K MOLK

auxquels VOUS rendez vous-mêmes journellement hommage, qu'on inl(MX\sse votre cœur, qu'on élève votre àme, qu'on la séduise; votre goût formé, nourri par le sentiment et éclairé par l'étude, répond au théâtre de la nation, dont vous devez être les protecteurs et les soutiens, d'un succès constant et d'un honneur durable. Si les ouvrages ont en euxmêmes un mérite suflisant pour s'attirer votre admiration , il est un autre art essentiel à vos plaisirs et dont les productions du génie tirent un nouveau lustre , c'est le talent de la représentation, c'est l'imitation de la naîure, ce sont les moyens nécessaires à l'illusion. En vous parlant de cette nécessité. Messieurs, je vous entretiens de nos devoirs; que ne sontils aussi faciles à remplir h votre gré, qu'il est flatteur, quand on y est parvenu, d'en être récompensé ! Pourquoi le zèle et le travail ne suffisent-ils pas pour surmonter tous les obstacles? Il n'en serait aucun, parmi nous, qui n'eut de véritables droits à la considération dont vous honorez les grands talens. Mais du moins est-il, pour ceux d'une classe inférieure , une ressource bien précieuse , votre indulgence et la bonté que vous avez de vous prêter à leur faiblesse , en leur laissant le temps

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traplailir les diflicullcs : tels sont, Messieurs, particulièrement les motifs de ma respectueuse reconnaissance, (lontent. aujourd'hui d'avoir pu exciter votre bienveillance, heureux si quelque jour je n'ai plus à solliciter que votre justice.

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