‹ Mémoires de Nicolas-Joseph FoucaultChapitre 66 sur 105 · SOEUR DE FOUCAULT · texte numérisé non relu

SOEUR DE FOUCAULT

• C« j5 oelobr« 1701.

«J'oubliai de vous mander, la dernière

• fois que Je vous écrivis, mon cher frère,

• que nous avions trouvé votre dernière

• fille au noviciat dans une grande fer- « veiir. Elle demande avec empressement à « prendre le voile et voudroit que ce pût

• être dans le mois de novembre. Je crois

• que votre intention n'est pas d'attendre

• plus longtemps à lui donner satisfaction ,

« et que vous aimez autant que cette céré-

• monie se fasse sans vous que d'attendre

• que vous soyez ici. L’abbesse nous de- « mande si vous ne vous étiez point expli-

• qué de ce que vous vouliez faire pour

• cette fille, parce que, avant qu’elle prenne «l'habit, il faut la proposer à la commu-

• nauté et lui faire part des conditions aux-

• quelles l'on la reçoit. Nous lui disions

• que nous n'avions point traité ce cha-

• pitre avec vous, que vous saviez seule-

• ment qu’il ne falloit point se régler sur

• ce que vous aviez fait pour votre aînée, «qui étoit une personne infirme et, par

• conséquent, hors des règles ordinaires:

• que ma sœur avoit eu une fille religieuse

• a Jarcy; qu'il falloit vous demander si

• vous vouliez faire les mêmes conditions.

• qui étoient de donner i,noo francs d'ar-

• gent comptant , i oo écus de pension pour

• le couvent, cl de meubler et é({uiper la

< fille. L'abbesse nous dit qu'elle n’en de-

• inanderoit pas davantage, et que nous

• pouvions vous faire la proposition sur le

• mémo pied. Reste la pension particulière

• pour la fille. Il nous est revenu de plu- « sieurs endroits qu’elle voudroit fort que

• vous la traitassiez comme son aînée, c'est-

• à-dire que vous lui donnassiez loo écus;

• niais nous avons rejeté fort loin cette

• proposition. Nous avons dit qu'il nous

• paroissoil que lOO** étoient une pension

• très-raisonnable; mais la petite fille insiste

• à avoir davantage, et Je ne sais s'il ne « vous en coûtera pas 5o écus. J’ai promis «à l'abbcssc de lui rendre votre réponse;

• si les propositions que Je vous fais vous « conviennent, écrivez-moi incessamment;

• pour la pension particulière, vous pourrez

• attendre à la régler que vous soyez à

• Paris. Je vais faire un petit voyage de

• quatre ou cinq mois à la campagne avec «ma sœur. Mes offaires vont toujours le « même train , et Je ne puis linir avec

< M. Saudrier, qui me remet de Jour en «Jour.

«Je vous embrasse, mon cher frère,

« mille et mille fois. •

«A M. Foucault, iatenHant en buie • Normandie, à Cacii.»

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