LETTRE DE LA SOEUR DE FOUCAULT
• ABBESSE DE JARCY.
*C« 19 octobre 1709.
• Je suis bien aise, mon cher frère, que
• vous consentiez aux désirs de notre pos-
• tulanle, qui a de très-bons senlimcns.
destiné la première place qui viendroit à vaquer à M. Dubois, son beau-frère, ancien prévôt des niarcbands.
«J’espère qu’elle sera une bonne r«H- « gieune. Je n’ai rien fait k son égard que
< de l'areu de monseigneur le cardinal , qui «entre avec une bonté de père dans tout
• ce qui me touche. J’en reçois en toute
■ occasion dans mes afTaires la même pro>
• leclion que je recevrois de vous si vous « étiez placé ou je vous souhaite. Je no vois «pas tranquillement remplir par d'autres
< une place que vous devriez occuper depuis
• longtemps. Il faut espérer que votre tour
• viendra, et qu’enGn le rot vous rendra «justice. Je sui.s ravie que votre santé soit «entièrement rétablie; Dieu vous la con* « serve maintes années I Vous aurez la bonté
• d'engager une de mes smurs à acheter «ce qu'il faudra pour ma nièce. J’espère « faire sa cérémonie à la lin de novembre. «M. de Villeneuve a loué une maison à « dfuz lieurs d'ici ; il me visite par droit de
• voisinage très-gracieusement.
«Je suif, mon cher frère, entièrement
• à vous. •
• A M. Foacaah, inlentUot de Cæn,
• aCaeo (bute NonBandie).»
« LCrnvB D*AK?IE FOCCAULT.
« .Monsieur mon très-cher père,
« C'est pour savoir l'ètat de votre santé
■ que je me donne l’honneur de vous
• écrire, quoique j'en aie appris depuis « peu de mes tantes , lesquelles m’ont dit
• être bonne , ce qui m’a fait un plaisir que « ma plume ne peut pas expliquer. Je vous « supplie , mon Irès-dier père , de ménager « votre santé et ne vous point tant fatiguer. « Je me suis déjà donne l’honneur de vous
• mander que J’étoU entrée nu noviciat. Je
• m'appuie sur la bonté que vous m’avez
«toujours témoignée, ce qui me faiteroire
• que vous ne trouverez pas mauvais que «je m’adresse k vous-même, mon Irês- «cher et ires-honoré père, plutôt qu'à « aucun autre , pour obtenir la grâce d'avoir «pour ma pension particulière aoo*^ et « pour la maison 4oo**. J’espère tout de la «bonté que vous avez pour moi. Je vous
• supplie, mon trés>cher père, de consi-
• dérer que la maison n'est pas en état de « me donner toutes les choses qui me sont « néccs-*<aircs , et que j'use beaucoup plus «qu’une autre. Je sais que j'ai assez de « santé, mais je peux devenir infirme, et je «suis bien aise de ne manquer de rien.
• De plus, mon très-cher père, c'est que «je n’aurai que le bien que vous me ferez « pré-sentemenl , et que, si vous n'avez pas la « bonté de me faire un bon |>arli à présent, « c'est pour ma vie, et il ne sera plus temps « de m’en repentir. J'espère que vous ne
• me refuserez pas ce que je vous demande.
• Je suis avec un très-profond respect,
« Monsieur mon très-cher père,
« Votre très-liumblo et très-obéissante « fille et servante,
«Somr A. Puccaclt, •
« Ma cousine de la Brosse vous assure « do ses respects. »
• LETTRE D'ANNE POOCAULT.
• Monsieur mon très-cher père,
• J’ai re^u les lettres dont il vous a plu « de m'honorer; elles m'ont causé un vén-
• table plaisir, m’y apprenant les nouvelles
• d'un père pour qui j’ai tout le respect et
• rallachemenl, si j'ose me servir de ce < terme, que l'on puisse jamais avoir. J’ai
Le 26 décembre, j’ai écrit au roi pour lui demander la place du conseil vacante par la mort de M. Courtin, et ai adressé ma lettre à M. Chamillart.
Au commencement de 1 703, le roi a donné un édit pour l’aliénation des hautes justices J’en ai adjugé un grand nombre, et surtout à M. de Matignon, pour joindre à la justice de Condé.
Le 18 janvier 1703, j’ai écrit au P. de la Chaise que j’avois un üls âgé de dix-huit ans, en vocation et en état de remplir un hénéftce, s’il avoit la bonté de lui en procurer un. — [Vid. la lettre.)
.Madame de Mondonville est morte au mois de janvier 1703, au couvent des Hospitalières de Coutances. Elle a désiré que son corps fût envoyé à Toulouse, mais le roi ne l’a pas agréé.
• un sensible regret, mon très-cher père,
• d’ètre privée de l'honneur de votre pré- < sence à ma vèture; mais ayant peur que,
• si je vcnois è attendre , vous ne fussiez
• encore empêché par quelque affaire , cela c me fera prendre le parti de supplier ma
• tante l’abbesse de vouloir bien ne me pas
• retarder, puisque vous m'avez donné,
• mon très-cher père, votre consentement.
• Ma tante m'a dit que vous donnez pour la
• maison comme ma cousine Saint-Louis,
• c’est n elle à voir si elle est contente, et
• que pour moi vous régleriez tout lors-
• que vous seriez à Paris. J'espère que vou.s
• ne me refuserez pas ce que je vous ai «demandé. Je suis avec un très-profond •respect. Monsieur mon très-cher père,
• Votre très-humble et très-obéissante «tille et servante,
«SsEur A. Foocault. «
Ma cousine la sous-prieure vous a.ssurc « de ses respects. •