LETTRE D'ANNE FOUCAULT
• Ce iS oovembrf
• Monsieur mon très-cher père ,
«Je prends la liberté de vous écrire,
• non pas dans l'espérance d'avoir le bon-
• heur de vous voir à ma' vèture, laquelle «se fera ce a6 novembre. Ma joie seroit
• bien grande si j'osois me flatter d'avoir « bientôt l'honneur de vous voir, mais je
• no l'ose foire dans la crainte que j'ai d’en
• être privée. Je suis avec respect ,
• Monsieur mon très-clier père ,
«Votre très-humble et très-obéissante « filie et servante,
« Sœur Foucault. »
' Nous n'avons pas retrouvé cet édit, qui permettait probablement des aliénations de hautes justices seigneuriales. Plus tard, la jurisprudence des parlements le.« rendit facultatives aux seigneurs sans permission du roi.
Au mois de janvier 1708, j'ai vendu le Gef de Carcassonne à M. Aubert, receveur général des Gnances de Caen, la somme de. . . ■M. le chancelier de Pontchartrain a désiré que je donnasse la préférence à M. de Marescol.
Le a 3 février, madame d’OIonne m’a donné son portrait de l'âge de dix-huit ans; c’étoit la plus belle femme de son .siècle. Elle est morte à l’âge de ... '
En 1703, le roi a accordé à mon Gis, avocat du roi au Châtelet, une dispense pour passer du Châtelet au conseil, ce qui étoit sans exemple. M. de Harlay, premier président du parlement, Gt sur cette grâce extraordinaire des remontrances au roi, qui n’y eut point d’égard. M. le chancelier de Pontchartrain me manda , le 1 5 avril 1703, que M. Chamillart avoit beaucoup contribué à l’obtention de cette grâce et qu’il m’en félicitoit. — {Vid. aussi la lettre de M. Chamillart ci-jointe et celle que j’ai écrite à M. le chancelier.)
Monsieur,
Versailles, ie iSavrii 1703.
J’ai obtenu du roi la grâce que vous avex désiré que je demandasse pour M. votre Gis. Cette grâce est si singulière qu’en même temps que je vous apprends que Sa Majesté vous l’a accordée, je ne puis assez vous en marquer l’étendue ni en relever le prix. Elle m’a paru si extraordinaire que je vous dirai que, quelque désir que j’aie toujours eu de vous faire plaisir, je balançois néanmoius à entreprendre un aussi grand ouvrage et pour lequel je savois même que le roi avoit quelque opposition. Mais je vous avoue que l’amitié que M. Chamillart a pour vous et l'empressement avec lequel il m’a sollicité en votre faveur m’a déterminé à ne penser qu’à ce qui pouvoit faire
' Cathcrine-HenrieUed’Angennes.cotntesse d'Olonne, morte le i3 juin lyii.
■ Elle ivoit, dit Dangeau. quatre-vingts < ans paués. et dans sa jeunesse elle étoit • la femme en plus grande réputation de
• beauté. ■ Saint-Simon ajoute que la corntes.se d'Olonne était seour ainée de la maréchale de la Ferlé, et que, restées veuves toutes deux, elles lurent célèbres par leur galanterie, puis se convertirent.
réussir votre afTaire; et j’ai si bien pensé et si bien agi, qu'elle a eu tout le succès que vous pouvies espérer. Vous voyez par ce récit que c’est à M. Chamillart à qui vous avez la principale obligation. Vous ne pouvez trop le remercier et je ne puis trop vous féliciter.
Je suis,
Monsieur,
Votre affectionné serviteur.
M. Foocai’lt.