LETTRE DE LA SGEÜR DE FOUCAULT
■ ABBESSE DE JARCY.
• Cti) oriofcr* 17M.
« Je suis bien aise, mon cher frère, qut*
• vous consentiez aux désirs de notre pos-
• tulaule, qui a de très- bon s senlimcns.
destiné la première place qui viendroit à vaquer à M. Dubois, son beau-frère, ancien prévôt des marchands.
«J’espère qu'elle sera une bonne reli- « gieuse. Je n'ai rien fait à son égard que
• de l'aveu de monseigneur le cardinal , qui
• entre avec une bonté de père dons tout
• ce qui me touche. J'en reçois en toute
• occasion dans mes affaires la même pro-
• teclion que je recevrois de vous si vous « étiez placé où je vous souhaite. Je ne vois
■ pas tranquillement remplir par d'autres « une place que vous devriez occuper depuis
■ longtemps. Il faut espérer que voire tour
■ viendra , et qu'enfin le roi vous rendra ■justice. Je suis ravie que votre santé soit
• entièrement rétablie ; Dieu vous la conserve maintes années! Vous aurez la bonté «d’engager une de mes sœurs à acheter
■ ce qu’il faudra pour ma nièce. J’espère « faire sa cérémonie à la fin de novembre. « M. de Villeneuve a loué une maison à « deux lieues d’ici; il me visite par droit de
• voisinage très-gracieusement.
«Je suis, mon cher frère, entièrement
■ à vous. •
• AM. Foucault, intendant de Caen,
■ à Caen (bouc Normandie).»