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menacé Cherbourg le 20 juillet. Rien ne fui tenté en
La paix deRysxvick mit fin pour un temps à cet état d’alarmes; mais il recommença avec la guerre (le la succession d’Espagne. . En 1702, Foucault écrivit à Chamillart pour lui faire part du danger de voir les Anglais et les Hollandais descendre et s’emparer deCarentan, ce qui les aurait rendus maîtres de la presqu'île. 11 demandait un régiment de cavalerie pour rallier et soutenir la noblesse et les milices du pays, et se porter rapidement sur les points menacés. En 1703, une petite flottille de transports faisant voile pour Drest, sous l’escorte de deux frégates, fut brûlée par l’ennemi près du Mont-Saint-Michel, sans que les officiers du régiment de la côte se donnassent aucun mouvement pour la secourir; le roi les fit casser. En 1 706, dernière année de l’intendance de Foucault à Caen, on craignait encore une descente des Anglais.
ï 10. — Affaires ecclésiastiques.
Foucault fut souvent mêlé aux affaires ecclésiastiques de son temps; il y toucha, par les attributions qu’exerceraient aujourd hui les préfets et les procureurs généraux, en instrument toujours zélé du pouvoir central, exécutant sans réserve les ordres qu'il avait reçus. Rarement ses Mémoires laissent percer une opinion personnelle; on sent cependant qu’il partageait les préventions de Colbert à l’égard des couvents. Le grand ministre traitait volontiers les moines de « gens oisifs et inutiles «à l’Etat1;* il essaya de faire reculer l’âge des vœux monas-
1 Journa^ d'Olivier d Ormcston , cité dans Cliùrucl , Histoire de l'Administration monarchique en France, t. H, p. 386.
r.xxxv
INTRODUCTION, tiques *. Foucault pensait de même et ne s’en cache pas : il parle nettement1 * des couvents qui « dévorent » la ville de Cahors. En septembre 1687, le duc de Mazarin ayant offert de contribuer à l’érection d’un hôpital à Saint-Maixent, Foucault proposa d’y réunir les aumônes que les bénédictins de la ville faisaient à la porte de leur abbaye, et qui, selon lui, entretenaient la fainéantise et la mendicité3 *. Les bénédictins s’opposèrent à cette réunion, aimant mieux faire cette aumône « comme il leur plaît, «et sans en rendre compte à personne.» Cependant Foucault finit par l’emporter. En 1700, il revenait encore sur la même idée en basse Normandie, et proposait à Chamillart de centraliser au profit des hôpitaux les aumônes faites « abusive- « ment » à la porte des abbayes dans le diocèse de Coutances6.
L’intervention de Foucault en matière ecclésiastique fut le plus souvent une affaire de police. Tantôt5 on le voit rétablir l’ordre dans un couvent de femmes en rébellion ouverte contre une prieure que le roi s’étail prétendu en droit d’y nommer; tantôt c’est un autre couvent de femmes6 qui se révolte contre son abbesse et contre l'évêque de Cahors; tantôt il s’agit de réintégrer à Saint-Alfrique les Cordeliers que l’évêque de Vabres en a fait sortir de son autorité privée7. Ailleurs, c’est l’évêque d’Oloron qui ne rend pas foi et hommage pour les terres qu’il possède dans la. mouvance du roi', et qui, saisi dans ses revenus par la chambre des comptes de Pau, menace l’huissier saisissant de le battre. Une autre fois il fait rétablir le bon
1 Cliérucl, otiiir. cil. I. II. p. a85, cl
’ Mémoires, aoûl 1676, p. 38.
1 Ibid. p. 307. Déjà, aux Étals géné-
raux de 1 G 1 4 , les cahiers du tiers avaient
demandé ijuc les aumônes ducs par le»
évêchés et les maisons religieuses tussent
remises aux administrations Iniques des hôpitaux.
' Mémoires, p. 337.
1 Ibid, lin de 1677, p. 44- " Ibid, lin de 1G74. p. 3o.
’ Ibid, fin de 1G79, p. 5t.
' Ibid, mars 1 684 . p. 98.