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INTRODUCTION, jurer les troubles qu’on redoutait au commencement de la guerre, rendit les biens des fugitifs à leurs plus proches héritiers regnicoles, à condition qu’ils ne pourraient les aliéner pendant cinq ans'. Mais Foucault ne se tint pas pour battu; dix ans plus tard2, il réclamait encore contre la facilité avec laquelle on transmettait les biens des fugitifs à leurs enfants.
La cour ne sc départit de son système de relâchement que lorsqu’il s’agit des assemblées au désert. En février i688J, il s’en fit plusieurs dans le haut Poitou, aux environs de Sainl- Maixent. Les protestants s’y montraient fort exaltés,*et„provoquèrent l’autorité en avertissant eux-mêmes Foucault, par «un billet non signé,» des assemblées qu’ils allaient tenir. Faute de ministres réguliers, qu’ils appelaient de l’étranger, ils avaient pour prédicant on jeune homme de quinze ans, nommé Magnan, qui leur lisait des psaumes et des sermons. Foucault, ayant prisavec lui ses domestiques et une compagnie de dragons, tomba sur une de ces assemblées, à Grandrv. Elle se tenait dans un pré cutouré d’un ruisseau et d’une haie, et des hommes armés en gardaient la barrière. Ils voulurent résister et firent feu sur un détachement de dragons qui s’avançait pour les reconnaître. Foucault pénétra aussitôt avec ses dragons et fit tirer sur les révoltés. Il y en eut sept ou huit de tués ou blessés, et le reste mit bas les armes. On fit une quarantaine de prisonniers, dont six furent pendus, trente et un allèrent aux galères, et deux femmes furent condamnées au fouet. Quant au jeune homme qui avait prêché, on le fit enfermer dans un séminaire pour y être châtié et élevé dans la religion catholique.
Cette prompte répression valut à Foucault les félicitations
1 Isnmhert, l. XX, p. 96; Rulliière, * Mémoire!, avril 1 69g , p. 339. liclaircitu menti, t. II, p. »58. ’ Ibid. p. a 18.