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INTRODUCTION, il s’agit seulement ici de ce qu’il fit en dehors de ses fondions officielles.
Comme écrivain, ses titres se réduisent à peu de chose. On peut supposer avec vraisemblance que la relation de la fêle de Poitiers en 1687, et le plan de la tragédie qu’il fit représenter l'année suivante, sont de sa main. M. de Boze 1 lui attribue en partie le procès-verbal de la conférence des commissaires du conseil avec ceux du Parlement, pour la rédaction de l’ordonnance de 1667. Nous avons vu qu’en effet il avait coopéré, comme secrétaire d’une première commission, aux travaux préparatoires de celte célèbre ordonnance. Mais il n’assista pas aux conférences dont il est question ici; ce fut son père qui en rétligea le procès-verbal, et c’est à sou père que, dans ses Mémoires, il rapporte cet ouvrage qu’il publia en 1700. 11 reste seulement possible qu’il ait aidé son père dans la rédaction définitive, et que M. de Boze l’ait appris de sa bouche.
M. de Boze compte également parmi ses œuvres un Discours prononcé ù l'ouverture des séances de l'Académie des belles -lettres, établie à Caen par lettres patentes du mois de janvier 1705, Caen, 1 705, in-4°. Enfin il y comprend les Mémoires, qu’on ne peut appeler tout à fait une œuvre littéraire, et dont nous avons indiqué le caractère ci-dessus.
A Caen, Foucault se fit le patron de l’Académie. Il en excita les travaux, qui languirent beaucoup quand il eut quitté la province4, et les partagea lui-même en se livrant à des re-
de la révocation de l'édit de Nantes, I. I, p. 391) lui fuit honneur. Nous montrerons plus loin que sa part dans cette affaire fut uniquement administrative. Le manuscrit Tut trouvé par l'abbé FouilUc, et publié par Baluze.
1 Eloge de Foucault, prononcé en 17a 1 à l'Académie des inscriptions et belles lettres, dans l'Hi-loiro de l’Académie, par Boze et l'abbé Goujet, t. II ; Paris, 17^0, in-13, p. aa3 elsuiv.
’• Éloge, p. s4C.
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INTRODUCTION
cherches archéologiques et à des fouilles qui eurent le plus heureux succès. Près de Valognes, il découvrit les ruines d’un théâtre dont il put lever le plan, et qu’on rapporta à une ville antique d'Alanna Mais sa meilleure découverte fut celle qu’il fit dans le village de Vieux, à deux lieues de Caen. Il y trouva des ruines, dont les plus apparentes étaient un aqueduc, un reste de chaussée, quelques débris de colonnes, des fragments d’inscriptions, etc. «Il fit fouiller aux environs et découvrit «ainsi plusieurs autres édifices, dont les fondations étoient «encore entières. Entre ces édifices, le plus remarquable est
« un gymnase complet avec des bains Ces témoignages
« irréprochables d’une grande et ancienne ville se trouvèrent « confirmés par les inscriptions que l’on déterra parmi ces «ruines, et par celles qui avoient déjà été découvertes aux « environs. Elles sont presque toutes d’une espèce de marbre « rouge veiné, dont la carrière subsiste encore à Vieux. . . Dans «ces inscriptions, il est parlé de la ville des Viducassiens, « civitas viDUC[<w*ium], que l’on trouve ainsi nommée dans « Ptolémée. M. Foucault, et M. Galland1 2 qui étoit auprès de «lui, envoyèrent à l’Académie, en 1704 et 1705, la relation « de ces découvertes. Ils y joignirent leurs réflexions sur la ville «des Viducassiens, la copie des inscriptions principales et la « description d’un grand nombre de médailles trouvées au « même lieu 3. »
1 Montfaucon , l'Antiquité expliquée, 1. 1 . préface, p. xtx.
’ Cest le célèbre orientaliste, traducteur des Mille et une Nuits. Foucault l'avait attiré prés de lui et le soutenait. Voilà un
titre littéraire qui vaut bien les autres. Il soutint de même et encouragea plusieurs artistes, entre autres le peintre I.afage.
(Voy. l'/éàecedario de Mariette, et Chennevières. Recherches sur les peintres provinciaux, t. II, p. 237. J
1 Histoire de l'Académie des inscriptions . par Bore et l'abbé Goujet. t. I, p. 3ÿ6, la Haye, 1718, in-ia. (Sur les découvertes de Foucault en basse Normandie, voy.
Montfaucon . l'Antiquité expliquée. )
INTRODUCTION
Le roi, en réorganisant l’Académie des inscriptions et belleslettres par le règlement du 16 juillet 1701, y avait nommé Foucault à une place d’académicien honoraire '. Dans son éloge, Boze raconte que, lorsque l’Académie reçut les communications archéologiques de Foucault, en 1704 et 1705, «un «savant académicien, M. l’abbé Fraguier, compara dès lors «cette découverte à celle que Cicéron, questeur en Sicile, « s’applaudissoit d’avoir faite, aux portes de Syracuse, du tom- « beau d’Archimède, couvert de ronces et ignoré de tous les « Syracusains 2. »
A son retour à Paris, en 1706, il prit une part active aux travaux de ^Académie, et la présida souvent. Son éloge y fut prononcé après sa mort, en 172 1, par M. de Boze. Ce fut l’abbé d’Autin qui lui succéda.
Le grand titre de Foucault, pour entrer à l’Académie des inscriptions, était bien moins dans ses travaux que dans ses goûts, dans les importantes collections qu’il avait réunies dans sa bibliothèque et ses cabinets cfe médailles et de figures antiques. Le président Hénault3 parle de lui comme d’un grand antiquaire, et nous apprend qu’il avait eu pour bibliothécaire l’abbé Mongault, et que sa jolie maison d’Athis4, qu’occupa depuis la maréchale de Villars, avait, « suivant son goût d'an- « tiquités, des jardins remplis d’armes et de tombeaux. »
Le P. Le Long5 cite la bibliothèque de Foucault comme une collection précieuse, surtout au point de vue de l’histoire
’ Vov. les articles 3 et suivants de ce règlement dans Isambcrt, Ane. lois franc, à la date.
* Eloge, p. uho.
*. Mémoires, p. 5.
* l-es Mémoires font fort peu mention de celte maison d'Alhis; ils nous appren-
nent seulement, p. 33t. qu'elle avait été • offerte» à Foucault par son cousin germain, M. Baudouin, conseiller nu parlement de Paris, qui y mourut à la lin de
* Bibliothèque historique, 1" édit.. préface et passim.
xl INTRODUCTION,
de France, et ouverte à tous ceux qui voulaient en profiter. Les Mémoires n’y font qu’une seule allusion, relative aux Origines de la langue française, de Caseneuve. L’auteur de cet ouvrage était mort à Toulouse en 1602. Son héritier, M. Tornier, avocat, qui avait ce manuscrit entre les mains, le céda à Foucault pendant son séjour à Montauban. En 1689, quand Foucault fut à Caen, Segrais, qui s’était retiré dans cette ville, ayant vu ce précieux ouvrage dans sa bibliothèque, lui demanda de vouloir bien le communiquer à Ménage, qui allait publier une nouvelle édition de son Dictionnaire étymologique. Ménage, de son côté, offrit de publier les Origines de Caseneuve à la suite de son propre livre. Foucault, ^jui se trouvait très-flatté de cette proposition, écrivit à Ménage 1 « qu’il se sa- ■■ voit très-bon gré d’avoir retiré, étant intendant à Montauban, «des mains d'un des héritiers de M. de Caseneuve, le travail « qu il avoit fait sur cette matière; qu’il étoit très-glorieux à la « mémoire de ce savant homme qu’il voulût bien prendre soin « de mettre ses découvertes au jour; que, pour lui, il s’estimoit •< doublement heureux, et d’avoir garanti ces Origines de l oubli, «et de ce quelles lui procuroient la connoissance d’une per- « sonne qui fait les délices et l'admiration des gens de lettres. » Mais Ménage était trop vieux et trop occupé pour accomplir lui-même cette publication; il en chargea M. Simon de Valhéhert, et les quatre premières feuilles étaient déjà imprimées par les soins de ce dernier lorsque Ménage mourut, en 1692. Valhébert 11e se crut pas suffisamment autorisé à poursuivre sa publication sans en référer à Foucault, qui lui octroya de nouveau son agrément; et la première édition des Origines de
' Nous donnons le» termes mêmes de de Vulhéberl. dans sa préface aux Orile Içltrc de Foucault à Ménage, du t3 gines de Caseneuve, Did. élym. de Mc-
aoûl ! O89 , tel- que tes rapporte Simon nage, t. I, prêt. p. xvj, édit, de 1760.
INTRODUCTION