x INTRODUCTION
en 1698, procès contre des gentilshommes qui, des côtes de Normandie, faisaient la contrebande avec les Anglais de Jersey et de Guernesey. On saisit chez un d’eux dix-sept cents paires de bas d’Angleterre.
foucault né ménageait pas les concussionnaires, mais ils lui échappaient quelquefois. Un lieutenant général d’Avranches, poursuivi par lui pour concussions, violences et malversations, eut assez de crédit auprès du chancelier Bouckcrat, en répandant de l'argent dans sa maison, pour lui faire admettre que foucault était suspect dans son affaire et pour la faire renvoyer devant l’intendant d’Alençon. Il en fut quitte pour être admonesté par le tribunal des requêtes de l’hôtel. «C’étoit, dit Foucault, une affaire criante1.» Cet insuccès ne le découragea pas, et ne l’empêcha pas de poursuivre, dès le mois de novembre suivant, un grand maître des eaux et forêts qui avait commis des malversations dans les ventes de l>ois des forêts de Valognes, et de condamner aussi2, pour concussions et malversations, le receveur des tailles de l’élection de Vire.
fn 170G, un gentilhomme fut mis à la Bastille pour avoir fait de son château une retraite de Bohémiens et s’être constitué le recéleur de leurs vols.
A côté des crimes réels, les crimes imaginaires. La magistrature normande avait toujours cru aux sorciers, et, en 1 670 , le conseil du roi avait dû s’opposer aux procédures du parlement de Rouen contre trente-quatre malheureux qu’on allait envoyer, sous cette imputation, au bûcher ou à la potence3. Un édit de juillet 1682 expliqua la pensée du gouvernement, qui ne voyait dans la sorcellerie qu’une imposture plus ou
1 Mémoires, août i ()<(/, , p. 3o8. Histoire du Parlement de Normandie, t. V,
* Ibid, mars 1702. p. 346. p. 7i8clsuiv.
’ Voyez , sur celle affaire, Floquct,