‹ Mémoires de numismatique grecqueChapitre 6 sur 9 · DB LA CILICIE · texte numérisé non relu

DB LA CILICIE

On connaît aussi des médailles de Faustine la mère, qui ne montrent que le nom de Castabala, KA2TABAAEÎ1N (1). <îette TÎlle aurait donc changé de nom arant le second siècle, puis aurait repris son ancien nom pour le perdre encore bientôt après! Le système indiqué par M. Mionnet me paraît d'autant plus facile à adopter, que Castabala était située très-près d'iFgée, suivant l'itinéraire d'Antonin, et par conséquent dans le voisinage du Pyrame, fleuve qui, d'après le témoignage positif des médailles elles-mêmes, baignait la ville d'Hiéropolis.

CORACÉSIUS.

N® 4. ANT(t)^î€l?fOC K.AICAP. Tête laurée d'Antonin le Pieux, à droite.

ROPAKHCiCOTUtIN. Diane, vêtue d'une tunique courte ■t d'une chlamyde, marchant à droite; de la main gauche étendue, elle tient son arc, et de la droite, elle tire une flèche de son carquois; près d'elle est un chien courant. Æ. 6. (PI. E, 0*3.)

La carte dressée par M. Dufour pour faire suite à la Description des médailles grecques de M. Mionnet, place Coracésius entre Corycus et Séleucie, et cependant tous les auteurs anciens s'accordent à considérer cette ville comme la frontière de la Cilicie et comme située sur le fleuve Mêlas, à quelque distance de Sidé de Pampbylie (2).

Le type de la médaille rappelle le temple de Diane Sarpédonia, que Strabon place en Cilicie, sans préciser en quel lieu il existait (3). Je crois pouvoir hasarder ici une conjecture qui m’est suggérée par la comparaison du type de La médaille de Coracésius avec quelques autres monuments de l’antiquité figurée.

La déesse, telle que nous la voyons ici représentée, doit-elle (( • Mionael, t. III, p. SSS, o* 226.

(2) Ka) ti Kopoot^ow , 4px^l vik Tfayûat KiXtxlo<. Su*b. XIV, p. 667 — llpürev Toivw tari vSW KiMxwv fpoCptov ri Kopaxqmov. i W p. 66S.

(3) Stnb. XIV, p. 676 “Ex jt vf! KtXix^i iori xo! x6 Ti|p £apm)Savta< 'Apttpiio; tipov xaî pavnt9v.

MBOÀII,T,ES INÉDITES

être appelée seulement Diane chasseresse , et son attitude ne rappelle-t-elle pas plutôt la part qu’elle prit au célèbre combat des dieux contre les géants?

Un bas-relief de la Filla Mattéi (1) montre Diane ajustée de la même manière que sur notre médaille, ayant près dVIle son chien qui la défend contre les attaques d'un géant anguipède qui s'apprête à lancer des quartiers de rocher. Millin y voit encore une Diane chasseresse , dénuniinatioii que conserve le savant traducteur de la Symbolique (‘2j ; et cependant le combat est évident.

D'autres monuments, parmi lesquels je citerai un vase de très-ancienne fabrique reproduit par Dubois-Maisonneuve (3), et une intaille publiée par Millin (4), représentent la fille de Latone au moment où, suivant Apollodore, elle combat le géant Gration (5).

Le bras étendu en avant caractérise, à mon avis, l’action du combat, et il en implique toujours l'idée dans les figures de Jupiter-Promachos et de Pallas-Promachos. Ces divinités sont prises dans cette acception alors même qu’elles ne sont point en présence de leur ennemi ; c’est une sorte d’abréviation d'une scène connue, que l'exiguïté du champ d’une médaille semble autoriser et à laquelle l'esprit supplée parlaitement. Je suppose que le caractère de Promaehos peut être étendu à Diane lorsque, comme sur la médaille de Coracésius, elle tient son arc en avant, tandis que l’on réserverait le titre de chasseresse à la Diane qui vient de saisir par ses andouillers d’or la biche de Cérynée.

PHILADELPHIE DE CÉTIDE.

N» 5. AÏT. K. M. orH. MA2IMEIN02. (sic) Buste laure

(1) ActucHemeDt roDicrvé «a Vattran. *

(2) ReL Je CAnt.» atlas n* 328.

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