‹ Mémoires de Philippe de Commynes Notice sur Philippe de Commynes preuves. Mémoires de Philippe de Commynes preuvesChapitre 19 sur 78 · Tome I, page 262 , ligne · texte numérisé non relu

Tome I, page 262 , ligne

Nouvelles du recouvrement fait par le roy Edouart IIII*, de son royaulrue d'Angleterre, et des victoires qu'il a eues contre ses rebelles : novembre mil 1111e lxx 2.

Depuis que nostre souverain seigneur Edouart le quart, par la grâce de Dieu, roy d'Angleterre et de France, et seigneur d'ïrland, départit du pays de Zel-

' Oacuarii, Rapport sur les documents concernant l Histoire de la Belgique, i" partie, iSy-ilii.

* Nous publions ce récit du recouvrement du ro\aume d'Angleterre par Kdouard IV, d'après un manuscrit de la InWiollièipie fiovale, coté 844^*. loi. 1 t j-i i0. Luc copie île ce récit, exécutée sur vélin et ornec de quatre miniatures, existait en iS.m, et, -ans doute, exi>l< encore dans la bibliothèque publique de Garni e « m (| après ceit<

lande , et monta en mer le xc joui' du mois de mai* dernier, il eust en passant très mauvais temps et grosses tempestes : tant que il et ses gens arrivèrent en grant péril et Janvier, le xiiii0 jour dudict mois, en son royaulme d'Angleterre devers les parties du Norh dont il print le chemin vers sa cité de Yors, où il vint le xviuc jour d'icellui mois, et de là fist tant par journées qui fust venu à la rivière de Tient \ qui est près demie lieue dudict royaulme, le xxvc dudict mois. Et là eust nouvelles que le conte d'Oxenford' estoit à ung passa ige où il fist assemblée de gens pour le garder de passer; mais nostredict souverain seigneur approucha si près de lui, qu'il se meist incontinent eu fuyte : et après il prist son droit chemin devers son grant rebelle et traictre le conte de Warwich, qui alors se mit aux champs à bien grant puissance de gens; et après qu'il secut l approuchement de nostredict souverain seigneur, il se mist avec ses gens en une forte cité fermée , nommée Covenlre *, le xxvn0 jour dudict mois, devant laquelle cite nostredict souverain sei-

oopie, divisée en quatre chapitres ( chacun desquels est orné, eu tète, d'une miniature), qu'a été faite la traduction anglaise publiée par la société des antiquaires de Londres, dans le volume XXIfp. u- .»5 ) de Yjircluvolofcia . on trouve également dans ce recueil la reproduction au trait des quatre miniatures dont il vient d'être parle. Le récit, dans le manuscrit que nous suivons, u'a aucune division : uous le séparons en quatre alinéa, dont chacun représente l'un des quatre chapitres du manuscrit de Caud.

' A Havempurjjh.

- Tliim.

Oxluid ■ Coveutn

gneur se mist avec son host en bataille le xxixc jour dudict mois. Et là , pour la salvacion de ses subgès <l'ic elle cité, défia ledict Warwicb de venir hors aux champs pour déterminer sa querelle par bataille ; ce qu'il refusa par six jours continuez : et après ce le Roy en departist, tirant à la ville de Warwich pour lui tirer et donner plustost couraige de venir et saillir hors. Et, durant ladicte saison, il yssist d'icelle ville de Warwich pour recevoir son frère, le duc de Clarence, lequel , avec belle compaignie de gens, se vint rendre à lui, selon les appoinctemens entre eulx sur ce parafant traictiés : et là conclurent sur les champs, les bannières desploiees. Et, après ce, il cust nouvelles que le duc d'Excestre, le sire de Beaumont et autres vienderoient au relief et aide de sondict grant rebelle le conte de Warwich, à l'encontre desquelx jusques à la ville de Leycestre il envoya une compaignie de ses gens, qui les chassèrent et mirent d'illecqucs en fuite le m* jour d'avril. Et, après, nostredict souverain seigneur retourna de rechief, à tout son host et puissance, devant sadicle ville de Coventre, le iinejour et ve dudict mois d'avril : et, quant il ne peut trouver manière de provoquer sondict rebelle de venir ne saillir hors de ladicte cité, ne assegier ne assaillir icelle cité, sans la destruction de ses subgès, habitai) s et demeurans en icelle, bien jusques au nombre île XXm hommes, dont il eust grant compassion et pitié, et aussi pour ce qu'il savoit bien que son principal adversaire Henry estoit alors en sa cité de Londres, et autres .ses rcbclics et Irai très avec lui en grant nombre, cl là usoil ei usur-

poit son auctorité royal, il departist de sadicte cite de Coventre et s'adressa devers sadicte cité de Londres, on il vint le xie jour dudict mois d'avril. Et incontinent prist la tour et eust ouverture de ladicte cité, et saisit le corps dudict Henry et le corps de l'arcevesque d'Iorch, lesquelx il tint en ses mains, et autres ses rebelles et traîtres. Durant lequel temps, ledict conte de Warwich, supposant que ladicte cité et tour seroient gardées par force de gens à rencontre du Roy, ou autrement que il tiendroit la solemnelle (este de Pasques en ladicte cité, et cuidant le soupprendre illec, présuma d'issir de ladicte cité de Coventre et de venir hastivement à rencontre de lui avec grant host et puissance de gens. Le Roy, bien adverty de son traître pourpos, pour le rencontrer (ce que ne povoit pas pour lors, non obstantle temps, bonnement différer) partist à tout son armée et puissance de sadicte cité, la vigille de Pasques desrains, le xin' jour d'avril, et s'avança jusquesà x milles (tic noz milles d'Angleterre) loings d'ilec : et là se tint sur les champs par belle ordonnance tout icelle nuyt, jusques à cinq heures du matin que il combatist ses rebelles le duc d'Excestre, le marquis de Montagu , le conte de Warwich et le conte deOxeuford, et le seigneur de Beaulmont, avec gratis l'oison de gens jusques au nombre de xxxm cornbalans, selon le compte d'eulx mesmes. Et là furent lue/, ledict conte de Warwich et marquis son frère, avec bien grant nombre de chevaliers, d'escuiers et d'autres gens qui très durement et fort se combatirenl

\ l'cncoillic du Roj et île xe> ;;cii> par l espasse de

trois heures : mais a la fin le champ luy demeura , à l'aide et grâce du Tout Puissant et de la benoiste Vierge Marie, et du glorieux martyr saint George.

Et, après tout ce, le xvie jour dudict mois, le Roy eust nouvelles que Marguerite , soy disant royne, de sa très ma I va i se pretensse et usurpa cion , avec son fil/ Edouart , soy disant prince, et leurs adherens estoienl armez et venus en ce royaume au pais de West , à Tencontre de luy, à tout leur povoir et force, et qu'ilz tiroient plus loing envers le West à la cité de Excestre , où , a l'aide de iceulx amis qu'ilz avoient ès contés de Cornewaille1, de Vouchire', Somerset3 et Doisret*, et autres contez et pais adjoignons, lesquelx, par le moyen dudict conte de Warwich, soubstenoient la querelle du roy Henry, lesdicts Edouart et royne Marguerite furent en peu de temps acompaignez avec grant nombre de peuple: pour laquelle cause, le xxii* jour dudict mois, nostreclict souverain seigneur retourna de rechiel aux champs, et tellement journeya (et aussi lesdicts Edouart et Royne s'aprouchoient) que le Roy vint dedans xviiï milles de noz milles près où ilz estoient, en la cité de Bathe. Et proposoient le lendemain de donner au Roy bataille, comme il luy fust rapporté : sur quoy il se mist aux champs, ladîcte nuyt, avec son hosl en belle ordonnance, où il demeura toute ladicte nuyt, espérant de comba Ire le matin lesdicts Edouart

1 Goruwall.

* Devonshirc

• Dorsetshirv.

•280 MÉMOIRES DE CGMMYNRS. [1471]

et Marguerite. Mais quant ilz seurent l'intencion et ordonnance du Roy, ilz changèrent pourpos, et prinrent autre chemin avec leur host devers une ville forte, apellee Bristone1, où, par le moyen et ayde d'aucuns des rebellesdu Roy, ilz furent receuz et confortez de gens, vitailles et argent. Et sur ce prinrent de rechief couraige d'issir hors de h dicte ville et de donner au Roy bataille, comme il luy fut dit; et sur ce, le second jour de may, ilz espierent et appointèrent ung champ à îx milles d'illec : et ce venu à la cougnoissance du Roy, il s'aproucha desdiets Edouart et Marguerite auprès de deux milles ; et, quant ilz sentirent qu'il approuchoit, ilz déclinèrent et départirent dudict champ, icellc nuyt , et tant cheminèrent icelle nuyt et le jour ensuivant, par l'espace de xxxvi milles, qu'ilz vindrent avec leur host à ia ville de Tewkesburv. Et ce venu à la cougnoissance du Roy, il departist après eulx avec tout son host en ordonnance, et tant exploita, qu'il vint ledict ni" jour de may dedans trois milles de ladicte ville de Tewkesbury, où il longea celle nuyt son host aux champs; et, au matin, s'aproucha en belle bataille, et vint devant ladicte ville de Tewkesbury, où il trouva sesdicts rebelles en bataille en ung merveilleux fort champ. Et, encoramandant sa cause et querelle à nostre benoist Créateur, marcha sur eulx le lili'jour de may; et, à l'aide de nostredict benoist Créateur, eust et obtint la victoire de sesdicts rebelles, où ledict Edouart, Jehan, frère du duc de Sombreset, appel lé marquis dcDorset,

1 Bristol,

le coule de Voushir, le seigneur de Wenloc, avec pluseurs autres notables chevaliers et escuiers, furent tuez; et là pris Edouart1, apellc duc de Somerset, le prieur de Saint Jehan avec pluseurs autres chevaliers et escuiers.

Lesquclx, le vie jour dudict mois de may, en ladicle villede Tewkesbury furent decolez et divers autres gentishommes avec eulx, qui avoient esté de long temps provoqueurs et coutumiers de la rébellion à rencontre du Roy. Et de ladicte ville le Roy departist le vif jour dudict mois de may : et luy vint lors nouvelles que certains de ses rebelles du North commencoieut à faire assemblées et commocions du peuple à l'encontre de luy, en la querelle du roy Henry; pour laquelle cause il se tira devers eulx, et vint en sa cite de Coventre le xf jour dudict mois, où il se relïreschit en son host, et envoya de nouvel pour autres ses subgès. Et incontinent que sesdicts rebelles du North entendirent sa venue devers eulx, ilz se départirent, leurs bandes et compaignies, et se retrairent : et aucuns d'eulx, c'est assavoir le seigneur de Camus3 et autres, furent prins, et aucuns ont envoyé et fait moiens devers le Roy pour avoir grâce ; et les cités, villes etdiverses contrées se sont submises et nsseurees, et mises en deue obéissance au Roy, ainsi que le xilf jour dudict mois de may fust sceu, que la rébellion commencée au jN'ortli ne pourra nuyre, mais que tout ledict pays sera bien

1 Edmond.

■ Joho Langstrol \wv .

'• Camis.

288 MÉMOIRES DE COMMYNES. [ 1471 j

pacifié. Et, en ceste saison , le Roy fut acertené que le bastard de Fauquenbergue *, avec aucuns soudoies de Calais et Maronniers, avoient traictreusement conspiré ;i l'encontre de Sa Majesté royal et assemblé grant peuple en pays de Camps, en la querelle dudict roy Henry, et, le xii* jour de may, vint devant la cité de Londres, disant qu'ilz vouloient avoir ledict Henry hors de la tour et de queri e le Roy on qu'ilz le pourroient trouver, eulx nombrant xvinm hommes; à Tencontre desquelx le Roy incontinent envoya grant partie de son host pour conforter et secourir sadicte cité de Londres; lesquelx se partirent de Coventre le xuif jour de may, et luy mesme se partist le xvi* dudict mois, tirant devers sesdicts rebelles, [lesquelx], ronguoissaus qu'il se disposoit de venir à Tencontre d'eulx avec grant nombre de gens, laissèrent leur pourpos de passer la rivière de Thamise, et de venir devers luv.

Et à grant violence, le xme et le xime dudict mois, assaillirent la cité de Londres avec trets de llaiches et canons, et mirent le feu en diverses maisons, sur le pont de Londres, et en deux autres portes, tout à une fois; mais les bons contes Dercy et de Rivière, et les serviteurs du Roy, à l'aide des citoiens, ledict xiuf jour vssirent hors sur eulx et les firent faillir de leur

pourpos, mirent en fuyte et destrousserent plus de deux milles d iceulx, dont la plus granl partie furent tue/, et pritiN. Et ce vo\aut, lesdicls rebelles, le xvi',

' Thomas Pcwill, lils (lu lor«l TIioiims l-.uu«>nl i i^li.

xvue el xvm* jour cludict mois, se retirèrent en une montai g ne à quatre milles de ladicte cité, et là se tindrent grant nombre trois ou quatre jours. Quant ilz ouvrent la venue du Roy devers eulx, ilz se départirent et s'enfuyrent devers la coste de la mer. Et le Roy, tenant le chemin devers eulx, vint à sadicle cité de Londres le xxi" jour de may, acompaigné des grans seigneurs et de la substance des nobles de son royaulme, et autres gens habilles pour la guerre, jusques au nombre de xxxm hommes à cheval. Et est à remembrer que, moyennant la saison , depuis le champ de Tewkesbury jusques à la venue du Roy à Londres, ladicte Marguerite, soy disant Royne, avec plusieurs capitaines de la partie de sondict lilz Edouart, furent prins et amenez es mains du Roy, et encoires remaignent. Toutes lesquelles choses venues à la notice dudict Henry, nagaires appelle Roy, lors estant es la tour de Londres, print pour ce tel courrous que de desplaisir et merancolie il mourut le xxime jour dudict mois. Le Roy avec tout son host departist de Londres devers ses rebelles, lesquelx estoient départis et divisez en diverses parties , aussi bien en Crcnt 1 que en autres pays, excepté le bastard de Fauquenbcrgue, lequel, avec grant nombre de maislres de mariniers, se retraihit et entra en la ville de Sanduyc * : et là avoit le gouvernement et comluyte de xlvii navires et de ladicte ville aussy; mais incontinent qu'ilz entendirent que le Roy approchoit d'eulx , ilz poursuivirent de-

« Kent.

• Sandwich

vers lui pour estre receuz à sa grâce et avoir appoinctement, ce qui leur fust octroie, et sur ce délivrée ladicte ville et navires le xxvie jour de cedict mois. Et ainsi, à l'aide de Dieu, de Nostre Dame, saint George et de tous les sains, est finye et déterminée la rentrée et parfait recouvrement du juste tiltre et droit de nos tredict souverain seigneur le roy Edouart le un' de son royaulme d'Engleterre dedans l'espasse de xi sepmaines : durant lequel temps, par l'aide et grâce de Dieu, il , par son grant sceu et bonne pollicie, a passé et eschapé pluseurs grans perilz, dangiers et difficulté? où il a esté, et, par son noble et chevalereux couraige, a obtenu deux grans batailles, et a mis en fuyte et desconfiture diverses grandes assemblées de ses rebelles en diverses parties de son royaulme, en grant nombre; lesquclx, combien qu'ilz estoient aussi rigoureusement et malicieusement dispose/, qu'ilz povoient estre , toutesfois ilz ont esté si espoantés et en si grant pavour du chevalereux couraige de nostredict souverain seigneur, qu'ilz ont esté tous confus. Parquoy il appert et est creu fermement que à l'aide du Tout Puissant, qui ne luy a pas failly depuis son commencement jusques cy, que en brief procez il pacifiera ses subgéspar tout sondict royaulme , que paix el prospérité^ acroissera de jour en jour en ieelluy, à l onneur et louange de Dieu, sa singulière et bonne renommée, en grant joye et consolacion de ses amis, alliés et bieuveillans et de son peuple, et confusion à tous ses annemis et malveillans. Ainsy signé : Marpisse'.

1 La signaum- Mnvpitte manque dans I ' manuscrit ili» Garni. ( *•

S'ensuivent les noms de ceux qui de Tewksbury, I

Premièrement :

Edouard, appellé le prince

de Galles, Sire Jehan de Somerset, Le seigneur de Weneloch, Sire Edmond Hampden , Sire Jehan Wellenor, Sire William Roos,

furent tues à la dernière bataille e 14 may 1471.

Sire Jehan Delues, Sire William de Vauby, Sire William Fildind, Sire Robert Wininguem, Sire Nicolas Herby et plusieurs autres, montant à mil.

S'ensuivent les noms de ceux qui furent décapités.

Premièrement :

Le duc de Somerset ,

Le prieur de Saint-Jehan,

appellé sire Jehan Long-

heustod , Sire William Votary, Sire Gervais Clifton , Henry Tresham, Jehan Delues, W7alter Courtnay, Loys Mills,

Jehan Flory,

Robert Jackson ,

Jehan So*wen,

Sire Thomas Tresham ,

Sire William Webingh,

Sire Hunerefry,

William Grynnsby, condamne h mort et pardonne.

qui va suivre ne se trouve pas dans le nôtre nous I empruntons, en le traduisant, à l.i traduction de M Archœnlo^ia,

S'ensuit la copie de la lettre envoyée par le roj Edouard au\ nobles , burgmaistres , eschevins et conseil de Bruges * .

Edouard, par la grâce de Dieu, roy d'Angleterre el de France, et seigneur d'Irlande, à nos très chiers et especîaux amis les nobles hommes, escoutettes, burgmaistres, eschevins et conseil de la ville de Bruges, et à chascun d'eulx, salut et dillection. Très chiers et bien especiaulz amis, nous vous mercyons tant et si cordialement que faire povons de la bonne chiere et grande courtoisie que de vostre très begnivolente afïcction vous a pleut de nous faire et demonstrer gracieusement et largement au bien et consollation de nous et de nos gens, pendant le temps que nous estions en vostre ville. Nous nous en tenons grandement tenus à vous, ce que nous recongnoisterons par effet, se chose est que jamais puissions faire bonnement pour le bien de vous et de ladicte ville; vous signifiant qu'il a pieu à nostre benoist Créateur, de sa grâce, nous donner, depuis que nous partismes de ladicte ville et arrivasmes en cestui nostre royaulme, si bonne prospérité et gracieuse fortune, que nous avons obtenu la victoire de tous nos annemis et rebelles de par de chà, et sommes paisiblement resaisis et possessez de nostre royaulme, couronne et regalité, et bien deuement obey, comme par le porteur de cestes en porrez estre adeertenez plus amplement : dont nous rendons

' Après evei nous cessons de traduire, le texte Iranrais «le la lettre «In ioi Edouard nous étant fourni par Fauteur «les Crcnùfurx d Angleterre.

très singuliieres grâces et mercis à nostre Rédempteur, lequel , très chiers et especiaulx amis, prions vous avoir tousjoursen sa sainte garde. Donné soubz nostre signe, en nostre cité de Cantorbery, le xxixe jour de may, Fan mil imc lxxi. Ainsy signé : Edouard.

(28 septembre 1472.)

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