Tome II , pages
La priuse et réduction de Napples et autres plusieurs fortes places et beaux lays de guerre , avec le contenu de quatre paires de lettres envoyées à monsieur de Bourbon, de par le Roy, depuis son parlement de Romme'.
Mon frère , pour tousjours continuer à vous faire savoir de mes nouvelles, aujourd'uy ay fait mettre le siège en une des places, de tout ce pays la plus renommée tant pour la force que pour le lieu où elle est assise, nommée la ville de Monte Saincte Johanne, qui estoit au marquis de Pescaire, tenant le party contre moy, et une des enclaves du royaume de Napples , à sept lieues près de l'autre, sur mon chemin,
' Bibl. n<n ., >ls., portefeuille de Fontanieu, 149.
■ D'après l'imprimé, in- 4° de quatre feuillets, en caractères gothiques. Les différentes lettres qui suivent ont été rollationnees sur des copies authentiquées existant aux archives du royaume ( Section judiciaire), dans le tome IV du recueil intitule Lettres originale* des rois de France; cette collation nous a mise à même de rectifie! plusieurs passages desdites lettres. .\ous avons place cotre crochets un paragraphe qui manquait 1 l'imprimé
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laquelle, et ccmibien que j'aye fait sommer de me donner vivres et passaige pour mon emprinse, a respondu autrement que ne devoit : et desja longtemps avoit que ne cessoit à faire la guerre, brasier, prendre et dommager entuur d'elle tous ceulx que savoit estre mes amys et aliez, et qui tenoienl mon party, mesmemeut ceulx de la terre de l'église, depuis que j'estoye entre dedans Homme. Devant moy est aujourd'uy à ladicte place mon cousin de Montpensier avec mon avant garde et artillerie pour faire les approuches; et après avoir tiré madicle artillerie par l'espace d'environ quatre heures, tellement que la bresche sembla estre assez raisonnable pour l'assaillir, ay fait donner l'assault par mes hommes d'armes et autres gens d'une si bonne aspresse que , combien qu'il y avoit de six à sept cens bons hommes de guerre oultre les gens de la ville qui tous dépendirent , à la fin , grâces à Dieu , dudict premier assault elle a esté emportée et prinse à mon petit dommaige et à leurs despens, pugnicion et grant perle pour le peuple des autres qui vouldroient faire le semblable à rencontre de moy; et croy (|ue la peyne qu'ilz m'ont donnée à les aller venir leur a est/' bien cher vendue.
Mon frère, en tirant lousjours mondiel chemin, j'ay espoir, à l'a vde de Dieu , d'eslre détiens deux ou troys jours pour gaiguer le passaige de Saint Germain que garde le duc de Calabre, à rentrée du royaume, avec grant nombre de gens; et de mon (OUSté vous fera y lousjour.s -avoir ee <|m surviendra de nouveau. Je vous prye que du vostre vieille/ sembl blemenl
faire, vous disant à Dieu, mon frère, auquel je prye vous avoir en sa garde. Escript à Verly », le ix« jour de février [1494, v. s.] Ainsi signé, Charles et Gi-