‹ Mémoires de Philippe de Commynes Notice sur Philippe de Commynes preuves. Mémoires de Philippe de Commynes preuvesChapitre 40 sur 78 · Tome II, page 419, note I · texte numérisé non relu

Tome II, page 419, note I

Lettres du duc d'Orléans an duc de Bourbon.

Monsieur mon cousin , présentement et depuis ce matin que je vous ay escrit et depesché la poste ay eu un paquet de lettres de monsieur d'Argenton estant à Venise, lesquelles il m'a fait scavoir que les ouvre et voye et incontinent les vous envoyé en diligence, ce que je fais par ceste poste; et par icelles pourrez amplement voir et scavoir du fait du Roy d'Italie, où, pour Dieu, monsieur mon cousin, pourvoyez en toute extrême diligence, et principalement à menvoyer gens à ce que je puisse garder les passages des montagnes pour avoir secours de France , afin d'éviter aux inconveniens et sauver la personne du Roy ; car je suis délibéré y employer ma personne et mes biens sans rien y espargner. Escrit d'Ast, très à la haste, ce quatorziesme jour d'avril (1494, v. s.), à cinq heures du soir. Vostre bon cousin ) Lovs.

Au dos est esc n I : A mon cousin , monsieur de Hou H BON.

Monsieur mon cousin, je suis très fort esbahi, veu que par tant de fois vous ay escrit, et qu'en cecy gist tout le fait et salvation du Roy, que autrement n'ay de vos nouvelles , attendu mesmement que la chose requiert grande et extresme diligence, comme pourrez voir par les lettres de monsieur d'Argenton à vous adressantes, lesquelles par ceste poste vous envoyé, et aussi le siège que d'heure en autre j'attends, où me sera impossible de résister, et seray contraint de départir et abandonner les passages si autrement ne suis secouru. J'ai envoyé par plusieurs et diverses fois haster les nobles du Dauphiué, et vous avois escrit que de vostre part y voulussiez envoyer, dontn'ay eu aucune response; toutesfois par lettres qu'ils m'ont ce jourd'huy escrites , ils font la meilleure diligence que possible leur est, et se montrent en cecy bons et loyaux sujets et serviteurs du Roy. Mes gens qui, ceste nuit, estoient allez dehors , ont trouvé près d'icy vingt cinq hommes d'armes du seigneur Ludovic, lesquels ils ont rué jus et amenez tous prisonniers en ceste ville, et n'en est eschappé qu'un tout seul , dont vous ay bien voulu avertir, parce que je scais qu'en serez très joyeux , priant Dieu, monsieur mon cousin, qu'il vous doint ce que desirez. Escrit en Ast, le 22e jour d'avril (1495). Vostre bon cousin, Loys.

A monsieur mon cousin , monsieur de Bourbon '.

• ttist. de Charlt* l III, 701. 702,

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