‹ Mémoires de Philippe de Commynes Notice sur Philippe de Commynes preuves. Mémoires de Philippe de Commynes preuvesChapitre 44 sur 78 · Tome II, page 6G7, note · texte numérisé non relu

Tome II, page 6G7, note

Lettre du cardinal de Saint-Malo. de l'évèquc du Puy et du grand prieur d'Auvergne, aux marquis de Rothelin et grand écuyer.

resrosce. Messieurs , nous avons recru les let-

Cetlarucleestbon. re8Cr|pVez au Roy, lesquelles

avons veucs ainsi que escripviez. Et incontinent les luy avons envoyées, ensemble tout ce. que nous escripvez, et la response que nous faicles à ce qu'il luy plaise pourveoirh tout ce que demande/., et que n'y puissions faire aucune obmission.

Bibi . hoy . , Mr., papiers de Fonlette.

rkspokcc. Monseigneur, en sa présence , a en-

Sfà exocu- voyc quérir le contrerolleur de l'artilc,on' lerie; et a esté ordonné qu'on face des

liacquebuteset laisser les coulleuvrines en main. Il luy a esté dit qu'il en face jusque* à cent pour servir à crochet et chevallet. Hervé de la Coste eu a cent autres à chevallet : nous l'avons rescript au Roy pour les avoir, si c'est son plaisir.

Et pour ce qu'il n'y a icy personne,

MSMRCRi

qu^r™ m£ blanc on ne souroîl que vous envoyer pour

pour ce faire : ctPo,.r len;r je compte de l'artillerie. Et semée y soit pmirveu. r

ble à mondit seigneur et à nous que ce sera le meilleur que Travers en face tenir le compte avec les aultres despences de par delà, nrspoxcr. Pareillement a este parlé audict con-

11 est requis d'en .. , r

avoir ung noir in en- trerollcur pour avoir uug chef pour duire jvtfr«t; et • coiicluicte de ladicte artillerie.

pi»urce faire toujours

requérir dom Manen. ]| y am a ;ujvjs pQur ce qU»j| en est n,aj

pourveu maintenant et eu a escripteu court pour en avoir ung.

Pareillement avons envoyé les lettres que vous, monsieur le grant seueschal, rcscripvez, ensemble vostre adv>s des niim hommes pour la mer.

Nous avons sceti comme monsieur le seneschal est à Nyssc, et les trovs gallces ri gallyou arrivées à sauvemcnl atidicl lieu; Dieu vueille con-

duire ce qu'il sera envoyé là où vous savez.

C'est bien advysé d'avoir nouvelles ieiLeqI,el <b voz voysins, et est grant chose

aûron^' aîitîcs^nou- cûmme ,e P°rt <Iue escripvez est dénué velu»; et, tant que Je navires. Quant les trovs ^allées du-

touche les gallees, en a " °

ung article encioz ' dict lieu seront arrivées avecques Tar-

«icdens ces lettre» vous , ,

est respondu. mee ennemye , tous ensemble et en

particulier seront pour donner de l'ennuy. Et quant voz trois gallees de Marseilles seront en ordre, qui ne sera si tost, elles ne se pourront promener quededens le port dudict lieu de Marseilles : parquoy estes bons et saiges pour ne donner point la M)ulde de deux moys ausdictes trois gallees poulie perdre, ainsi que fait a este par autres qui d'avant vous s'en sont meslez.

Et semble qu'elles ne pourront de gueres servir, si ce n'est à remorquer quelques navires pour ayder à celluy de Charente9, si besoing en avoit. Par

' Voir ci-après, n" x , page Jj5-

* En i5oi la Charente était regardée comme nu des meilleurs navires. Voici en quels ternies en parle J. d'Anton dans sa Chronique de Louis XII, chapitre III, partie m. n D'icellc armée et navigage lit le Roy conducteur et son lieutenant gênerai messire l'hihppe île llavcstain, qui lors (lâoi) éloil à Gènes gouverneur pour le Hov, auquel il bailla en gouvernement et sons sa charge les nefs cl galecs ci dessus nommées. C'est à scavoir la grant nef ou can aque nomme Ai Charente , l'une des plus avantageuses pour la guerre de toute la mer. Pour décrire la grandeur, la largeur, la force et équipage d'tcelle, ce seroit

in. v>9

ainsi on couche vm et tant livres eu despense pour le payement de deux mois desdictes trois gallees, qui, à noz advis, ne sera chose si hastive, pour ce qu'elles ne seront si tost prestes, et que pourrez trouver qu'il ne sera nécessaire de faire despense pour lesdicts deux mois si elles ne povoient servir, et aussi nous aprochons de l'yver qui n'est pas leur navigaige. Et ce pendant que messieurs des finances vous devront envoyer de l'argent, ainsi que le Roy vous a rescript et que présentement nous escript, vous en pourrez ayder d'une partie pour tousjours aller au plus nécessaire, ainsi que l'entendez mieulx que nous et bien le saurez faire : ce que en disons n'est que par forme d'advis, et sommes aussi diligens d'en rescripre au Roy que vous estes à ce qu'on face diligence de vous envoyer argent : et autre chose n'y saurions faire emplus que vous.

L'advis que avons Mais que le Roy ait fait respouse du

pour trop allonger le compte et donner merveille aux oyauts. Que ce soit, elle estoit armée de douze cents hommes de guerre, sans les aides, de deux cents pièces d'artillerie, desquelles il y « » avoit quatorze à roues, tirant grosses pierres , boulets de fonte «t boulets serpentins, avitaillees pour neuf mois, et avoit voile tant à ^ré qu'en mer n'estotent pirates ne escumetiis qui devant elle tinssent vent. » (JaL, Dm:, inc'd. sur /'//«/. i(r fn marine, p. 74 )

fait touchant Palve- faict de Ligorne, des lx hommes d'ar-

zin', ne sert de riens; , . t , .

car. si provision ne luy mes et VIIe hommes de pye, a I adviS est donnée dedens la #► ■

fin de ce moys.il a son que en avez fait, vous sera envoyé.

congé. Advisez quel crédit et reppuiation se sera pour le Roy.

L'on l'a receu. Le Roy vous envoyé l'acquit, pour le

grenetier du Pont Saint Esperit, des xm de sallepestre, ensemble une lettres missives que il luy escript, et pareillement en rescript ledict contrerolleur.

Le grant escuyer Oïl VOUS eilVOVe des lettres qu'on

les remereye humble- . . . .

ment. vous escript a vous, monsieur le grant

escuyer, et croy que c'est de vostre maison.

Touchant la grosse coulleuvriue que demandez, vous en aurez deux :

l'une des bien grosses, et l'autre de Bretaigne, qui est grosse et des bonnes qui y soit.

a cest article vous Nous envoyons au Roy la response

est respondu par la " . , i c n

mesme c> endoz v que uuctes, au lait de I ommedeanully,

pour l'amour de Pallcvoysin, qui nous semble estre bon advis, pour en ordonner à son plaisir.

Qui vouidra retenir Par autre vostre lettre mandez que

ledict Palvezin , il <-»t . r . t , ),

requis luy envoyer ses ne savez plus que lane par laulted ar-

did tenne. Et, pour {je,,t : CVO)' (l,lC le R°V VOUS en do,t es' ceque l'on tourmente crjpre, ^ous „esclipvons foi/ ail Roy

' Pal la vicin i .

1 Celle phrase WtWvo claitN I original

tant son pere à Gènes, que n'en facions mencion. Et davanfl^t prendre poïï tage, pour le fait des nu" escuz de

Pallevoysin, a ce que le Roy en soit mes d'avis que le Roj mjeu|x servv, et pour monstrer exem-

doibt faire arrester J r

l'argent qui est deu pie aux autres, d'une part vous n'avez

par 6on argenterie et . . .

autres, à ceste foyre grOS liaVllC dont VOUS puissiez ayder

d aousUauxCenevoys, , , .,

et, veu qu'ilz se sont que dudict, et, a ce que j entens, il est ÎSTh VTS tout plain de bon voulloir et de bon

qu'ilz tourmentent ses servjce envers le Ro\', qui est UIIP bien serviteurs, comme rat- »* * o

son le Roy peult ar- pour nous.

rester lesdicts deniers. 1

et faire paier iedict Nous avons veu la lettre de Robert

Palvesin ;elde la reste „, , ni

de leur deu , que l'on rorest, commis du cotitrerolleur de

di,mmfranncs, V'ro; l'artillerie à Thoullon. Je l'ay mon-

feTa^erenes^ stree au Grant coiilrerolleur qui luy en

dre selon ce qu'ilz se fa|t response ; et de luv response eue,

tonduiroient. r j •

leoict contrerolleur y doit pourveoir.

Au fait des nou- Aflîn que sachez des nouvelles que vellcs de DariioHes et . . , ■ i *v • h ■

de messeigneurs de tait monsieur le marescnal Uanzolles'

a vecques monseigneur leducdeSavoye, à la requeste du More de Milan , vous envoions le double des lettres qu'il a rescriptes à moy de Saint Malo; par là verrez les dissimulacions, menées et liabus dudict Milan, en ensuivant sa coustume. Semblablcment vous envoyons le double des lettres de messieurs les arcevesques de Rouen * et

1 Antoine do Picrropont , dit d'Amolle , était maréchal dos logis de Louis Xll (d'Auton, IV, i»3}. Il fut depuis ambassadeur en Angleterre, où il mourut en i5io. (In., th., von.)

4 Georges dWmhoise. N'oyez tome II, 5o8, note i.

Rouen et Je Raudricourt , nous vous en mercions.

mareschal de Baudricourt1, à ce que soiez participais des nouvelles que avons par deca.

Nous ne savons que vous rescripre , parce que ne savons que le Roy vous escript par ung gros pacquet que le Roy vous envoyé de vostre affaire de par delà , ne de l'argent dont vous et nous souvent en avons escript. Et sur ce, messieurs, nous prions h Dieu qui vous doint ce que desirez. Escript à Lyon , le xxie jour de juillet (1496).

Vostre et plus que vostre, B. cardinal de Saint Malo. Voz serviteurs, l'evesque du Puy', le prieur d'Auvergne.

— L'original porte deux suscri plions : 1° A messieurs les marquis de Rotheiin et grant escuyer, à Masse il le; 2° à monseigneur monseigneur le cardinal île Saint Malo.

Monsieur, touchant le fait des ga liées, voz oppinions sont bonnes; mais à présent les ennemys s'en sont allez : parquoy, ce voyant, nous avons fait à toute

1 Gouverneur de la Bourgogne. Voyez tome 1 , 6i , note 4- * Godefroy «le l'ompadonr, évèqm* «In l'ny en i48o\ était cvèntn rte Périgucux lorsqu'il lut emprisonné, en 1 4^7* avec Commvnos et Georges d'Ainboise, Mort en i Si 4 Honi \ aissrtf, <>> ; Axski .mf, VIII,

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diligence apprester les trois ga liées pour nous aider à amasser le navire selon ce que l'on pourra, et pour donner faveur au pays, qui estoit merveilleusement degousté, et aussi pour tenir la coste en quelque sehureté, et avoir quelque repputacion; car nous n'avons ung seul navire de quoy nous nous sceussions servir pour ceste heure. Et seroit bien ravallé Testât du Roy que l'on ne peust entretenir ce peu de galleespour monstrer aux ennemys que en ceste coste y a quelque chose. Et à toute diligence faisons venir les autres de Toullon pour les faire apprester, espérant que le Roy nous pourvoyera de quoy ce faire, pour luy en faire le service qu'il entend. Escript à Masscille, le xxiiii0 juillet.

Le prêt à vous faire service de Hocuberg; vostie humble serviteur, Urfé '.

{17 juillet 1496.)

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