Tome II, page 667, note I
Letlrc de> mêmes au Roi , dans laquelle est incluse une leUre du
duc d'Orléans au Roi.
Sire, on vous envoyé unes lettres que monsieur de Sainct André* vous escript : pareillement unes autre*
1 BlBL. Roi., Ms., fond* Ditputs. n An, fol. itô-ifri. 1 \ o)(7 tmne 11, page 5oïj
que messieurs les marquis de Rothelin et grant escuyer nous envoyent. 11 leur a esté envoyé les lettres que leur rescripvez, ensemble le mémoire que avez advysé de par delà pour les navires de Ponant. Nous avons eu nouvelles que, le dixicsrae jour de cemoys, la nef de Charente devoit partir pour venir à Marseilles. Si ainsi est, Dieu la vueille conduire, car ce n'est pas sans grant danger ; car si, par fortune, les ennemys s'en renforsoieut, il n'y auroit pas grant espérance au démoulant de voz navyres de vous povoir faire grant service , considéré les gros navyres ennemys. Et a esté grant faulte de l'adventurer seulle.
Touchant la nef Pallevoysine\ on nescet si sa somme a esté couchée en Testât des nic m 1. que firent messieurs les generaulx : il n'y a celluy de nous qui en saiche riens ne qui en ait riens veu. On en a parlé à Poncher', qui dit qu'il n'en scet riens et qu'il n'en a point descharge; mais encores de ce que on luy a baillé à recevoir ne peut recouvrer les parties contenues à ung mémoire fait de sa main, cy dedenscncloz, où il requiert qu'il vous plaise rescripre et mander qu'il en soit payé : all'occasion de laquelle laulte il luy afaillu empruncter de l'argent, et beaucoup de vozallaires en demeurent en arrière, qui vous est ung grant domaige.
' il y avait un i5oi une galère nommer In Pah>e\mc, i-eiioisc ( u'Autom, III, !<). )
* Ktienne tir Poncher, conseiller du Hoi et président en la chambre tics enquêtes »lc la ce-ur «ln parlement, cliancelier tic l'église de Pans ( Arciiivks i»t ro\ \ir.MF, Ptu Irritent, Conseil, registre x\M\, 44^ [3 sept, i ig6] ); chancelier »le Trame «le i5i5 à i > 1 4 M*>rl le x \ fexrier i>x{.
( VlSRLMS, VI, 4
Toutesfoiz, Sire, sur le fait de Jadicte Palievojsi/ie a esté encores empruncté vim 1. que, demain au matin, ledicl Poncher envoyé par ung de ses gens en Prouvence à mesdicts seigneurs les marquis et grant escuyer pour ledict Pallevoysiu : et Travers luy avoit baillé vin' eseuz, qui seront les xnm florins qu'on luy a promis en don pour venir en vostre service, oultre xic ducatz par mois qu'il doit avoir. J'aymeroye mieulx lesdictes sommes que le navyre, car il ne les vault pas; il est vieil, mais vous en avez à besongner.
Ledict sieur dcSainct André presse fort qu'on luy envoyé le paiement des Souysses au commencement du mois d'aoust, autrement qu'ilz s'en yront, nonobstant qu'il dit qu'il est requis qu'il en ait plus largement.
Sire, on vous envoyé unes lettres que mesdicts seigneurs les marquis et grant escuyer esrripvent en postille sur les lettres que on leur avoit escriptes, qu'il vous plaira faire veoir, et mander sur ce vostre vouloir et les provisions qui sur ce sont nécessaires.
Pareillement y a unes autres lettres que ledict grant escuyer rescript à moy de Saiuct Malo, où nous semble qu'il doit envoier les deux navires dont il rescript , chargées de victuailles, à Gayete, aux bandieres de Savoye et de Gennes , ainsi que on veoirra en mer qu'ilz en auront besoing, à ce que, par une bandiere ou autre, ilz puissent entrer dedens Gayete pour refraichir vok gens qui y sont; et ce oultre celles que monsieur le seneschal de Beaucaire y envoyé de Nysse: et n'est besoing qu'il eu soit mencion, pour le danger. 11 est requis essayer la fortune pour les adv y tailler,
attendu la nécessité et affaire où ilz sont : et n'y fault riens espargner et y envoier de plusieurs lieux, à ce que, si l'un fault, l'autre puisse recouvrer; autrement ledict lieu de Gayete seroit perdu, qui seroit ung merveilleux dommaige, comme savez.
Plus , vous envoyons unes lettres que le seigneur Jehan Jacques rescript à moy de Sainct Malo, qu'il vous plaira veoir pour mieulx luy respondre.
Plus, vous envoyons des lettres que monseigneur le cardinal Sancli Pétri ad vincula rescript à moy de Sainct Malo; et veoirrez comme les gensd'armes de voz ordonnances sont en la conléde Venisse.
ht, Sire, les troys ou quatre compaiguies que aviez ordonnez de passer les nions quant parlistes de ceste ville, qui furent paiez à Vyennes et icy entour, c'est assavoir les compnignies anxiennes de demye année, deux ou trois nouvelles de demy quartier, en lieu de passer, la pluspart sont reculiez v ers lePuy en Velay. Les autres tirent vers le pont Sainct Esperit, qui destruyent tout : et est une chose pileable des plaintes qui en viennent. Monseigneur en rescript à leurs cappilaines : auti esfoiz en a il rescripl , dont on ne s'est point aperceu. Si c'est voslre plaisir y pouveoirez. Monseigneur le mareschal de Baudricourt n'aura (jue faire par delà de faire leur logeis, veu qu'ilz sont encores en vostre pouvre pais de Languedoc, Montelimart et Advignon, qui est tous jours en allonguant ce que ave/, ordonné. Sur le tout, Sire, il \ous plaira y pourveuir.
Plus, Sire, mondicl seigneur le cardinal Sanvti Pela ad viiwutu m'a envoyé unes lettre* c|uc messire
Menault de Guerre luy rescript de Hostye, qu'il est requis que voiez, par laquelle congnoistrez et saurez des nouvelles d'Ostye et de son frère messire Gacien qui est à l'Aquille , où est besoing faire response et pourveoir en leurs affaires ainsi qu'il vous plaira veoir.
Sire, nous avons receu les lettres qu'il vous a pieu nous escripre, et veu l'advis que avez fait pour la conduicte des navires de par delà : la diligence y est requise, vos affaires le requièrent tant que plus on ne pourroit dire, pour Gayete et monseigneur de Montpensier, et le demourant de vostre royaulme de Napples. Avant qu'elles soient à Marseilles, on sera en yver et en la grâce des vens, où ung secours à donner par mer est incertain audict temps, et, par deffault de vent, en danger de perdre ung long temps; all'occasion de quoy ilz mengerout leurs vivres et leur soulde, etfauldra recommencer à faire un autre soulde, ou l'armée dcmourra sans riens faire et vostredict royaulme et gens insecouruz, et y a danger que lesdictes navires de Ponant soient fort longues à venir. Si vous plaist, y pourveoirez à ce qu'il n'y ait point de faulte qu'il y soit fait diligence.
Sire, on vous a rescript plusieurs foiz sur ce qui est requis qui fust envoyé icy, ce que fait n'a esté, pour le fait de l'armée de Prouvence.
Plus, l'argent des Suysses, au commencement du mois d'aoust, qui sont à iNerhonne.
Plus, le payement des un* Suysses et vf hommes de pyé qui sont en Vsly; plus les ( Souysses qui sont en
Bourgoigne et les vnc hommes de pyé ausquelz est deu trois mois.
Plus, à ceulx de l'artillerie, pour le charroy d'icelle, qui démenti» nt bien vi™ I., comprins les cent hacquebutes.
Et est besoing, Sire, que diligemment y faciez pourveoir et pareillement aux cxx lances de monsieur d'Aubiioux et xl lances du Bouil1 : ce sont toutes parties forcées; et qui ne les paiera, seront gens pour habandonner les lieux où ilz sont. On a icy empruucté ce qu'on a peu et ne s'i fault plus attendre; mais fault rembourser ceulx qui ont preste, ou perdre le crédit. Car, Sire, vous povez bien congnoistre les parties que ledict de Poncher ne peut recouvrer, non obstant que ses gens y soient. On a envoyé les lettres au seigneur de Chasteauvielz que luy rescripvez.
Sire, les generaulxde Languedoil et Normandie ont envoyé icy les deux tiers du payement de ce qui est deu aux Ursins, Vytelles et Sabelles, et leur a esté baillé comptant. Reste l'autre tiers, que avons entendu qui est comptant es mains de monsieur le gênerai Gaillard, à Paris. S'il vous plaist, lui rescriprez que, à toute diligence, jour et nuyt, il envoyé par deca, ainsi que maistre Jehan Spifame * l'accorda avecques lesdicts generaulx en reste ville, avant leur partement, pour
* Jacques du Bucil, comte <l<." Sancerre.
1 Jean S|)ifamr, notaire i l secrétaire du Uni, trésorier extraordinaire île ses guerres. Jaquette de lluze, sa femme, et.iit veuve dès le 16 derendue ijiô (Ara in\ is hi r.io m Put Irmntl , Sentences des requêtes du palais, i eyisln de i •>< >
460 MÉMOIRES DE COMMYNRS. [ 1496]
acquiter ladicte partie : et fault que la somme soit toute en escuz au solleil et qu'il n'envoyé point monnoye, ainsi leur a esté promis. Vous savez que lesdicts Ursins, Vytelles et Sabelles vous pevent servir ou desservir où ilz sont.
Croyons que maistre Jehan Dubois Guichon 1 arriva arsoir devers messeigneurs de Savoye, arcevesque de Rouen, et Baudricourt. Sire, monsieur Daubrac, frère du prothonotaire Destaing, passera par monseigneur le Prince : vous avez oublyé à luy rescripre; s'il vous plaist, envoyi ez les lettres à toute diligence.
Sire, à ce que avons entendu et que serez adverty, fauldra bien faire adjonction à voz instructions d'Alleraaigne pour l'amour de la variacion du temps, et autres choses qui sont survenues depuis votre parlement.
Sire, il a esté envoyé à monsieur le chancellier le sac de la ratiOlcatiou de plusieurs villes de vostre royaulme, de rappoinctement fait entre vous et le roy d'Angleterre*, et par homme seur, qui est viconte de Morlaing , qui est au gênerai de Normandie.
Sire, on a envoyé les lettres que rescripvez à monsieur le seneschal de Beaucaire.
' ÎNotaiiv, soci étaire de la chambre. (Histoire de Charles f^/II, -o5 ) * Le traité de paix ontro los rois do Franco et d'Angleterre avait été conclu à F.t.iples-sui -Mer, le 5 décembre i\<yi ces princes s'engageaient à le faire ratifier réciproquement par los états généraux d» leurs royaumes. Charles VIII adressa des lettres aux trois états de Languedoc , datées de |.\on les 5 et S lé\ i toi 1 4< ) * f v. s ) , pour los engager ,i ratifier le traite c e «pu fut exécute le 5 mars suivant (IUmkr, V partie iv, 88 8çj >
Sire, il est requis que, à toute diligence, faciez pourveoir aux payemens des lieux contenuz cy dessus, car autrement en pourroit venir inconvénient; et habandonneroient les lieux où ilz sont de par vous, qui entendez mieulx que nous le dommaige que ce vous seroit : et pareillement, Sire, le fait de Prouvence pour vostre armée de mer, et ce qui a esté empruncté par dcca, pour voz a lia ires, en plusieurs bourses.
Sire, on vous a rescript plusieurs autres lettres où n'a este fait aucune response, ne en plusieurs articles où vous avons escript et envoiees lettres de Prouvence et d'ailleurs, ou en plusieurs que y soit response et savoir vostre voulloir : ou, sans icelluy, on n'y sauroit pourveoir ny î-espoudre.
Sire, le cappitaine Christ est venu d'AIIemaigne, où il avoit esté envoyé quant vous partistes d'icy. On vous envove ledoublc du mandement, translaté en franeois, où il sera besoiug, comme dessus est dit, faire adjonction a voz instructions de vos ambassadeurs d'Alle maigne. Pour ce qu'il n'est pas mis au net, on le vous envoyera par l'autre poste, ensemble l'advis de ladicte adjonction , pour y adjouster ou diminuer ainsi que advyserez estre allai re. Par ladicte translation et mandement eongnoistrez que c'est de la menée du seigneur Ludovic, et le payement qu'il vous fait de voz car raques.
Leroy des Romains doit estre à Lyndo1 le n°d'aoust,
' Lintz. « Maximilicn s'avança jusqu a Mausliut , sur les confins (lu Tyrot et de la Valteline; c'est la que Louis le Maure alla l« trouver avec les ambassadeurs de Venise cl du pape. Il convint avec lui t|UC
et là assemble les ellecteurs et seigneurs de L'empire, et y doit estre son filz, monseigneur l'archeduc. Ladicte journée sera de la longueur des autres; on veoirra l'eftect qui en sera. Il dit que c'est pour aller à Rome et a Milan se faire couronner empereur : à ladicte journée doit mectre en termes de faire sondict filz roy des Romains. Ledict seigneur Ludovic se feroit faire voulentiers roy d'Ytalie et Lombars, comme estoit son désir.
Ledict seigneur Ludovic est allé devers ledict roy des Romains, non obstant son abstrologien , ainsi que veoirrez par les lettres dudict messire Jehan Jacques.
Sire, nous prions Dieu qui vousdoint très bone vie et longue. Escript à Lyon , le xxvir de juillet.
Sire, par plusieurs lettres qu'on vous a rescriples et de plusieurs lieux, qui vous ont esté envoyées, aurez peu veoir comme vostre retour par deca est très nécessaire. On en a rescript semblablement à monseigneur, pareillement à nous, et sommes de semblable advis, pourveu que eussiez à vostre alï'aire de par delà ; car,
les alliés d'Italie lui payeraient pendant trois mois quarante mille ducats pas- mois, savoir les Vénitiens seize mille, lui-même seize mille, et le pape huit mille, pourvu que Maximilien entrât en Italie avec une année difcnc d'un empereur, et qu'il l'employât pemlant les mêmes trois mois au service de la Ligne. Le lendemain de la signature de eette convention, Maximilien passa à son tour 1rs Alpes, en équipage de chasse, et vint rendre à Louis le Maure sa \i>ite à Bormio, où il pat avec lui une nouvelle conférence. Il retourna ensuite en Allemagne, pour \ lever l'armée <pi il avoit promise.
«< Avant de se mettre en marche cependant, il envoya deux ambassadeurs a Florence, qui se présentèrent à h seigneurie le 19 arril
(SlSMMMil, XII, ',lK-
par les nouvelles que entendons journellement, vostre présence cy est requise pour estre plus pi ouchain de Languedoc, Prouvence, Asty et Bourgon^ne, où voz affaires sont pour le présent, et nommeement en vostre royaume de Napples et la neccessité en quoy voz gens y sont, comme avez peu savoir.
Sire, vostre alïaire gist au recouvrement de Gennes : qui le pourroit avoir, toutseroità vostre commandement, et sans icelluy, vostre alïaire sera très difficile et quasi impossible par la mer, considère voz navires si près, qui sont en danger d'estre prises, ou partie d'icelles avant que se pouvoir assembler, si Dieu n'y euvre. Il y fault faire le possible, comme faites, et Dieu fera le demourant.
Voz très humbles et très obéissons subgeetz et serviteurs, B. CARDINAL DE SAINT MaLO, 1,'eVESQUE DU PUY,
le prieur d'Auvergne.
Monseigneur, vous pouvés acés antaudre que vostre a faire requiert que soyés ycy comme messieurs vous escripvent pour pourvoir à tout, et diligentes vozgans, mesmement au fet de vostre reaume de Naples, o Je besoing est sy grant. Vous en ferez vostre plesir, et, de ma part, tousjours me trouvères près à vous obeyr an tout et partout.
Il me semble que ce seroil bienfait que escrivisiés à toutes les compaignies que avës ordonné passer les nions qu'ils lisses dilygenec de ce faire.
464 MEMOIRES DE C0MMYNE5. [1490]
C'est de la main île vostre très humble et obaysant suget et serviteur, Loys *.
(1496.) Tome II , page 351 , note î.
Rcqueste de Jean Rabot au Roy. Loj demande quelque somme pour le dédommager des pertes qu'il a souffertes à la prise de Naples.