CHAPITRE QUATRIËÈMÉ
Àgrémems, aventures et contre-tems qué j'éprouvai en ville ; liaisons avec quelques amies ; engagement de cœur avec Mademoiselle Catherine Delzène, qui, mala-é elle, devient l'épouse de Pélissier ; circonstances tristes qui me l'ont rendue : elle devient enfin inon épouse.
Jeune, de figure faite pour plaire, ayant de belles manières, avec un goût passionné pour la danse, je ne manquois pas d'amusemens, Les jeunes demoiselles se plaisoient fort à ma compagnie, Où LaTerrière n'étoit pas le vide se faisoit sentir, à ce qu'elles me disoient souvent, Cependant ;e ne pouvois appartenir à toutes qu'en société ; entre celles dont je trouvois la physionomie charmante, je ue sentois réellement une tendre affection que pour trois soulement, Angélique Duhamel, Josette Roussel, et mademoiselle Delzène, et encore ces amitiés étoient-clles ditérentes et inégalement vives. Un jour, je demandai à mon bon ami Alex, Dumas ce que lon penseroit si je me mariois avec la première, avec qui j'étois lié d'amours plus que platonniques depuis longtems : il répondit que ce seroit folie, vu mon extréme jeunesse, mon crédit, mes ressources fort légère. que je perdrois l'amitié et l'estime de la compagnie, que la médecine n'alloit point ,.,, je me verrois avec ma famille réduit à la misère, Cela me fit tant de peur, que quelques avances que j'eusse déja faites, il mc fallut Les abandonner, non sans une douleur, un regret des plus sensibles, tant l'habitude d'une sincérité qui n'est naturelle m'avoit attaché à une aimable enfant, digne d'un meilleur sort que celui qu'elle : eu avec le laid et méchant bijou qu'elle fut torçée de prendre pour mari par son père, marin au caractère dur; le désespoir et sa situation, voyant que je pouvois pas l’epouser, achevèrent