‹ Mémoires de RigolbocheChapitre 17 sur 26 · LA SORTIE DU THEATRE · texte numérisé non relu

LA SORTIE DU THEATRE

La rue Ikisse, — devant Teotrée des artistes statioDDeot uneTingtaine de yoitares de toutes les classes, depuis le coupé de maître jusqu'au modeste sapin.

Trente gandins se promènent sur le trottoir en fumant leur cigare dans la fièvre de l'impatience.

UN GANDIN BRUN. Tu cs sûr qu'cUe viendra ?

SON AMI. Parfaitement ! car elle a fait répondre que oui ; après cela, tu sais, je ne réponds de rien; ces dames sont si changeantes!

Ls GANDiit BRON. Elle n'est pas encore sortie?

L AMI. Pas encore. La pièce n'était pas finie (jue j'étais par ici ; — le temps que j'ai mis à tourner le boulevard et la rue ne lui sufnt pas à se déshabiller.

LE GAKDiN. Elle est gentille. .

l'ami. Très-gentille! on dit qu'elle est amusante en société.

LE GANDIN. Me conseillcs-tu de la garder?

l'ami. Ça dépend. Ton père double-t-il enfin ta pension?

LE GANDIN. Oui.

l'ami. Garde-la alors...

Le GANDIN. On dit qu'elle s'appelle ?..i

L'ami lui dit le nom ù l'oreille.

Soyons discrets !

LE GANDIN, Elle n est pas mal dans sdii costume du Radis-Noir?

t^AMi. 11 lui va bien^

-ISO- LE GARDiK. Est-ce que les jambes sont à

elJe?

l'ami. Probablement? On dit qu'elle est

sa^e...

LE GANDIN. C'cst égal, elle tarde bien. — Je

m'ennuie id, à voir sortir tous ces figurants

et ces acteurs.

l'ami. Ils ne font pas attention à toi ; ils

sont habitués à cela, va !

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