AUTRE GROUPE
AUTRE GANDIN. Je tc dis quc tu as tort de l'attendre ici ; elle sortira par devant.
DEUXIÈME GANDIN. Elle m'a fait dire de l'at-tendre ici, j'attends ici.
PRBMU5R GANDIN. Est-cc que tu OU cs amou* reux?
DEUXIÈME GANDIN. Moi ! allORS douc ! Est-cc qu'on aime des actrices?...
PREMIER GAMDiN. Pourquoi Ics ft*éqUentes-tu alors?
DEUXIÈME GANDIN. Tout le Hionde le fait à la Bourse. — J'ai peur d'être ridicule.
PAEUiER GANDIN. Ail ! — vollà des damesquî sortent.
EfrectiTement, quatre dames effecluent leur sortie ; elles sont sur-le-champ entourées; trois d'entre elles prennent des bras qui leur sont ofTerts, moatcnt en voiture ou partent à pied, la quatrième s'en Ta seule.
DEUiiÈME GANDIN. Ce u'est pas encore elle.
— Quelle est donc celle qui s'en va là ?
PREMIER GANDIN. G'est la duègue. '
DEUXIÈME GANDIN. Pouali!
PREMIER GANDIN. C'est égal, uous posons. - J'ai dans l'idée qu'elle sortira par devant...
DEoxiÈME GANDIN. Quc tu cs eunuycux, toi, avec tes idées ; puisqu'elle, a dit que non, — encore une fois ; — rallumons un cigare.
PREMIER GANDIN. G'ost que jo suis sî fatlgué, voilà trois nuits que je passe... Je dors debout.
DEUXIÈME GANDIN. Poule mouillée, va;-* moi, je suis resté dix-huit jours sans dormir, on ne s'en apercevait pas seulement ; le dix-neuvième, j'étais tout à fait abruti, je n'aurais pas trouvé un mot...
PREMIER GANDIN. Et maintenant?
DEUXIÈME GANDIN. J'en trouvo.