Je n'en sais rien , mais je ne le crois pas
H. Alors il n'y aura jamais de raisons pour l'admettre. Vos intentions sont évidemment de nous conduire à nous séparer du seul allié qui nous soit resté fidèle.
S. Si cet allié est le seul qui soutienne la guerre.
H. Vous connaissez la loyauté du cabinet autrichien , vous ne parviendrez jamais à le faire manquer à ses engage mens.
*S.*Vous voulez donc éterniser la guerre. L'or de l'Angleterre pourrait-il sauver l'Autriche?
H. Si l'Autriche vient à périr, on dira, du moins , qu'elle a péri victime de sa bonne foi. Si nous consentions jamais à nous séparer de l'Angleterre, que nous offririez-vous pour nous dédommager de la perte d'un semblable allié?
S, Des intérêts communs pour se garantir une paix également avantageuse aux deux puissances. Car il parait juste que l'Autriche et la France soient indemnisées de leurs nombreux et prodi-
gieux sacrifices pendant le cours de cette longue guerre.
H. Votre gouvernement permet-il de compter sur sa stabilité? Stabilité et nouveauté sont deux mots qui ne peuvent s'allier.
S. Celui sous lequel nous vivons, se rapproche, par plusieurs côtés, des gouvernemens réguliers établis en Europe.
H. Comment donc?
S. D'abord par l'unité , principe de force et d'activité , ensuite par une haine commune contre les principes désorganisateurs des jacobins.
H. J'en conviens. Nous commencions même à prendre confiance à votre gouvernement, mais votre conduite en Toscane l'a détruite, et nous ne pourrions, sans commettre une imprudence impardonnable, nous fier désormais à vos promesses et nous laisser prendre à vos paroles, fussent-elles les plus avantageuses possibles.