Vol. Guerre 891, n
joint cinq escadrons des ennemis, qui sont venus à la charge à eux et que notre cavalerie, l'épée à la main, a renversé avec beaucoup de vigueur. Pour moi, ce qui me fait un plaisir très sensible, c'est que, ces quatre escadrons de nouveaux cavaliers et les trois de Villepion, que je vous ai toujours marqué être des plus foibles et des moindres, ils ont fait des merveilles. Et plût h Dieu qu'on n'eût point voulu partager à d'autres troupes l'honneur de cette journée; car, jusque-là, tout étoit à souhait... Je suis, etc..
ViLLARS.
M. irArtagnan à M.'de Louvois^.
Au camp de Bossut, près Walcourt, ce 26*^ août 1689.
Après m>oir raconté le combat de cavalerie du début, il ajoute :
M. le maréchal ayant reconnu que le poste de Walcourt étoit capital et que, s'il pouvoit s'en rendre le maître, les ennemis étoient perdus, il en résolut l'attaque, ayant été informé que les murailles n'étoient pas bonnes et qu'il y avoit des brèches. Il fit tirer plusieurs coups de canon, attendant que l'infanterie arrivât, et ordonna que la brigade des Gardes de six bataillons attaqueroit par la droite, et celle de Champagne, composée de Champagne et de deux bataillons de Greder-Allemand, par la gauche. Les détachements des bataillons étant faits, on marcha fort hardiment à la muraille, M. de Montrevel, maréchal de camp de jour, à la tête à pied. L'on trouva la muraille bonne, de vingt pieds de haut, les brèches fort bien réparées. Chacun coula le long de la muraille pour trouver quelque entrée. L'on s'attacha aux portes, dont on en brûla une;