‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 2)Chapitre 109 sur 128 · Vol. Guerre 891, n · texte numérisé non relu

Vol. Guerre 891, n

mais elle étoit tellement barricadée par du fumier et autres choses que cela ne servit de rien. Pendant ce temps-là, les ennemis faisoient un grand feu par des créneaux et beaucoup de trous qu'ils avoient faits aux murailles, dont ils tuèrent beaucoup de gens pendant environ deux heures. M. le maréchal, voyant que cette prise lui coûteroit trop cher, ordonna qu'on se retirât, ce qu'on fit en bon ordre. Comme il se retiroit, M. de Saint-Gelais, étant à son côté et parlant à lui, fut tué d'un coup de canon. M. le maréchal, par l'envie de prendre ce poste-là, s'exposa beaucoup, et M. le duc du jMaine faisoit plaisir à voir [par] le sang-froid qu'il montra dans le péril...

Il y a une lettre analogue de M, d'Escures dans le même volume^ /î° 222.

La bataille de Staffarde'*.

Le maréchal de Catinat au ministre de la Guerre'^.

Au camp de Saluées, le 20 août 1690.

L'armée est partie le 17 du camp de près Cavour, comme j'ai eu l'honneur de vous mander, pour marcher à Saluées, dans la vue de faire faire quelque démarche à l'armée des ennemis ou de se saisir de cette place. La marche fut heureuse et sans aucune rencontre.

Les gardes ordinaires du camp ayant passé le Pô, l'on fit passer la brigade de Grancey avec M. le marquis de Feuquière pour prendre des postes autour de cette vâlle. Les gardes de dragons s'étoient déjà saisies de quelques

Page 1