‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 2)Chapitre 116 sur 128 · De Fleurus · texte numérisé non relu

De Fleurus

P.~S. autographe. — J'ai eu le temps. Monseigneur, avant de faire partir celle-ci, d'y joindre un mémoire en détail du canon que nous avons pris sur l'ennemi.

[.4 cette demande, Louvois répondit sèchement le 8 Juillet : « J'ai reçu votre lettre du 2 de ce mois avec l'état qui y étoit joint, dans lequel je suis surpris de voir que vous ne me parliez point des charriots des ennemis qui ont été pris h la bataille qui s'est donnée la veille, ni de ce qui étoit dedans. »]

Saint-Hilaire à M. de Loiwois^.

Au camp de Farcienne, le 8« juillet 1690.

Monseigneur,

Pour vous informer plus amplement de ce qui s'est passé à l'égard de l'artillerie le jour de la bataille de Fleurus, de celle que nous avons pris sur les ennemis et de la perte que nous avons faite, je me donne l'honneur de vous en envoyer des états séparés, aussi bien que des munition.s que j'ai envoyé prendre à Philippeville, pour remplacer celles qui ont été consommées le jour de la bataille, et de la remise que j'ai été obligé d'y faire à cause des chevaux d'artillerie qui nous ont été tués et pris. J'ai fait le relevé de ceux qui nous restent, dont j'ai l'honneur de vous envoyer un extrait. Vous pouvez compter. Monseigneur, sur le reste des chevaux d'artillerie de l'équipage de l'armée de la Moselle, comme étant de bons chevaux; mais, pour ce qui regarde ceux de l'équipage de Flandre, il n'en est pas de même. Je ne crois pas qu'il y en ait plus de trois cents qui se soient maintenus, et le reste est si fatigué et harassé, que l'on aura bien de la peine à le rétablir sans quelque repos. Cependant, vous pouvez être

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