Vol. Guerre 1736, n«' 55 et
Saint-Hilaire à M. Chamillart^.
Au camp de Montenac, le 16 mai 1704.
[Il demande un envoi de fonds, dont il a absolument besoin pour le service de l'artillerie.]
... M. le maréchal de Villeroy fit hier, en présence de tous les officiers généraux et d'une bonne partie de l'armée, l'expérience des triples canons du P. Figari, laquelle a encore mieux réussi que les premières que nous avons faites. Je ne doute pas qu'il ne vous en informe lui-même, ce qui m'empêche d'en dire davantage. Mais, comme je suis persuadé que le Roi fera continuer ces ouvrages, je ne puis m'empêcher de vous représenter que, soit que ce soit pour l'Allemagne ou pour la Flandre, ils ne se peuvent mieux faire qu'à Douay, attendu que tous les matériaux y sont préparés et que le P. Figari, qui est difficile à gouverner, quoique fort bon homme d'ailleurs, s'est fort accommodé du fondeur de Douay, ce qu'il ne fera peutêtre pas d'un autre...
Permettez-moi, s'il vous plaît, encore un mot touchant le P. Figari. Cet homme devient infirme et très inquiet; son secret pour rectifier est selon moi absolument nécessaire à avoir, et, dans les sentiments où vous êtes de le bien traiter, je ne doute pas qu'il ne le donne à qui vous
l'ordonnerez...
Sainct-Hilaire.
M. Chamillart à Saint-Hilaire'^.
A Versailles, le 25 août 1704.
J'ai reçu la lettre que vous avez pris la peine de m'écrire