U alla remplacer Briord malade
merce ; et c'étoit là les prendre par un endroit bien sensible.]
[Ils nommèrent donc des députés pour conférer avec lui, et on en espéroit quelques apparences de succès, qui s'évanouirent bientôt; cai% dès les premières conférences, le comte d'Avaux refusa d'y admettre le ministre d'Angleterre, disant qu'il n'avoit d'ordre que de traiter avec eux, et qu'il ne le pouvoit faire sans des ordres particuliers du Roi son maître. Ainsi il y eut plusieurs courriers dépêchés en France à ce sujet.]
[Le roi d'Angleterre, étant informé parfaitement de ce qui se passoit en Hollande, rassembla son Parlement, et, dans l'exposition qu'il y fît, il n'oublia ni raison ni éloquence pour les porter unanimement à effectuer tous les subsides et secours qu'ils jugeroient nécessaires pour faire vigoureusement la guerre à la France, si on ne pouvoit la porter à un accommodement raisonnable qui pût assurer le repos et la tranquillité de toute l'Europe.]
[Le Parlement confirma de bonne foi tout ce qu'il avoit promis, et dressa les bills pour lever les subsides. Gela étant fait, le roi d'Angleterre prorogea de nouveau le Parlement et lui déclara qu'il alloit passer la mer pour se rendre en Hollande, où il jugeoit que sa présence étoit nécessaire pour prendre de plus près toutes les mesures convenables selon les occurrences.]
[Ces nouvelles, étant bientôt répandues, semblèrent changer un peu la disposition des affaires en leur donnant chaleur, en ce que le Roi consentit à la fin que le ministre d'Angleterre entrât aux conférences qui s'étoient entamées en Hollande. Dès les premières, il
survint de la difficulté, en ce que les États-Généraux demandèrent que l'ambassadeur de France s'expliquât sur les sûretés que Sa Majesté voudroit bien leur donner et les propositions qu'il avoit à faire de sa part. Le comte d'Avaux leur répliqua qu'il avoit seulement ordre d'écouter les leurs et d'en rendre compte. Par ce moyen, la négociation fut encore accrochée, mais elle se reprit quelques jours après, les États-Généraux et le ministre du roi d'Angleterre s'étant déterminés à faire leurs propositions, qui consistoient principalement à ce que le Roi voulût bien donner une satisfaction raisonnable à l'Empereur sur la succession d'Espagne, et en particulier aux États-Généraux plusieurs places de Brabant, de la Flandre et de la Gueldre suh presidii jure, c'est-à-dire d'y mettre tel nombre de troupes en garnison qu'ils jugeroient à propos, et d'y ajouter toutes les fortifications nouvelles qu'ils estimeroient nécessaires, afin que, par ce moyen, ils pussent avoir une barrière solide, dans laquelle ils comprirent aussi Ostende et Nieuport, deux ports de mer à portée de l'Angleterre.]
[Pendant le temps qui se consomma à porter ces propositions à la cour de France et à recevoir la réponse, le roi d'Angleterre arriva en Hollande, où il fut reçu des États-Généraux et des peuples avec une joie inexprimable. On lui rendit compte de la situation des affaires, et, le Roi ne s'étant en rien voulu relâcher pour la satisfaction de l'Empereur, ni s'ouvrir sur la baiTière demandée par les États-Généraux, les conférences se rompirent quelques jours après l'arrivée du roi d'Angleterre en Hollande. On jugea alors la guerre inévitable^, le Roi ayant de plus jugé à propos de rap-
peler de Hollande le comte d'Avaiix, qui y prit son audience de congé et s'en revint en France ^ Cependant, on demeura dans l'inaction tout le reste de la belle saison sur la frontière des Pays-Bas, quoique le Roi y eût une belle armée qui pouvoit agir utilement, puisque la guerre étoit inévitable et que les Hollandois avoient très peu de troupes sur pied. Mais, à mon avis, le Roi hésitoit à la commencer par deux raisons principales : l'une, qu'il avoit en tête les deux plus habiles politiques de l'Europe, qui étoient l'Empereur et le roi d'Angleterre, lequel possédoit encore les vertus militaires dans un degré éminent ; l'autre, la ruine apparente de son État, pour soutenir la monarchie espagnole, dont la protection avoit été depuis longtemps très onéreuse et très funeste à ceux qui la lui avoient donné, et que, cette monarchie étant composée de plusieurs parties fort éloignées les unes des autres, de difficile accès, où l'Empereur avoit des partisans et oii il pourroit envoyer commodément des forces, ou ses alliés, il étoit moralement hors d'apparence de les soutenir également, étant si fort hors de portée de ses États, et presque impossible que ses ennemis ne trouvassent un foible en quelque endroit, ce qui causeroit infailliblement une longue et coûteuse guerre, dont il faudroit qu'il fit toutes les avances et tous les frais à cause de la foiblesse où étoit l'Espagne.]
[Malgré ces considérations, le Roi se résolut à ne rien relâcher de cette monarchie, et à préférer la guerre à tout accommodement. Ainsi les parties intéressées
1. Il rentra à Versailles le 21 août 1701 : Bangeau, t. VIII, p. 162, 163 et 174.
se disposèrent à tenter la fortune des armes et d'y mettre le tout pour le tout avant que la nouvelle domination d'Espagne fût solidement établie.] Dans cet esprit, on répandit de part et d'autre des manifestes dans toutes les cours, et on tâcha de se procurer des alliances, ou tout au moins des neutralités.
Le roi d'Angleterre et les États-Généraux firent plusieurs traités en Allemagne. Dix mille Anglois débarquèrent en Hollande; et ce prince y dressa ce fameux plan de guerre qui fut suivi après sa mort avec tant d'avantage pour son parti; [il repassa en Angleterre après avoir visité les places et les troupes des États-Généraux.]
Pendant son séjour en Hollande, la nouvelle y vint, aussi bien qu'à Londres, de la mort de Jacques ^^ roi seulement titulaire d'Angleterre, à qui le Roi avoit donné retraite avec une subsistance raisonnable en son château de Saint-Germain-en-Laye. Cet événement fut encore accompagné d'un autre qui acheva de déterminer absolument la nation angloise à la guerre et à fournir libéralement à cette dépense immense que nous lui avons vu faire depuis sans aucun murmure : le Roi, dans l'instant de cette mort, reconnut le prince de Galles, fils du défunt, pour roi d'Angleterre, le salua pour tel et lui donna tous les honneurs de la royauté^. Cette démarche, faite dans un temps où il
1. Il mourut le 16 septembre 1701, étant malade depuis plusieurs mois [Dangeau, t. VIII, p. 194; Sourches, t. VII, p. 118).
2. Louis XIV alla le 13 septembre à Saint-Germain pour annoncer au roi mourant qu'il reconnaîtrait son fils pour roi d'Angleterre, et il l'annonça a toute la cour [Mémoires de Saint-Simon, éd. Boislisle, t. IX, p. 287-288).
sembloit qu'on devoit ménager cette nation, que le roi Guillaume ne gouvernoit pas si aisément depuis la dernière paix, fut assez généralement improuvée, et irrita à un tel point tous les esprits des Anglois, qu'ils se li\Tèrent entièrement au roi Guillaume, et ne gardèrent plus de mesures dans leurs actions, ni de respect dans leurs paroles. Ils accusoient notre Roi, dans les termes les plus irrespectueux, de violer légèrement et de n'avoir aucun égard pour les traités les plus solennels, et disoient que sa gloire et son ambition étoient si véhémentes, qu'il se vouloit mettre en possession de donner des rois aux nations, afin d'opprimer totalement la liberté des peuples, renverser les lois, abolir le protestantisme dans les États où il est établi et parvenir à la monarchie universelle. Je ne sais si le Roi eut envie d'adoucir les esprits, ou de tâcher de sauver les apparences ; quoi qu'il en soit, il écrivit au roi d'Angleterre, qui étoit encore en Hollande, et aux régents de ce royaume en son absence, que, n'ayant pu se dispenser de reconnoître le fils du roi Jacques en qualité de titulaire de ce royaume par droit de succession, cela ne devoit intéresser en rien cette couronne, d'autant qu'il avoit reconnu le roi Guillaume à la dernière paix; qu'il observeroit religieusement ce traité, et ne se mêleroit en rien de ce qui regarderoit l'Angleterre^. Mais ceci, bien loin d'adoucir en quelque façon les esprits agités de cette nation, ne servit qu'à les irriter davantage, [et tellement, que, quand même la querelle pour la succession
1. La Gazette d' Amsterdam, n" lxxvii, donne la nouvelle de cette lettre comme douteuse et sans aucun détail.
d'Espagne n'auroit pas déjà été émue, celle de cette reconnoissance étoit plus que suffisante pour allumer une sanglante guerre.] La première démarche des régents d'Angleterre fut de faire mettre en prison le sieur Poussin, résident de France ^ Ils l'envoyèrent le surlendemain à Douvres, accompagné de deux membres des Communes, qui le firent embarquer et repasser en France . Ils envoyèrent en même temps ordre au comte de Manchester-, leur ambassadeur en cette cour, d'en partir sur-le-champ et de s'en revenir en Angleterre^.
Le roi, y étant de retour, y reçut des adresses de toutes les villes et communautés, du style le plus vif et le plus animé, contre la France, dont la conclusion étoit de faire incessamment la guerre à la France à toute outrance, de prendre sur cela tous les engagements qu'il jugeroit à propos pour venger l'injure qu'elle lui venoit de faire et à toute la nation, et qu'ils lui ofîroient à cet effet tous leurs biens et jusques à la dernière goutte de leur sang.
Il n'est pas difficile de croire que ce prince fut ravi de trouver une pareille disposition dans les esprits de sa nation, et qu'il sut s'en prévaloir utilement par le discours animé qu'il tint au premier Parlement qu'il convoqua. Aussi ce ne fut qu'une acclamation de tous les suffrages, et il en obtint tout ce qu'il voulut.
1. Jean-Baptiste Poussin, d'abord secrétaire à Rome, puis à Londres, fut envoyé en 1702 en Danemark, puis à Hambourg, où il mourut en 1749 à plus de cent ans.
2. Charles Montagu, comte de Manchester, était arrivé à Paris en août 1699; il devint secrétaire d'Etat en 1702, fut créé duc en 1719 et mourut en 1722.
3. Il partit le 2 octobre, sans prendre congé (Dangeau, t. VIII, p. 206).
[Voilà comme cette reconnoissance prématurée du Prétendant acheva de déterminer une nation naturellement en garde, et jalouse de l'autorité de ses rois, à une nouvelle guerre, quoi qu'il lui en pût coûter, et à laisser celui-ci le maître absolu de sa destinée. On verra dans la suite ce qu'il en coûta à la France par une guerre qui lui a été si funeste, et qui, avec la ruine et l'épuisement presque entier de ce beau royaume, lui a fait perdre la réputation que tant de victoires rapides sous ce règne lui avoient acquise. Aussi ce n'étoit plus les mêmes capitaines ni les mêmes ministres. Le Roi, quoique sur son retour, se confia sur sa longue expérience et sur son courage, qui, à la vérité, ne l'abandonna jamais. Le désir peut-être inomodéré d'un bonheur continuel lui en donna trop d'espérance, et il crut apparemment que la même main qui lui avoit donné tant de prospérité nesongeroit pas à l'humilier. Mais il faut briser là-dessus et venir présentement à ce qui se passa en Italie pendant la campagne de l'année 1701 , où la guerre ouvrit cette même année.]
Campagne d'Italie, 170 i. — Les nouvelles étant venues à la cour de France que l'Empereur envoyoit en Italie un corps considérable de troupes sous le commandement du prince Eugène de Savoie, [qui depuis s'est rendu un des plus grands et des plus hardis capitaines de l'Europe,] le Roi y envoya le maréchal de Gatinat avec un corps d'armée supérieur, qu'il fortifia ensuite au fur et à mesure que l'Empereur envoyoit de nouvelles troupes au prince Eugène.
Ce général entra dans l'Italie par le Trentin, après avoir vaincu, par son habileté, des obstacles que l'on
croyoit insurmontables, à travers des défilés de montagnes âpres et stériles, pour arriver dans un pays où il n'y avoit aucunes villes ni places qui tinssent pour l'Empereur, ni aucun moyen apparent de faire subsister une armée nombreuse qu'à force de vigilance et d'industrie. Toutes ces difficultés, que l'on croyoit en France encore plus grandes qu'elles n'étoient, firent qu'on y traitoit quasi cette entreprise de chimère, et qu'on n'y écouta pas le maréchal de Catinat lorsqu'il proposa de faire passer l'Adige à son armée, de la mener à travers le Véronois droit à Trente et d'attendre les Impériaux au débouché des montagnes, après leur longue et pénible marche, dans quelque poste avantageux et bien choisi, pour les empêcher d'en sortir, ou leur livrer un combat, qui, selon les apparences, lui devoit être favorable. Sa proposition ne fut point goûtée ; on ne voulut point commencer la guerre, dans l'espérance que les affaires pourroient s'accommoder. On ménagea à contretemps les Vénitiens, dont on attendoit une exacte neutralité; mais on s'y trompa. Il est vrai qu'ils ne livrèrent aucune de leurs places aux Impériaux ; mais, sous main, ils les aidèrent abondamment pendant tout le cours de cette guerre de ce qui étoit nécessaire à leur subsistance, et de barques pour faire leurs ponts sur les rivières. Ainsi les Impériaux entrèrent paisiblement dans le Véronois, et s'y rafraîchirent pendant que leur général songeoit à s'approvisionner de vivres, de barques et de tout ce qu'il lui falloit pour entrer en action. De son côté, le maréchal de Catinat, au hasard de ce qui pourroit arriver de funeste, exécuta les ordres de la cour de défendre seulement le passage des rivières qui
1701] MÉMOIRES DE SAmT-HILAIRE. 91
couvroient le Alilanois, et de tâcher d'empêcher les Impériaux de pénétrer dans le royaume de Naples, s'ils en a voient le dessein. [Cependant, il connut bien toutes les difficultés presque insurmontables qu'il trouveroit d'empêcher les Impériaux de lui dérober des ponts en quelque endroit, sur de longs cours de rivières dont les rives sont tort couvertes et les pays continus coupés de navilles, de bocaoes, et pleins de chicanes et de bons postes qu'on ne peut attaquer qu'avec désavantage, et par ces raisons l'empécheroient d'en venir aux mains avec les Impériaux, comme la cour le souhaitoit, en cas qu'ils lui surprissent le passage de la première rivière.] Mais il fut obligé d'obéir et de partager son armée en plusieurs campements, depuis le dessus de Vérone, appartenant aux Vénitiens, jusques au Pô, et de faire établir de petits postes en avant dans les lieux les plus convenables, afin d'être averti et s'opposer, en attendant qu'il eût fait rejoindre tous ses quartiers, et qu'il pût se rendre avec eux à l'endroit où les Impériaux se seroient déterminés de passer l'Adige. Mais ils étoient mieux avertis qu'il ne pouvoit l'être : les François n'ont jamais été aimés en Italie; les Impériaux avoient des intelligences et des partisans secrets, qui les informoient exactement de toutes les démarches des François, et les habitants du plat pays leur fournissoient des espions et des guides fidèles et autres secours qui dépendoient d'eux et dont ils pouvoient avoir besoin.
Le prince Eugène de Savoie, ayant reçu toutes ses troupes et son artillerie d'Allemagne, et pourvu à ses vivres et à tout ce qui lui étoit nécessaire, avec une prudence et une activité admirables, commença d'en-
trer en action vers les premiers jours de juillet. Il fit faire des ponts sur le Pô, hors de la portée des François, et y fit passer un corps de troupes, qui se logèrent sur les lisières du Ferrarois, afin de tâcher de donner le change au maréchal de Gatinat, [et jalousie sur le Modénois, dont le duc étoit dans l'alliance de l'Empereur, et ensuite sur la partie du Milanois qui est au-delà de ce fleuve, et, pour parvenir à son dessein véritable, qui étoit de passer l'Adige,] il fit faire plusieurs marches et contremarches à ses troupes au delà de cette rivière, et enfin y vint établir deux ponts [près de Castelbaldo et de Villabuona, et deux autres sur le Tartaro], sans que les François les eussent découverts.
Les Impériaux qui avoient passé dans le Ferrarois vinrent passer le Tartaro sur ces ponts et rejoignirent au delà leur armée principale, qui passoit l'Adige sur les ponts que j'ai déjà désignés. Aussitôt la tête de cette armée, étant suivie du reste, marcha, à travers un pays couvert et coupé, le long de l'Adige, sans être aperçue, et vint à Castagnaro, sur le canal Bianco, où les François avoient un poste et où ils firent peu de résistance, ayant été surpris, et de là à celui de Garpi, qui en étoit proche, et où Saint-Frémond, lieutenant général, s'étoit fortifié le mieux qu'il avoit pu avec cinq ou six mille hommes qu'il commandoit. Il y fut attaqué vivement et mis en désordre, [et il auroit été tout à fait mis en déroute, si toute l'armée impériale, qui avoit marché par des défilés et des chemins difficiles, avoit pu arriver assez à temps, ou bien si le comte de Tessé, avec les troupes du quartier le plus voisin qu'il commandoit, n'étoit accouru assez à temps
pour le dégager et favoriser sa retraite.] Cette première action se passa le U juillet, et coûta cinq à six cents François, quelques bagages et quelques officiers ; les Impériaux en perdirent moins ^
Le prince Eugène se campa contre Carpi, qu'il avoit derrière lui ; et le maréchal de Catinat, ayant levé ses quartiers et rassemblé son armée, s'ébranla pour venir le combattre; mais la situation des Impériaux, quoique inférieurs en nombre, fut jugée si avantageuse, qu'on ne le fit pas et qu'on se réduisit à attendre une conjoncture plus favorable.
Cependant, le prince Eugène envoyoit à la guerre de forts partis, bien guidés, qui battoient toujours ceux des François, souvent plus foibles, ou les escortes de leurs convois, et il manœuvra si bien, qu'il déroba deux ou trois marches au maréchal, et arriva sur le bord du Mincio, qu'il passa sans opposition-. De là il vint à l'Oglio, sans que le général françois pût le joindre ni interrompre sa marche. M. de Catinat passa cette rivière pour barrer l'entrée du Milanois aux Impériaux, qui profitèrent des magasins de vivres qu'il avoit faits dans les pays qu'il avoit été forcé de quitter et qu'il n'avoit pu enlever ni faire détruire en se retirant.
Dès que le Roi eut appris ces mauvaises nouvelles, il envoya hâtivement de nouvelles troupes en Italie
1. Sur ce combat de Carpi du Véronais, qu'il ne faut pas confondre avec le bourg du même nom dans le Modénois, on peut voir la relation officielle publiée dans les Mémoires militaires, t. I, p. 273-277, les Mémoires de Catinat, t. II, p. 439- 441, et V Histoire militaire, t. III, p. 467-471.