En amont de Ruremonde; la place capitula le 2 octobre
2. Philippe-Maximilien, comte de Hornes, devint lieutenant général français en 1704 et mourut en 1709.
3. Charles-Louis (1665-1723). Son frère aîné, Louis-Craton, servait dans les troupes de France.
armée d'observation, se vint poster aux environs de Maëstricht, [après s'être saisi chemin faisant de la petite ville de Maaseijk et du château de Stockheim sur la Meuse*, où il fit jeter des ponts, afin d'ôter au maréchal de Bouftlers toute communication avec les \àlles assiégées.]
Celui-ci, craignant que les ennemis n'assiégeassent la citadelle de Liège, comme il arriva effectivement, vint camper auprès de Tongres, avec son armée, alla visiter cette citadelle menacée, y donna tous les ordres qu'il jugea nécessaires, augmenta la garnison de deux bataillons et s'en revint à son camp de Tongres, où le lord ne le laissa pas fort tranquille. Dès que Ruremonde fut pris, la meilleure partie de l'armée qui en avoit fait le siège vint investir Liège de l'autre côté de la Meuse, et le lord fit passer le Jeker, près de Maëstricht, à sa grande armée, [et marcha le long d'icelui, ayant la Meuse à sa gauche,] droit à la citadelle de Liège, dont il fit commencer le siège, après s'être saisi de la ville sans coup férir, parce qu'elle n'étoit d'aucune défense. Alors le maréchal décampa de Tongres et entra dans les lignes du Brabant, [qu'on appela les hgnes de Wasseiges^,] où il acheva sa malheureuse campagne, [après avoir fait occuper le château de Dinant, qui n'étoit plus guère qu'un poste à contenir environ deux cents hommes.]
[Le lord Marlborough fit mener brusquement le siège de cette citadelle, qui n'étoit pas bonne, quoique revêtue;] mais on crut y avoir suppléé en y mettant
1. Ces deux places sont situées entre Maëstricht et Ruremonde.