‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 2)Chapitre 5 sur 128 · En août · texte numérisé non relu

En août

3. La rédaction de ce passage est donc antérieure à la mort de Fénelon, 7 janvier 1715.

lions des parties, qui y tinrent des députés. Enfin, elle parut cette année, et vingt-trois propositions extraites de ce livre furent condamnées, mais dans un style fort adouci.]

[Dès que Monsieur de Gambray en eut avis, il s'y soumit de bonne grâce, et fut le premier à défendre la lecture de son livre. Pour ce qui est de la dame Guy on, on la sortit d'un couvent où elle avoit été mise par lettre de cachet, et on la transféra à la Bastille, où elle a été plusieurs années. A la fin, elle eut permission d'en sortir pour se retirer dans une maison de campagne, où elle doit être encore dans le temps que j'écris ceci^]

[Après avoir exposé le précis et le motif de cette affaire qui fit tant de bruit, je ne puis m'empêcher de dire à ce sujet que M. l'évêque de Meaux, qui, à proprement parler, en fut le poursuivant, étoit un grand prélat, mais si persuadé de ses forces, que ceux qui le connoissoient particulièrement pensoient qu'il se croyoit suscité de Dieu en nos jours pour s'opposer à tout ce qui avoit la moindre apparence d'erreur et de nouveauté, et que personne ne pouvoit mieux que lui trouver le juste milieu entre les extrémités opposées es matières de religion. Je le veux croire; mais devoit-il profiter de la dépouille de Monsieur de Gambray, s'il ne vouloit passer que pour un véritable zélateur?]

Année 1699, — Au commencement de l'année 1 699, le prince électoral de Bavière, [venu seul du mariage de l'Électeur de ce nom avec une fille de l'Empereur et de la seconde infante d'Espagne 2], mourut à Bruxelles

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