‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 2)Chapitre 53 sur 128 · Tome II, p · texte numérisé non relu

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le port avec les galions et toute la flotte. Il les fit décharger et transporter l'argent à Lugo*, qui est à vingt-cinq lieues dans les terres. Quoiqu'il connût bien ce qui pouvoit arriver, il ne put faire tant de diligence qu'il n'en restât encore une quantité dans quelques galions lorsque le duc d'Ormond se présenta devant Vigo. Ce général trouva peu d'opposition à faire son débarquement, la plage n'étant défendue que par quelques mauvaises batteries de canon et par un méchant fort, qui défendoit l'entrée du port, et qui fut terriblement canonné par les vaisseaux ennemis. Les Anglois, dès qu'ils furent débarqués, s'en emparèrent facilement. [Alors, une escadre de leurs vaisseaux s'avança sur une estacade que M. de Châteaurenault avoit fait faire à la hâte pour fermer l'entrée du port. Les vaisseaux la rompirent facilement par leur propre poids en passant dessus, ou la coupèrent, et entrèrent dans le port.] Aussitôt, M. de Chàteaurenault , qui ne pouvoit plus conserver les siens ni les galions, y fit mettre le feu, en fit échouer quelques-uns; d'autres furent pris et conduits pour trophées en Angleterre et en Hollande^. [Ce fut de

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