Ville de Galice, chef-lieu de district
2. Il y a des récits de l'affaire de Vigo dans le Mercure d'octobre, p. 252-260, dans la Gazette d'Amsterdam, n*^^ xciii et xciv, dans les Mémoires de Sourches, t. VII, p. 398-411, dans la Gazette, p. 496, 551, 605, etc. Nous aurions voulu donner à l'Appendice du présent volume la relation que l'amiral de Chàteaurenault envoya à M. de Pontchartrain, secrétaire d'Etat de la marine; malheureusement elle n'existe plus dans le registre des archives de la Marine où elle devrait se trouver, à côté de la lettre par laquelle Chàteaurenault annonça son arrivée à Vigo et les mesures qu'il prenait pour le débarquement de la flotte. .
cette manière que les Alliés se rendirent maîtres des vaisseaux, des galions et de la ville de Vigo, qu'ils ne purent garder parce qu'elle n'étoit aucunement fortifiée, et il est certain qu'ils n'y firent pas tout le butin dont ils se vantèrent, pour relever le brillant de leur expédition, qui fut toujours une aventure très fâcheuse pour les deux Couronnes.]
Année 1703. — Siège de Traërbach et levée d'icelui par le prince de Hesse. — A peine l'année 1 703 étoit-elle commencée que le prince de Hesse, avec une petite armée, vint assiéger Traërbach, sur la Moselle. La garnison, quoique foible, [sous de Barville, officier d'infanterie S] se défendit vaillamment et donna le temps au maréchal de Tallard d'assembler un corps de troupes des garnisons les plus voisines pour dégager cette place. Il marcha à ce prince, qui ne l'attendit pas et leva le siège ^.
Le maréchal de Villars se rend maître des lignes de la Kijîzig, assiège et prend le fort de Kehl. — Le maréchal de Villars se rendit en Alsace les premiers jours de février, y assembla une armée, passa le Rhin et tomba inopinément sur les retranchements que le prince Louis de Bade avoit fait faire le long de la Kinzig, depuis Hornberg jusqu'au fort de Kehl, [sur le Rhin, à la tête du pont de Strasbourg, qui avoit été démoli en partie, en exécution du dernier traité de paix.] Ces retranchements étoient gardés par peu
1. André-Jules, comte de Barville, était colonel d'infanterie; il deviendra maréchal de camp en 1718.
2. La ville même n'était pas fortifiée; c'est devant le château que les ennemis mirent le siège sans succès dans le courant de février.
de troupes et par un plus grand nombre de milices ou paysans armés, qui ne tinrent point. Leurs munitions et leur canon, posté dans des redoutes, et qu'ils n'eurent pas le temps de retirer, furent pris. Il se rendit maître des passages qui communiquent aux sources du Danube et s'en revint assiéger le fort de Kehl, où il y avoit trois mille Impériaux. La tranchée y fut ouverte le 25 février; le fort se rendit le 9 mars suivant. La garnison fut conduite à Philipsbourg ^ .
Siège et prise de Bonn par les Alliés. — Du côté des Pays-Bas, le duc de Marlborough assiégea Bonn, sur le Bas-Rhin. La tranchée fut ouverte le 3 mai, et la place, qui n'étoit pas bonne, battue par plus de cent pièces de gros canon et cinquante mortiers, fut ouverte en peu de jours. Le marquis d'Alègre la défendoit; mais il n'avoit qu'une foible garnison, dont la plus grande partie étoit des troupes des Électeurs, à qui il ne pouvoit trop se fier. Il leur fit faire quelques sorties avec succès; mais, la place se trouvant ouverte de tous côtés, et n'ayant pas assez de troupes pour soutenir un assaut que les ennemis étoient sur le point de donner, il se vit contraint de la rendre le 1 5 du même mois ; la garnison fut conduite à Luxembourg-.
Campagne de Flandre. — Après cette expédition, l'armée des Alliés se sépara en trois corps; le plus considérable, sous Mylord Marlborough et Owerkerque^, s'en vint passer la Meuse [et camper vers