Henri de Nassau, comte d'Owerkerque, venait d'être
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Heemals] pour faire tête aux maréchaux de Villeroy et de Boufflers, qui avoient assemblé l'armée de France du côté de Tongres [et qui firent mine, pour dégager Bonn, d'en vouloir à un corps de troupes si bien retranché sur le Mont-Saint-Pierre, contre Maëstricht, que ces deux généraux ne firent que faire montre et se retirèrent, sur l'avis qu'ils eurent de la prise de Bonn]. Le second, sous le général Opdam*, alla camper près de Santvliet, sur le grand Escaut, d'où il menaçoit les hgnes d'Anvers, protégées par un petit corps que le marquis de Bedmar^ commandoit; et le troisième, sous le baron de Spaar^, officier général hollandois, marcha vers Hulst [et le Sas-de- Gand, pour s'opposer, à ce qu'il paroissoit, au comte de la Motte, qui commandoit du côté de Bruges un corps de troupes] ; mais leur véritable dessein étoit de faire attaquer les lignes du pays de Waës^, d'un côté par Spaar et de l'autre par Coehorn.
Combat cVEckeren. — L'armée d'Opdam, devant protéger cette attaque, s'approchoit des lignes d'Anvers, qui étoient soutenues par un corps de douze à quinze mille hommes, commandés par le marquis de Bedmar. Le dessein de la grande armée des Alliés
nommé feld-maréchal de l'armée hollandaise; il mourut en 1708 au siège de Lille.
1. Jacques de Wassenaer, seigneur d'Opdam, était maréchal de camp général des troupes de Hollande ; il mourra le 24 mai
2. Isidore-Jean de la Cueva, marquis de Bedmar (1652-1723), était alors gouverneur des armes dans les Pays-Bas espagnols.
3. Il ne faut pas confondre cet officier suédois au service de Hollande avec son parent de même nom qui fit toute sa carrière militaire dans les troupes françaises.