‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 2)Chapitre 65 sur 128 · Il ne mourut de ses blessures que le 17 août · texte numérisé non relu

Il ne mourut de ses blessures que le 17 août

3. Le roi Auguste de Pologne l'avait fait enlever de sa résidence le 10 novembre 1702 et enfermer à Thorn, d'où il ne sortit que le mois suivant pour rentrer en France.

la partie du projet qui regardoit M. de Vendôme.] Ce prince y marcha effectivement malgré les représentations qu'il fit à la cour pour s'en dispenser. Il fit même quelques progrès, [dont je parlerai dans ma relation de la campagne d'Italie ;] mais il arriva deux contretemps très fâcheux qui firent échouer cette entreprise : l'un, la défection de M. de Savoie qui obligea M. de Vendôme de ramener ses troupes en Lombardie, l'autre, que l'Empereur envoya dans le Tyrol le général Geschwind, avec les premières troupes qu'il put ramasser et qu'il fit suivre bientôt par le général Heister^ avec plusieurs régiments. Les habitants du Tyrol prirent les armes, soutenus par des troupes, et se mirent en devoir de fermer les pas-

sages.

Retraite précipitée de l'Électeur du Tyrol. — Sur cela, l'Électeur vida hâtivement cette province et reprit le chemin de ses États avec quelque perte de ses gens et plus de péril qu'il n'étoit venu, et même avec danger pour sa personne. Il ne lui resta de cette conquête que Kufstein-, qu'il perdit bientôt après; et il rejoignit le maréchal de Villars.

L'Électeur fait négocier avec les magistrats d'Augsbourg, qui lui manquait. — Ce prince, [qui avoit connu l'importance de s'assurer d'Augsbourg, et ne l'ayant pu par la force, ni même la conserver quand il y auroit réussi, à cause de la grande quantité de troupes qu'il auroit fallu mettre dedans,] s'étoit contenté de faire négocier avec les magistrats un traité

1. Sigebert, comte Heister (1646-1718), était un vétéran des guerres de Hongrie ; il devint plus tard vice-président du conseil de guerre.

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