‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 2)Chapitre 67 sur 128 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p

en deux corps, et donna l'un au comte de Styrum, pour demeurer dans son même camp, qui étoit excellemment situé, retranché et fortifié, pour n'en point sortir jusqu'à nouvel ordre. Le prince de Bade se mit à la tète de l'autre et joignit avec célérité le comte de la Tour. Il passa de même le Danube, puis l'Iller, se rendit à Augsbourg avec tant de diligence, et déroba si bien sa marche, /:|u'à peine savoit-on qu'il eût tiré de ce côté-là quand il arriva. Cette grande ville lui ouvrit ses portes. Il envoya aussitôt ordre au comte de Styrum de quitter son camp retranché et de diriger sa marche en descendant le long du Danube. 11 avoit ordre de le passer sur un pont qu'il devoit y faire jeter et de se camper de manière qu'il pût ôter à l'Électeur la communication avec Donauwert, par ce moyen, il affameroit l'armée, qui se trouveroit séparée d'une partie de ses troupes, parce qu'elles étoient dispersées depuis cette ville jusques à Ulm pour garder les passages du Danube et favoriser celui des vivres. Voilà la partie du projet du prince Louis dont il avoit commis l'exécution au comte de Styrum ; ce qui avoit jeté l'Électeur et le maréchal dans de cruels embarras.

Dès qu'ils eurent appris que le prince de Bade s'étoit rendu maître d' Augsbourg, ils laissèrent d'Usson, lieutenant général^, dans le camp retranché de Làwingen, avec dix -neuf bataillons et quinze escadrons pour le garder et observer Styrum qui étoit resté dans le camp retranché du prince Louis. Ils passèrent le Danube à Làwingen avec le reste de

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