Stradella est sur la Versa, à trois lieues de Pavie
2. C'est le 3 janvier que Stahrenberg força le poste de Stradella [Gazette, p. 55).
cause du besoin qu'on en avoit en Piémont, et voulant éviter dans cette vue, autant qu'il le pouvoit, une affaire plus considérable. Il eut en cette occasion deux ou trois cents hommes de tués, autant de faits prisonniers, quelques autres qui se dispersèrent et perdirent deux ou trois cents chariots attelés de six bœufs chacun, la plus grande partie chargée de pain. Les François perdirent peu de monde, et aucun de considération*.]
[Continuation de la marche de M. de Stahrenberg ; il est poursuivi par M. de Vendôme. — M. de Stahrenberg, continuant sa marche, arriva à Voghera^ et y trouva en abondance, au moyen du détachement qu'il faisoit marcher devant lui et des intelligences qu'il avoit dans le pays, une quantité de vivres et de rafraîchissements, même des bœufs pour aider à son artillerie, et marcha encore deux jours et demi, pour arriver sur les bords de la Bormida sans trouver aucune opposition.]
[M. de Vendôme, qui le suivoit toujours au plus près qu'il lui étoit possible, en arrivant à Voghera, y apprit que les ennemis avoient passé la Scrivia sur des ponts qu'ils y avoient jetés, et que, s'il alloit passer au même endroit, il s'exposeroit à combattre dans les plaines d'Alexandrie, où la cavalerie de l'Empereur, en bon état et supérieure, auroit bien de l'avantage sur la sienne, qui se trouvoit bien diminuée par les fatigues et la maladie qui étoit parmi les chevaux. Il cessa donc
1. Ce combat eut lieu le 4 janvier; c'est la cavalerie de MM. de Saint-Frémond et d'Irnécourt qui culbuta le convoi ennemi.