Histoire militaire , t. IV, p
2. Histoire militaire, p. 207-209. Il est à remarquer combien le récit de notre auteur se rapproche de celui du marquis de
et s'y mirent à croiser, en attendant quelques autres bâtiments demeurés derrière, qui leur portoient des munitions et des provisions. Le 23, ils firent débarquer quatre mille hommes et forcèrent quelques retranchements défendus par de petits détachements de troupes françoises; ensuite, ils s'approchèrent du bourg et se rendirent maîtres d'une église, puis battirent le fort, y firent brèche et se disposèrent à y donner l'assaut. Dans cette conjoncture, les assiégés tinrent un conseil. On y résolut de faire sauter le château, qui n'étoit pas en état d'être soutenu, et de se retirer dans un réduit avantageux dans les bois, où les habitants avoient coutume de se sauver avec leurs meilleurs effets quand il survenoit des alarmes, et qui étoit défendu par de bonnes batteries de canon, joint à cela que la garde en étoit aussi facile que les abords en étoient pénibles. De plus, il y avoit encore dans l'île des passages de rivières et des défilés bien gardés. Il leur arriva aussi de la Martinique un secours de huit cents hommes^, qui n'empêcha pas les Anglois de faire plusieurs tentatives sur le fort, dont aucune ne réussit et qui leur firent perdre du monde. Au pardessus, la maladie se mit dans leurs équipages, et, jugeant qu'ils pourroient bien manquer de vivres s'ils demeuroient plus longtemps et s'opiniàtroient davantage, ils prirent le parti de se retirer- et de se rembarquer, après avoir perdu le colonel Hamilton et sept à huit cents hommes.
Quincy, quoiqu'il n'adopte pas le même ordre pour le récit de ces divers événements maritimes de l'année 1703; nous avons déjà eu occasion de noter cette ressemblance.