Douay fut investi le 1^' août par Albergotti
usé d'un peu plus de prévoyance, ces troupes n'y seroient pas entrées; mais on ne le fit pas.
Le maréchal de Villars fait ouvrir la tranchée devant Donay et le prend, et en même temps le fort de Scarpe. Pendant ce siège, la trêve avec les Anglois est encore renouvelée pour quatre mois. — Le maréchal, ayant fait toutes ses dispositions pour le siège, y fit ouvrir la tranchée et en même temps au fort de Scarpe, afin d'ôter aux ennemis toute facilité d'introduire par ce fort du secours dans la ville. Il disposa son arniée le long de la Scarpe et fortifia si bien les passages, que les ennemis qui se présentèrent ne purent rien tenter sur lui pour secourir la place et furent obligés, malgré les grands préparatifs qu'ils avoient faits pour y réussir, d'abandonner leur dessein et d'aller camper à Seclin, d'où ils couvroient Lille, après avoir mis le feu à leurs claies, fascines et gabions, dont ils avoient fait une très grande provision. Le fort de Scarpe fut bientôt réduit; il n'y avoit que trois cents hommes, qui furent faits prisonniers de guerre*.
Quant à la ville de Douay, Hompesch la défendit autant bien qu'il le put, avec une garnison médiocre, par rapport à la contenue de la ville et à la quantité des grands ouvrages extérieurs qu'ils y avoient ajoutés, depuis qu'ils en étoient en possession. La garnison fut faite prisonnière de guerre; [le maréchal n'en voulut rien rabattre; ceci se passa le 8 septembre^.]